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Fantastic’art 2008 jour 1

Par Gio879 • 25 jan, 2008 • Catégorie: Cinéma, La plèbe d'en bas

vignette.thumbnail.jpg15ème édition pour le festival du film fantastique de Gérardmer. L’ouverture a eu lieu la veille au soir sur invitation ; on débutera donc comme à l’accoutumée notre marathon le jeudi en début d’après-midi, sous un soleil radieux (rien de tel pour s’enfermer dans les salles obscures !). Généralement, le jeudi est la journée la moins fréquentée de la semaine ; on y retrouve systématiquement les vrais festivaliers qui se libèrent de tout autre engagement pour vivre l’événement à sa juste valeur.

Trêve de bavardage, nous abordons la salle du casino pour le premier long métrage de la journée.

EPITAPH (GI-DAM)

Réalisateurs: Jung Bum-Sik & Jung Sik Corée du sud

Synopsis : En 1979, le Dr. Park reçoit un vieil album de photographies des années 40. Ses parents l’obligèrent alors à se marier à une jeune fille qu’il ne connaissait pas, mais il tomba amoureux d’un cadavre qui s’avéra être celui de sa promise. Au même moment, une petite fille victime d’un accident de voiture mortel, arrive à l’hôpital sans aucune blessure et est toutes les nuits hantée par des fantômes…

Notre avis : Quelle embrouille ! J’ai bien eu du mal à m’y retrouver dans les flash-backs qui détiennent eux-mêmes d’autres flash-backs. De plus, les fantômes asiatiques, ça devient assez barbant et ce n’est pas ce film qui respire la nouveauté. Tontonmito, de son côté, a tout de même trouvé un aspect intéressant : il a donc su trouvé les clés des énigmes trop nombreuses mais s’étalant trop dans la longueurs, cela plombe le film.

Le temps presse. Le prochain film est diffusé dans 10mn à l’espace lac.

 

TEETH

Réalisateur: Mitchell Lichtenstein USA

Synopsis : Dawn est une adolescente qui essaie tant bien que mal de contenir sa sexualité naissante en étant une des membres les plus actives du club de chasteté de son lycée. Etrangère à son propre corps, la prude Dawn découvre que son vagin a la particularité d’avoir des dents…

Notre avis : C’est sous les applaudissements que se termine la projection, et entre nous, c’est mérité. A partir d’une histoire pas facile à traiter, le chaos a été évité, fort heureusement : pétillant, frais, et comique. Tonton me rappelle fort justement que ce film a été primé à Sundance (festival du cinéma indépendant). Film drôle, inventif, original, étonnant et bourré de bonnes idées ; superbement interprété par l’actrice principale (elle a eu le prix à Sundance), ce n’est pas tombé dans le trash comme on aurait pu le craindre ; film génial, tels sont les mots de Tonton.

 

Le temps de voter et on se remet aussitôt dans la file, en n’oubliant pas de s’abreuver au passage d’un bon vin chaud et de quelques clichés du lac by night par la même occasion.

On pénètre dans la salle abandonnée 1h20 plus tôt pour assister à la présentation, par son réalisateur, du:

Download Présentation du roi de la montagne

 

 

LE ROI DE LA MONTAGNE

Réalisateur: Gonzalo López-Gallego Espagne/Mexique

Synopsis : Quim roule dans une région isolée en suivant une route sinueuse et se perd. En essayant de se repérer, il est soudain la cible de tirs en provenance de la montagne. Alors qu’il tente d’échapper aux projectiles, il rencontre une jeune femme qui semble perdue et vit apparemment le même cauchemar que lui. Méfiants l’un envers l’autre, ils décident néanmoins d’unir leurs forces pour quitter cette forêt hostile, glaciale, et semer leurs poursuivants…

Applaudissements (c’est toujours bon signe)

Notre avis : Malgré tout, je n’ai pas trop adhéré au film. Non pas qu’il soit mal fait, bien au contraire, mais je ne le trouve pas assez fantastique. Le genre « survival » ne s’adapte pas au cadre du festival. Mais je le précise, ce film est bourré d’atouts, notamment la bande-son, on a réellement l’impression que les balles sifflent tout autour de nous. Tontomito, à l’inverse de ma sentence, trouve le film d’excellente facture et bien dans le cadre du festival : l’ambiance de la chasse à l’homme qui laisse peu de chance à la proie l’a donc séduit…

Le temps de refaire la boucle, et on se retrouve à la même place pour un film qui fait parler de lui. La dernière production Besson ne déroge pas à la règle : un bonne médiatisation du produit et lorsqu’on lit l’affiche « Ce film accumule des scènes de boucherie particulièrement réalistes et éprouvantes », arnaque ou réalité ? Quelques lignes plus bas tout est dit.

L’équipe du tournage a l’amabilité de nous présenter son rejeton dans une ambiance de folie : Samuel Le Bihan, en tête, s’en donne à coeur joie

FRONTIERE(S)

Réalisateur : Xavier Gens France

Synopsis : Alors que l’extrême droite est sur le point d’arriver au pouvoir, de jeunes banlieusards commettent un braquage. Poursuivis par des flics hargneux, les membres de la bande dépassent la « frontière » de leur propre violence. Ils s’enfuient en voiture et débarquent dans une auberge perdue en pleine forêt…

Mon avis : La vache ! L’affiche disait vrai : j’ai rarement vu une telle débauche de violence, bien au-dessus des productions américaines. La bonne claque dans la figure de la journée, et ce n’est pas peu dire. Les scènes gore : rien n’est caché et ça gicle !!! Un sujet électrique aussi, qui ajoute une touche extrême (comme s’il n’y en avait pas assez) : on parle ici d’extrême droite. Les acteurs aussi se défoncent bien, notamment Estelle Lefebure, que j’ai trouvée remarquable, le père Nazillon lui aussi dans son rôle et enfin l’actrice principale, qui, vu tout ce qu’elle prend, est loin de démériter aussi.

Toujours fidèle à lui-même, mon ami n’adhère pas tout à fait au même raisonnement, surtout celui du jeu des acteurs, qu’il trouve trop exagéré d’une manière générale. Côté violence, rien à redire, on a payé, on est livré ! Mais un peu trop bourrin à son goût.

Mais ce n’est pas fini, car revoilà l’équipe du film sur scène, enthousiasmée par l’accueil du public. Elle nous demande de lui poser des questions sur le film et de partager les avis, y compris les plus mauvais. Certains prétendent que le film est inspiré de Sheitan, diffusé 2 ans plus tôt dans cette même salle. Le reste ne fut qu’encouragements et félicitations pour cette bouffée d’air frais sur le cinéma français, qui, il faut bien dire, dénigre copieusement le genre depuis de nombreuses années.

Pour la comparaison avec Sheitan, elle ne tient qu’au début du film, et à vrai dire 20 mn au plus, Sheitan terminant plus dans le délire (ou la folie), car ici ça gicle en tout point. De la bouche de Gens, le scénario de Frontière(s), a été écrit avant Sheitan, c’est à dire en 2002. Ensuite, il ne nie absolument pas que Massacre à la tronçonneuse a fortement influencé le film : il faut bien avoir quelques repères.

En tout cas, au regard des précédentes années avant Haute tension, le cinéma français de ce genre est totalement absent (à part les films de société et les comédies que sait-on faire d’autre ?). Les producteurs ne trouvant pas ce genre assez porteur. C’est quand même bien grâce à des individus comme Gens et Aja, que le style peut renaître en France, ou alors on n’a rien compris, et je me contenterai, ainsi, de ne regarder que des Jean Rollin ou encore Baby blood …

C’est ainsi que se termine cette première journée à Fantastic’art 2008.

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