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Del Toro: El señor fantastico

Par Tontonmito • 14 jan, 2008 • Catégorie: Cinéma, La plèbe d'en bas

“Quand on a l’intuition qu’il y a quelque chose de présent, mais hors d’atteinte, hors du monde physique, l’art et la religion sont les seuls moyens d’y accéder”.

Guillermo Del Toro

Le festival du film fantastique de Gérardmer va bientôt ouvrir ses portes, et cette année Fantastic’arts rend hommage au film de genre espagnol. En préambule au festival (que nous allons couvrir comme tous les ans), revenons sur la carrière de l’un des metteurs en scène des plus intéressants de ces 10 dernières années.

 

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Guillermo del Toro
Réalisateur, producteur et scénariste mexicain

Né à Guadalajara, Mexique

Le 9 octobre 1964.

Dès son plus jeune âge, il manifeste une attirance singulière pour le cinéma, et plus particulièrement pour le genre fantastique et les films d’horreur gothiques. Il commence alors à réaliser ses propres courts-métrages à 8 ans, à l’aide d’une caméra Super 8, tout en suivant sa scolarité dans un institut jésuite pour garçons et en nourrissant le rêve de devenir un jour metteur en scène.

Réalisateur d’effets spéciaux, tâche qu’il a accomplie pendant dix ans pour des productions mexicaines via sa société Necropia. Cinéphile confirmé, il écrit des articles pour des publications comme le Village voice, ainsi qu’un ouvrage sur Alfred Hitchcock.

C’est en 1992, après avoir longtemps oeuvré pour la télévision mexicaine, que Del Toro parvient enfin à réunir le budget nécessaire à la réalisation de son premier long-métrage, Cronos. Relecture moderne du vampirisme, Cronos est immédiatement acclamé par la critique à travers le monde et remporte de nombreux prix dans différents festivals, notamment le prix de la critique à Cannes et l’équivalent du César du meilleur film au Mexique. Déjà, Cronos se démarque du reste de la production et impose le style unique de son auteur, tant au niveau de la narration que de la mise en scène.

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Il développe un univers singulier, peuplé de signes religieux, d’anges et de démons, et le met en scène de l’autre côté de la frontière en signant Mimic aux Etats-Unis, avec Mira Sorvino. Pour Guillermo Del Toro, Mimic est une mauvaise expérience qui lui permet néanmoins d’apprendre de ses erreurs. Il rentre au Mexique pour fonder sa propre société de production, « Tequila Gang », de manière à avoir désormais un meilleur contrôle sur ses films.

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Suit L’Echine du diable, film tourné en Espagne et produit par Pedro Almadovar. Sous couvert d’un film de fantôme, il signe une oeuvre profondément humaine sur des enfants confrontés à un climat de guerre. À l’instar de Cronos, L’Échine du Diable remporte lui aussi de nombreux prix, dont ceux du jury et de la critique internationale au festival Fantastic’Arts de Gérardmer en 2002.

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Il revient au Etats-Unis pour un film de commande Blade 2, avec Wesley Snipes en chasseur de vampires dans un univers, comme à son habitude, toujours sombre et souvent souterrain, le meilleur de la franchise (qui comporte 3 films). Blade 2 s’impose immédiatement comme un énorme succès au box office. Un succès qui lui permet d’enchaîner directement avec une autre adaptation de comics, cette fois-ci plus personnelle, celle d’Hellboy de Mike Mignola, qu’il tente désespérément de monter depuis sept ans.

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S’il ne concourt pas encore aux Oscars à l’image de ses compatriotes Alfonso Cuarón et Alejandro González Iñárritu, Guillermo del Toro n’en demeure pas moins un des représentants de la nouvelle vague mexicaine livrant coup sur coup des petits bijoux filmiques nous provenant de son univers fantastique bien à lui. Son dernier opus, Le Labyrinthe de Pan, sélectionné en compétition a Cannes en 2006, témoigne une fois de plus du talent de l’auteur et de ses choix, lui qui a décidé d’évoluer entre Hollywood et sa langue natale, alternant blockbusters modestes et petits films espagnols.

Oeuvre totalement originale qu’il mûrit depuis plus de 20 ans, Le Labyrinthe de Pan est également son film le plus personnel, le plus abouti, le plus émotionnellement chargé et le plus grand public, à ce jour. Une oeuvre complexe et rare dans le panorama cinématographique actuel.

labyrinthe de pan

Actuellement en tournage du 2éme opus Hellboy, sortie prévu en 2008, Guillermo Del Toro est aujourd’hui très sollicité. Au dernière nouvelle il devrait réaliser l’adaptation de At the moutain of madness (Les Montagnes hallucinées) de Lovecraft. Porter à l’écran ce roman est une passion de longue date pour Del Toro, mais il n’avait encore jamais trouvé de studio pour le faire. C’est maintenant chose faite, les studios Universal Pictures lui ont donné le feu vert.

On parle également de lui pour mettre en scène «Bilbo le Hobbit » de JRR Tolkien, ainsi qu’une nouvelle version du Tarzan de Edgar Rice Burroughs sur lequel il planche depuis plusieurs années. Il serait également intéressé par la réalisation du dernier opus de Harry Potter « Harry Potter et les reliques de la mort » alors qu’il avait refusé de réaliser a l’époque Harry Potter et le prisonnier d’Askaban pour se consacré exclusivement à L’échine du diable.

A ne pas en douter, le bonhomme n’est pas près de se trouver au chômage.

Pour terminer et afin de revenir à l’actualité du moment, le 15éme festival de Géradmer, qui va débuter le 23 janvier, projettera deux de ses plus grands films L’échine du diable et Le labyrinthe de Pan, ainsi que sa dernière production qui sera d’ailleurs en compétition, le très attendu L’orphelinat qui représentera l’Espagne dans la course au Oscar 2008.

labyrinthe de pan 2

Tontonmito (tonton oui, mito peut-être).

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Tontonmito est Acolyte de Gio, il est passionné du cinéma fantastique. Il participe aux comptes-rendus des journées du festival de Gérardmer, fantastic’Art. Vous le retrouverez même sur certaines photos du festival.
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