Aeral Fest-Platten au Rex Club, le 21 octobre 2006
Par Julien • 22 oct, 2006 • Catégorie: Plebber, Soirées •Après un mois de septembre à la programmation riche et attractive, place à un mois d’octobre sous le signe de la découverte. Un vent de fraîcheur s’abat sur la capitale et d’un souffle automnal vient balayer les prestations parfois un peu trop promotionnelles de nos chères têtes d’affiche qui, malgré tout le talent qu’on leur reconnaît, confondent un peu trop fréquemment prestation scènique et tournée des popottes. C’est dans cet esprit de curiosité que mes oreilles m’ont conduit sous les 70 hauts parleurs les plus en vogues de Paris.
Mon avis : Arrivée, 1h du matin. Un étrange sentiment que les festivités avaient commencé sans moi. En effet, une salle déjà bien remplie, une clientèle éméchée, des bousculades, des verres tombent, se brisent et s’éparpillent, des barmaides au taquet…..mais… rassurez-moi, c’est pas vendredi d’habitude les soirées « Automatik » ? …bref…
Un set Dj sympathique, une playliste electro tech house avec pour finir quelques tubes dance.
Pas d’une originalité frappante mais bien efficace tout de même.
Entrée des représentants du Label « Aeral » pour une session électro minimale de trois lives consécutifs.
Metope ouvre le bal par un morceau pur minimal, patissant de mauvais réglages son, une grosse caisse molle et sourde, et pratiquement pas de mediums bas, peu d’émulation somatique en somme.
Dans l’ensemble, un mix un peu trop décousu, des transitions très franches, et lorsqu’au dernier tiers de sa prestation arrivent de très bonnes idées, des arpèges envolées des claviers harmonieux … rien … les basses se font attendre au lieu de venir conforter les mélodies déjà péniblement mises en place, la structure des compositions est bien souvent tronquée ; quel dommage. On devine toutefois un artiste certainement plus à l’aise en studio que sur scène.
Le relais est ensuite assuré par Ada. Décidément, lorsqu’une femme prend le contrôle des manettes, c’est souvent avec soin, application et science de la structure. Et celle-ci ne dérogeait pas à la règle, loin s’en faut. Car comme le dit Aragon, la femme est l’avenir de la minimale. De superbes nappes, des mélodies planantes, des compositions travaillées, des kits drum pertinents et recherchés. (Glop, glop). Les morceaux se suivent mais ne lassent pas. Un vrai plaisir à écouter les yeux fermés. Voilà ce que j’appelle de la « Rainbow minimale ».
Hélas, il est 4H30 et je ne dois pas manquer le jour du seigneur. Je quitte donc les lieux, la chemise froissée et les tympans rassurés.
La minimale a encore de beaux jours devant elle.
Julien est Julien a rejoint l'équipe de la plèbe en cours de route. Le "monsieur soirée électro parisienne", il anime également les émissions "Electro Time"
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