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Playlist Nouvelle Musique : quand le classique croise le jazz, la world, la musique de film, l’ambient… par Arnaud

Par Arnaud • 4 sept, 2008 • Catégorie: Radio

 

Il y avait quelques temps que je pensais à une playlist de la sorte : la nouvelle musique. Elle englobe tout ce qui fait de contemporain dans la création musicale peu ou prou inspirée du classique, par ses instruments, ses arrangements, ses harmonies… et c’est pourquoi ce terme comprend aussi bien le néo classique que la musique minimaliste qui tendent à des mouvements musicaux à part entière.

Cette désignation n’est que purement formelle pour faciliter le classement par étiquette musicale, très français. Alors partons à la découverte, très subjective, partielle et partiale, de quelques titres de ces 12 dernières années de Armand Amar, Ludovico Einaudi, Ketil Bjornstad, Jean-Philippe Goude, John Dowland (revisité par Potter et Surman), Ryuichi Sakamoto et Clara Rockmore (pour la série Summertime).

Armand Amar :

- Ouverture (film “La jeune fille et les loups” 2008)

- Naté (film “Va vis et deviens” 2005)

Armand Amar est un compositeur né en 1953 à Jérusalem, en Israël, et vit à Paris. Il passe son enfance au Maroc, et se retrouve donc très tôt confronté à plusieurs cultures, entre l’Afrique du Nord, l’Orient et l’Europe.

Compositeur discret, connu pour ses musiques de film principalement (bien qu’il fasse également des ballets), il puise ses influences dans ses racines et les associe à du Philip Glass, de l’ambient, de la World, de la musique de film (Bruno Coulais, Goude…)  et toutes les musiques post-moderne (Terry Riley). Il est notamment le compositeur de la musique pour la série de documentaires télé “Vu du ciel”.

Il se définit comme un autodidacte parfait, s’étant formé sur le tas. Percussionniste de son état, il travaille avant tout sur la structure rythmique avant de poser la mélodie, souvent nostalgique et mélancolique.

Un lien intéressant avec une interview (intéressante) de Armand Amar (plus sa discographie) : http://armand_amar.mondomix.com/fr/itw2776.htm

 

Ludovico Einaudi :

- Fly (album Divenire)

- Mali Sajio (album “Diario Mali” en duo avec Ballake Sissoko)

“Lorsqu’il est enfant, sa mère lui donne le goût du piano. Il commence son apprentissage musical au Conservatoire Verdi de Milan où il décroche un diplôme en composition. Ensuite, il étudie avec Luciano Berio. En 1982, il obtient une bourse au Festival de Tanglewood. Ludovico Einaudi habite dans un domaine viticole dans la région du Piémont, en Italie.

Bien que Ludovico Einaudi préfère ne pas être classé dans un style particulier de compositeur, on le qualifie le plus souvent de minimaliste. « En général, je n’aime pas les définitions, mais minimaliste est un terme qui signifie élégance et ouverture, donc je préfère être appelé minimaliste plutôt qu’autre chose » (Einaudi) “

(source Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludovico_Einaudi)

lien sur Ballaké Sissoko : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ballak%C3%A9_Sissoko

Kjetil Bjornstad - White (The Innocence)

Pianiste et compositeur de jazz, mais également auteur de livres, cet artiste norvégien (il est né à Oslo en 1952) est un habitué du label ECM. Il a notamment collaboré avec Terje Rypdal et David Darling, sur ce même label.

Le titre proposé est un mélange de musique néo-classique associé à du jazz (CQFD).

plus d’infos : http://www.ketilbjornstad.com/

Jean-Philippe Goude - Total Balthazar

Décrire Goude en quelques mots est une véritable gageure. Disons que c’est un compositeur français, né en 1952, qui a écrit pour le cinéma, le théâtre, …. et des œuvres classiques. Il fut même directeur artistique et arrangeur des premiers albums de Renaud et Dick Annegarn.

Ce titre est issu de l’album “La divine nature des choses” (1996) et s’inscrit parfaitement dans le mouvement néo-classique français.

plus d’infos : http://jphgoude.free.fr/index.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Goude

John Dowland - Go Crystal Tears

Quand le ténor du Hilliard Ensemble s’associe au producteur Manfreid Eicher pour une réinterprétation du répertoire de John Dowland, cela donne ce mélange savant et savoureux. Mélange d’instruments baroques et du saxophone jazz-world de John Surman (habitué des mélanges musicaux chez ECM, et saxophoniste de Anouar Brahem notamment…).

Du John Dowland “revisité”.

plus d’infos :

http://www.ecmrecords.com/Catalogue/New_Series/1600/1697.php?lvredir=712&catid=0&doctype=Catalogue&order=releasedate&we_search=%2B1697&rubchooser=202&mainrubchooser=2

Max Richter - Shadow Journal

Titre de la BO ” Valse avec Bachir“.

“Max Richter a étudié la composition et le piano à l’Université d’Édimbourg, à la Royal Academy of Music et avec Luciano Berio à Florence. Sa musique est principalement influencée par celle de Xenakis.

Après ses études, Richter a co-fondé l’ensemble Piano Circus en 1989 où il est resté pendant dix ans, interprétant entre autres des œuvres d’Arvo Pärt, Brian Eno, Philip Glass, Julia Wolfe et Steve Reich. Durant sa présence, l’ensemble a sorti cinq disques sur le label Decca.

En 1996, il a notamment travaillé avec Future Sound of London sur leur album Dead Cities. Initialement prévu en tant que pianiste, il a finalement travaillé sur plusieurs pistes et en a co-écrit une (titrée “Max”). Il a aussi collaboré pendant deux ans sur leur album suivant, The Isness, en tant que mixeur, co-producteur et co-écrivain de plusieurs pistes. Il a aussi travaillé avec Roni Size sur l’album In The Mode.

Depuis 2004, Max Richter se produit régulièrement en concert et travaille sur des musiques de films comme celle de Valse avec Bachir de l’israëlien Ari Folman. En octobre 2006, il sort son troisième album sur le label FatCat.”

(source Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Richter)

Plus d’infos :

http://www.maxrichter.com/

Et un très bon article qui analyse la bande originale du film Valse avec Bachir : http://www.popnews.com/popnews/max-richter-bo-valse-avec-bachir/

Ryuichi Sakamoto - Pong Too

Difficile de classer Sakamoto, tant ses œuvres s’aventurent vers des genres différents (notamment avec le fameux Yellow Magic Orchestra).

Après le magnifique album 1996 (sorti en 1996 !) où il reprenait en trio (piano, violon et violoncelle) ses plus grand thèmes de musiques de film, Sakamoto continua dans sa veine classique avec cet album d’œuvres au piano solo, BTTB (= Back To The Basics).
Ce titre, dans un tempo et un rythme plus rapides que les autres pistes, s’inspire du style minimaliste avec des sonorités jazz.

plus d’infos :

http://www.sitesakamoto.com/home.html

Série Summertime :

Clara Rockmore - Summertime

Clara Rockmore, née Clara Reisenberg le 9 mars 1911 à Vilnius en Lituanie, et décédée le 10 mai 1998 à New York aux États-Unis, est l’une des plus grandes virtuoses du thérémine.

Clara Rockmore possède plusieurs dons de la nature qui lui permirent de jouer du thérémine avec tant de brio. Tout d’abord, sa formation classique qui lui apporta un avantage par rapport aux autres joueurs de thérémine. En effet, ceux-ci manquaient de connaissances musicales de base, y compris l’inventeur de cet instrument : Léon Theremin. Ensuite, son oreille absolue : très utile pour cet instrument qui peut générer une continuité de sons à n’importe quelle fréquence, c’est-à-dire les notes habituelles du système tonal harmonique, mais également toutes les notes qui peuvent se trouver entre deux demi-tons conventionnels. Enfin, son contrôle très rapide et très précis de ses mouvements pour cet instrument dont la proximité du corps (des mains) de l’instrumentiste détermine la hauteur et l’intensité (ou nuance) des sons, sans aucun contact physique. Clara Rockmore eut également l’avantage de travailler directement avec Léon Theremin dès les premiers jours du développement commercial de son instrument aux États-Unis. Elle lui soumis un grand nombre de suggestions et de propositions de modifications pour améliorer l’instrument, qu’il incorpora dans les versions plus tardives.

Clara Rockmore fut une virtuose inégalée de cet instrument dès les premières décennies de son utilisation. Contrairement à un grand nombre de musiciens qui utilisèrent cet instrument pour des bruitages effrayants ou des effets spéciaux sonores dans des films fantastiques ou de science-fiction, Clara Rockmore l’utilisa pour comme un instrument de musique classique. Sous son contrôle, le timbre du thérémine était proche de celui du violon, ou de la voix humaine.”

(source Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Clara_Rockmore)

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