La plèbe

Le site de la plèbe

LE JOUR D’APRES - Bastard Club au Triptyque le 20 janvier 2007

Par Julien • 25 jan, 2007 • Catégorie: Clubbing, Plebber

Vous voulez de l’underground, du lino qui colle, un stromboscope épilépsogène ? Vous aimez ça les consos pas chères, la plongée en public trouble à mi-chemin entre le bobo et le free teufer …… les éthylotests antropomorphiques vacillants ? En un mot comme en mille, vous êtes en mal d’authentique ? Et bien nul doute que le Triptyque est fait pour vous !

Mon avis : Je sais, ça sonne un peu “Nouvelles frontières”, mais croyez-moi, rares sont les soirées trigones auxquelles je me suis ennuyé … la programmation y est variée et de qualité, le public ne parade pas. Même lors des soirées gratuites de cet été 2006, rares étaient celles qui y dérogaient …

Après une file d’attente assez révélatrice du succès de cette nouvelle édition des “Nuits Libres” … descente tout en ambiance et en lumière du fameux escalier aux flyers…

Arrivée : au début du set des duetistes Speaker Junk et Herve pour un live tech house très entraînant…

Des créations dans la plus pure tradition des warm up d’Ibiza. Des gimmicks connus et accrocheurs sur rythmes dansants, des batteries efficaces et un mix des pistes relativement propre. La salle était conquise ;  comment ne pas l’être, si ce n’est en tendant un peu l’oreille peut-être … en effet, on regrettera quand même une facilité omniprésente et parfois navrante des compositions. Bon, là on va mettre une basse à la “Benassi”, ici le sample d’une reprise (même pas de l’original !) du morceau “Touch it” des Daft Punk, par là l’intro la plus célèbre des “JB’S” et pour que le tout tienne au corps, on va structurer ça à la sauce “Royal Gigolo” … Donc oui, c’était efficace et dansant, je ne reviendrai pas là-dessus, mais quand même … 2 ordinateurs portables et un contrôleur pour ça … faudrait pas pousser mémé. C’est dommage, car vraiment, l’ambiance était au rendez-vous et nul doute que ces deux-là y étaient pour quelque chose, mais si c’est pour entendre des plagiats de “AV8″ (Armand Van Helden), j’ai une radio à la maison. Décidément, Kitsuné n’a pas choisi l’originalité et l’avant-garde comme cheval de bataille … quant à ses fers de lances, je les trouve un peu émoussés.

Transition oblige, c’est autour de Housemeister de prendre la relève, faisant l’effort d’un titre pertinent puisque collant parfaitement à l’atmosphère musicale mise en place par Speaker junk et Herve. Un mix précis, propre, à tendance minimale.

On sent qu’il reprend progressivement les rennes de la soirée et, bien qu’un rodage assez long lui ait été nécessaire, donne à son public matière à s’évader un peu. Un Housemeister de croisière ce soir-là, car rien de transcendant, mais tout de même une belle prestation …

Quant à moi, j’ai garé ma patinette en double file … et puis les soirées qui prennent un tournant intéressant seulement à 3H30, j’ai déjà donné …

Mais quand même (et sans ironie je précise), quel plaisir de renouer avec le Triptyque !

Marqué comme: ,

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (pas encore de votes)
Loading ... Loading ...
avis des lecteurs

Julien est Julien a rejoint l'équipe de la plèbe en cours de route. Le "monsieur soirée électro parisienne", il anime également les émissions "Electro Time"
Email à cet auteur | Tous les Articles par Julien | Cet auteur a posté 9 articles

Laisser un Commentaire

« L’idée fixe de Paul Valéry au théâtre Edouard VII | Accueil | L’éventail de Lady Windermere aux Bouffes Parisiens jusqu’au 25 février 2007 »