Les Bodin’s : Bienvenue à la capitale à l’Olympia le 21 septembre 2008
Par Arnaud • 23 sept, 2008 • Catégorie: Café-théâtre, Plebber
Matinée du dimanche pour cette première du duo comique berrichon à l’Olympia. La salle est bien garnie, de nombreux bus à l’extérieur témoignent « d’un public de région » spécialement venu à la capitale assister à la consécration de « leurs » comiques. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où Claudine, lasse de la vie à la campagne et surtout de la cohabitation étouffante avec sa terrible belle-mère, décide d’entrainer son mari Christian à Paris pour une nouvelle vie…Maria, se sentant trahie, se fâche à mort avec son unique fils… Cinq années ont passé lorsque Christian décide de renouer avec sa mère par le biais d’une émission télévisée : “Y’a qu’la vérité qui peut pas plaire à tout le monde”. Maria ouvrira-t-elle le rideau ?…»
Mon avis : passons sur la première partie, assurée par les Bonimenteurs, vague mise en bouche de cabaret et d’improvisation théâtrale (on est assez loin du talent d’un Jean Pierre Tailhade). Berrichon d’origine, j’ai souvent entendu parler des Bodin’s. Ayant apprécié la vidéo de leur précédent spectacle, c’est avec un a priori plutôt positif que j’entre « en live » dans leur dernier opus.

Nous délaissons les rayons du soleil automnal qui s’attarde pour nous faufiler dans la Manufacture des Abbesses, jeune salle où Fourcade ferait presque figure de vieillard. Mais le soleil doit avoir plus farouches adeptes : après extinction des feux et autres portables, la salle n’est remplie qu’au tiers. “Un homme, que sa femme a quitté, a décidé de regarder le temps passer. C’est une activité de chaque instant, exclusive, car dès qu’on se divertit, on ne voit plus le temps passer ! De cette longue observation, il tire une théorie révolutionnaire sur le temps, son origine, sa fonction, sa matière, sa couleur, ses intentions. Toutes ces affirmations sont étayées par la logique implacable des jeux de mots. Mais emporté par son discours, il se confronte à son propre passé qui lui livrera peu à peu ses secrets…”
Au revoir tristesse. En ce samedi soir, la « nuit parisienne » s’invite plus tôt dans la soirée. Dans ce quartier de la Chapelle, en pleine mutation d’un modernisme forcé, se retrouve un trio d’afficionados dans cette salle agréable, fraîche, et accueillante. Bien assis, mais pas très nombreux, c’est parti pour 1h30 de chansons équivoques…
Devant une salle à moitié pleine seulement, ce qui ajoute au caractère intime du petit théâtre, Jean-Jacques Vanier entre sur scène, en musique et d’un pas de danse malhabile et laborieux. Et nous voici partis pour un envol d’humour plein d’absurdité et de finesse.“Etre ou ne pas être adapté. Comment se sortir de sa condition de pingouin quand on aime la danse moderne ? De Gaulle et Einsenhower se partageaient-ils la photocopieuse avant et après le débarquement ? A quel âge peut-on démazouter des mouettes ? Les papillons nous comprennent-ils mieux avec du mime ?
Heureuse rencontre à la faveur de “Lire en fête” : deux jeunes filles pleines d’entrain nous emmènent faire un tour dans Paris, avec en guise de guide touristique un recueil poétique aux textes montés avec malice. Le tout assaisonné d’accords de guitare sur lesquels pousser la chansonnette. Une balade échevelée qui a le seul tort d’être trop brève.
Petite salle du 11°, encaissée entre 2 passages. La programmation, comme son nom l’indique, est tournée résolument comédie. Cette année, la marraine est
4° spectacle de l’humoriste, chroniqueur télé (entre autre) sur les radios de France Inter et OUï FM, il sera en représentations exceptionnnelles au Point Virgule fin juin, après celle de mai, avec son spectacle “Didier Porte aime les gens“