Le prodige Valentino Rossi
Par Intervenant • 4 jan, 2006 • Catégorie: Divers, La plèbe d'en bas •
Quiconque s’intéresse de près ou de loin au monde de la moto ne peut ignorer le nom de Valentino Rossi.
Magicien des circuits, Valentino Rossi s’est bâti en moins d’une dizaine d’années un palmarès éblouissant, son taux de réussite dépassant largement celui qu’avaient pu se forger avant lui les plus grands champions du sport motocycliste.
Né le 16 février 1979 en Italie, Valentino Rossi a grandi dans le monde de la moto, puisque son père était lui-même pilote de Grand prix.
Valentino Rossi évolue dans le milieu des compétitions de moto jusqu’à son entrée, en 1996, dans le milieu relativement fermé des Grands prix de vitesse. C’est alors qu’on va le découvrir sous le numéro 46 (numéro hérité de son père)…
Faisant fi des recommandations de son écurie, Valentino Rossi préfère chuter plutôt que finir dernier. Il prend des risques insensés pour atteindre ses limites et les repousser toujours plus. De chutes en chutes, Valentino apprend, enregistre et progresse tout au long de sa première saison. Il atteint son but en montant sur la première marche du podium, et désormais l’homme est lancé : « Une année pour apprendre, une année pour gagner ».
Précisons qu’il existe trois catégories pour concourir au championnat du monde de vitesse : les motos de 125 cm cube, les 250 et les 500, ces dernières étant remplacées depuis 2002 par les motos GP (la catégorie « reine », environ 1000 cm cube). Chaque saison compte environ 16 Grands prix.
À ce jour, Valentino Rossi a accumulé 7 titres de champion du monde !
1997 champion du monde 125 11 victoires sur Aprilia
1999 champion du monde 250 9 victoires sur Aprilia
2001 champion du monde 500 11 victoires sur Honda
2002 champion du monde moto GP 11 victoires sur Honda
2003 champion du monde moto GP 9 victoires sur Honda
2004 champion du monde moto GP 9 victoires sur Yamaha
2005 champion du monde moto GP 11 victoires sur Yamaha
En 2003, alors que Valentino Rossi est en route pour un nouveau titre, la presse ne le soutient pas et affirme que, s’il gagne, c’est parce qu’il dispose de la moto la plus puissante du plateau. Qu’à cela ne tienne, Valentino Rossi veut montrer à tous que le pilote est plus important que la machine et que son talent est bien réel. Il décide alors de quitter Honda pour la prochaine saison et d’entrer dans une écurie concurrente, celle de Yamaha, qui n’a pas gagné de titres en Grand prix depuis de nombreuses années.
Le pari est insensé, le pilote Alex Barros qui travaille alors pour cette écurie explique qu’« il faudrait 10 ans à Yamaha pour se hisser au niveau de Honda ». Valentino Rossi va perdre, ses adversaires se réjouissent …
2004, pour la première course de la saison, l’attention est portée sur Valentino Rossi et sur le résultat qu’il va parvenir à faire ; on sait qu’aux essais, le pilote a su se débrouiller convenablement.
Départ de la course, les premières chutes surgissent, Valentino est toujours sur ses roues. Après 45 minutes d’efforts insoutenables, et à la surprise de tous, il franchit la ligne d’arrivée le premier !
C’est la consécration, il fait l’unanimité, plus personne ne peut douter de lui.
Le numéro un actuel de la moto est un homme jeune, célibataire, qui aime s’amuser, fréquente peu les gymnases, arrive sur les circuits cinq minutes avant le début des essais et qui néglige les engagements de ses sponsors pour aller faire la fête avec ses amis. Tout le contraire de ce que l’on peut considérer aujourd’hui comme le professionnalisme exigé par le sport de haut niveau. Mais Valentino Rossi est ainsi : spontané et authentique. Il vit en permanence comme à l’heure d’une récréation. Pour exemple, chaque fin de grand prix laisse au public le plaisir d’assister à des mises en scène dans lesquelles le champion se transforme en clown pour rire de lui et de ses concurrents.
Pour ce garçon, qui s’est fait appeler successivement « Rossifumi », puis « Valentinik », avant de devenir « le Docteur » (« Il Dottore »), le plus important est sa vie et ce qu’il en fait. C’est ce qui explique son naturel et sa fraîcheur, en comparaison surtout avec d’autres pilotes qui semblent prendre les choses trop au sérieux. C’est sans doute la raison pour laquelle son fan-club et la « Rossimania » attirent tant d’adeptes à travers le monde.
Il pilote pour le plaisir, ses grands prix préférés sont d’ailleurs ceux où il part du fond de la grille pour arriver le premier. Mais Valentino Rossi nous réserve encore bien des surprises. On parle aujourd’hui d’une entrée de Valentino en F1, la Scuderia Ferrari lui ayant déjà fait faire des essais. Ce serait alors un nouveau challenge pour le talentueux Italien, mais il faudra sans doute attendre encore un peu avant de le voir faire le grand saut vers l’inconnu.
Référence bibliographique incontournable pour les adeptes : Valentino Rossi, de la piste aux étoiles , Michel Turco et Dino Diméo, édition Larivière pour Moto revue, 2005.
Intervenant est Ce profil est celui des contributeurs d'un jour, d'une occasion ou l'expression de points de vue "extérieurs" à la plèbe.
Email à cet auteur | Tous les Articles par Intervenant | Cet auteur a posté 10
articles


désolé de casser cette image pure et grandiose que tu as (ainsi que beaucoup de monde) de Rossi … en fait ce qu’on doit d’abord dire c’est qu’effectivement il atteint une popularité qu’aucun de ses prédécesseurs n’ont pu approcher … mais tout ça à un revers, un retour de baton … d’une part l’image que tu te fais de Rossi est assez simpliste, pas forcément fausse mais simpliste …
“palmarès éblouissant, son taux de réussite dépassant largement celui qu’avaient pu se forger avant lui les plus grands champions du sport motocycliste.” ben non, regarder les statistiques d’Agostini ou de Hailwood … par exemple, Rossi n’a pas égaler le double titre (500-250) de Spencer en 1985 … et Lawson avait avant lui changé de constructeur moto tout en conservant son titre de champion du monde 500 (1988-1989) (Biaggi l’a aussi fait en 250). voilà pour l’aspect sportif … mais c vrai que Rossi reste un très grand champion …
pour l’aspect spontané et authentique ?! jusqu’à ses premières saisons en 500 oui je suis d’accord … ensuite, avec la starisation est venue la grosse tête, un valentino inatteignable (un des seuls a ne jamais venir à la rencontre pilotes-public au GP de France par exp), un vale qui use et abuse de déstabilisation psychologique sur ses adversaires (Biaggi et Gibernau, le coupable n’était pas celui qu’on croit), un rossi qui refuse de reconnaître cette année que Stoner est le plus fort et incrimine les pneus … récemment, des fans ont tagué son motorhome vexés de s’être vu refusé des autographes !!!
et pour finir, c’est sans doute le pire, Rossi n’est pas un ange, une personne si honnête et spontanée que ça (http://www.rmcsport.fr/moto_article_rossi_rattrape_par_le_fisc_18047.html) …