<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>La plèbe &#187; Classique</title>
	<atom:link href="http://www.plebe-web.com/tag/classique/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.plebe-web.com</link>
	<description>Le webzine culturel, politique, cinéma, concerts, théâtre, société, guitare...</description>
	<lastBuildDate>Tue, 02 Feb 2010 09:10:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator>
		<item>
		<title>Dom Juan de Molière au Théâtre Mouffetard</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/dom-juan-de-moliere-au-theatre-mouffetard</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/dom-juan-de-moliere-au-theatre-mouffetard#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 14:27:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/?p=2206</guid>
		<description><![CDATA[Reprise en douceur pour cette rentrée théâtrale si riche de tête d’affiches et de promesses. Direction le Théâtre Mouffetard, pour une reprise de Dom Juan de Molière. A peine la moitié de la salle pour ce vendredi soir. « Oublié l’amoralisme suranné d’un être étranger à la douleur de son frère humain ! Oubliée la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/09/dom_juan.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2208" title="dom_juan" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/09/dom_juan.jpg" alt="dom_juan" width="161" height="242" /></a>Reprise en douceur pour cette rentrée théâtrale si riche de tête d’affiches et de promesses. Direction le Théâtre Mouffetard, pour une reprise de Dom Juan de Molière. A peine la moitié de la salle pour ce vendredi soir. « <span style="color: #ff6600;"><em>Oublié l’amoralisme suranné d’un être étranger à la douleur de son frère humain ! Oubliée la débauche épicurienne d’un grand seigneur impie ! Dom Juan a vieilli. Ce monde est trop petit pour lui, il étouffe. Il s’est épuisé dans sa quête de plaisirs immédiats, incapable de conjurer son désoeuvrement. Le divertissement n’est plus pour lui que la forme mesurée de son désespoir. Je n’ai jamais été convaincu par l’authenticité de la liberté que Dom Juan prétend instituer. Je vois plutôt dans le personnage l’incarnation d’une angoisse existentielle sans cesse refoulée, qui alourdit ses chaînes au lieu de les briser. La révolte de Dom Juan est avant tout métaphysique. C’est en elle que se trouve la démesure du personnage ; non dans ses frasques ! Car comment expliquer l’énergie ainsi déployée à la recherche d’autres mondes ? Le divertissement est pour lui la seule manière de se détourner de la pensée de sa condition humaine, de la conscience de sa propre finitude. Jusqu’au jour où les défis de ce héros de la vacuité envers toutes formes d’autorité, de règles et de morales, ne lui permettent plus de dissiper le poids de l’Ennui. L’athée se met à douter de son athéisme. </em></span>»</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis : </strong></span>je me permets de citer la note d’intention du metteur en scène tant celle-ci révèle de ce qui est raté. Prendre le parti d’une révolte métaphysique pour Dom Juan bien plus que comme le chantre de la liberté et du libertin libertaire, c’est s’exposer au doute du bien fondé du sujet de la pièce. Mais soit, c’est aussi pour ça que l’on va au théâtre, pour apporter des nouveaux angles et/ou des redécouvertes des classiques…</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai absolument pas accroché. A vous de me croire, mais je n’avais même pas lu le programme et la note d’intention au lever du rideau (c’est une métaphore, c’est juste la lumière qui s’allume…).</p>
<p style="text-align: justify;">Version courte, 1h20, des personnages en moins et une intrigue resserrée sur quelques moments clés. Je serais méchant, je dirais qu’on a le sentiment d’un film à sketch italien des années 60 de série Z. Plus optimiste, un collage de scènes abrupt et sec.</p>
<p style="text-align: justify;">La scène d’introduction est longuette. Mise en scène plan-plan.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vois pas des personnages mais des acteurs prendre le soin de s’habiller dans l’ordre bien établi. C’est consciencieux, propret, Sganarelle parle de son maître à sa maîtresse : méchant vilain qui se joue des femmes et de leur candeur. Il le désapprouve mais n’en dira rien publiquement, serviteur fidèle qui osera parfois chercher querelle pour comprendre mais aussi pour convaincre l’impie de Dom Juan de se ranger à la félicité céleste, en invoquant des raisons bien superstitieuses&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">On constate que l’époque a été modifiée. Fin 19°s ou dans ces eaux-là. Pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">On n’en saura rien. C’est trop abstrait. Mettre à mal l’hypocrisie bourgeoise du 19° ? Daté et surinterprétation de ma part. Mettons. Passons.</p>
<p style="text-align: justify;">La lumière est froide et sèche. Accentuation du teint blafard du futur condamné. Ce n’est pas très avenant. Et il ne faut pas compter sur les intermèdes musicaux pour égayer le tout, étant également parfaitement anachroniques et dont quelques jours plus tard, je me demande à quoi ils pouvaient servir.</p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs ne sont pas mauvais. Non. Mais pas très convaincants non plus. Dom Juan est fade, avec 3 émotions et d’un charme aussi efficace que Giscard s’imaginant culbuter une princesse anglaise… Que de sérieux et de boursouflage. Certes Dom Juan s’inscrit dans une veine tragique, mais c’est truffé de comédie et de farce. Ici, si peu ou presque, que le mot rien est celui qui vient en tête en premier lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors l’action déroule, vague résumé de la bibliothèque verte pour jeunes ados. Pourtant la pièce est censée montrer un Dom Juan ambigu. Ici, non. Dieu va gagner. Vive le ciel !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est d’une bigoterie et d’un réactionnaire patenté. On se croirait dans un feuilleton épique historique adapté par le Figaro Magazine. L’horreur…</p>
<p style="text-align: justify;">« <span style="color: #ff6600;"><em>L’athée se met à douter de son athéisme</em></span> » ? Pas moi en tout cas. On est bien content de voir Dom Juan mourir plutôt que de céder à ces faux dévots. « <em>Mes gages, mes gages</em> », de Sganarelle en fin de pièce en vient à détruire le postulat du metteur en scène : c’est Dom Juan et son pragmatisme qui l’emporte. La foi ne devenant que superstition coercitive aux faibles d’esprit…</p>
<p style="text-align: justify;">Dom Juan est le seul personnage qui vaille. L’ambiguïté initiale et les critiques d’un discours libertaire sont ici quasi-inexistantes, tant le propos semble d’un consensuel de bon sens populaire sur vivre au quotidien et en profiter (« Après moi le déluge… ») et des coupes trop importantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le metteur en scène oeuvre pour argumenter contre son intention initiale. Une réussite en somme…</p>
<p>DOM JUAN<br />
de Molière</p>
<p>Mise en scène Cyril Le Grix</p>
<p>Jean-Pierre Bernard (Dom Juan), Catherine Jarrett (Elvire), Alexandre Mousset (Sganarelle), Philippe Fossé (Dom Luis, le pauvre, le spectre), Carole Schaal (Gusman, Charlotte, Ragotin) / avec la voix de Laurent Terzieff (le Commandeur)</p>
<p>adaptation et scénographie Cyril le Grix / lumières François-Eric Valentin / décor Christian Bourdin et Agnès Chaillou / costumes Catherine Lainard / design sonore Benjamin le Calvé / production La Torche Ardente Cie</p>
<p>Créée le 15 février 1665, Dom Juan connaît un très vif succès. Mais dès la seconde représentation, Molière est obligé de corriger certains passages. Il est accusé de «tenir une école de libertinage» en mettant sur la scène un personnage qui «attaque avec audace» les dogmes de la religion.<br />
Avec Dom Juan, Molière ne se soucie pas de renouveler avec l’Église les polémiques suscitées par son Tartuffe en 1664. Mais malgré sa nomination par Louis XIV de «Chef de la Troupe du Roi», la cabale des dévots finit par l’emporter et le roi lui fait dire de ne pas insister. La pièce n’est pas reprise, Molière ne la fait pas imprimer, et elle ne sera plus représentée de son vivant.<br />
Surcroît de disgrâce, en 1677, à la demande des comédiens de l’Hôtel Guénégaud, Thomas Corneille en écrit une version versifiée, dans laquelle il s’est « réservé la liberté d’adoucir certaines expressions qui avaient blessé les scrupuleux», et c’est sous cette forme dénaturée et méconnaissable que Dom Juan sera joué à la Comédie-Française jusqu’en 1841.</p>
<p>L’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus.</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=2206&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/dom-juan-de-moliere-au-theatre-mouffetard/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Médée de Jean Anouilh au Vingtième Théâtre</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/medee-de-jean-anouilh-au-vingtieme-theatre</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/medee-de-jean-anouilh-au-vingtieme-theatre#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 May 2009 15:12:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[critiques]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/?p=2133</guid>
		<description><![CDATA[Un bon tiers de la salle est remplie pour cette deuxième partie de soirée au Vingtième Théâtre. Le public est plutôt jeune et marqué bobo (on dit la même chose en me voyant, j’en suis bien conscient). &#171;&#160;Le crime de Médée est inexcusable. Mais s’il a tant marqué les esprits, ce n’est peut-être pas tant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/05/medee.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2134" style="float: left; margin: 5px;" title="medee" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/05/medee.jpg" alt="medee" width="180" height="188" /></a>Un bon tiers de la salle est remplie pour cette deuxième partie de soirée au Vingtième Théâtre. Le public est plutôt jeune et marqué bobo (on dit la même chose en me voyant, j’en suis bien conscient). &laquo;&nbsp;<span style="color: #ff6600;"><em>Le crime de Médée est inexcusable. Mais s’il a tant marqué les esprits, ce n’est peut-être pas tant par son atrocité que par la question qu’il soulève en chacun de nous : derrière le cri déchirant de Médée résonne celui poussé par tous ceux qui un jour sont mis au ban de la société et se trouvent seuls, face à eux-mêmes, sans même un Dieu en qui croire et à qui s’adresser</em></span>.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis</strong></span> : me voilà de nouveau bien ennuyé (ça devient une habitude). La pièce est d’une bonne tenue, même de qualité, mais le résultat est, je trouve, assez mitigé. Médée, je n’y crois pas. <span style="color: #008000;">Elodie Navarre</span> est pleine de talent, mais assez peu convaincante dans cette adaptation.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est presque un crève coeur : bien que personnage secondaire, je l’avais apprécié dans <a href="http://www.plebe-web.com/plebber/en-toute-confiance" target="_blank"><em>En toute confiance</em></a>, dans le rôle de la journaliste allemande, avec son assurance, sa voix posée et forte. Ici, je reste circonspect : elle me semble trop jeune (même si Médée n’est pas vieille), donnant la sensation d’une jeune fille enfant dont on ne saisirait pas la maturité ni la cruauté lucide et désespérée. Je ne vois pas la mère, malgré la présence physique des enfants qui l’appellent « Maman ». C’est je pense également un choix de mise en scène : à vouloir montrer que cette Médée n’est déjà plus que l’ombre et le fantôme d’elle-même, spectre hantant les vivants errant sur la plaine de la désolation, on perd une espèce d’incarnation par le personnage de ce qu’elle était jusqu’à présent. On comprend Médée par ce qu’elle nous dit d’elle, ce qui limite la compréhension plus complexe et subtile d’un personnage dans son entier. De manière trop subreptice et trop peu fréquente, on ressent pleinement le personnage, au regard de ce jeu récurrent de la figure tragique. C’est dommage. D’autant que la voix fut parfois déraillante, manquant de panache et de présence. L’articulation est un peu limite à certains endroits du fait d’une récitation, voire d’une déclamation, dans le style emphatique du vers tragique classique. L’intention du metteur en scène semble trop inhibitrice, ou au contraire trop lâche, laissant l’actrice dans un flou qu’elle comble comme elle le peut.<br />
<a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/05/medee.png"><img class="alignright size-full wp-image-2135" style="float: right; margin: 5px;" title="medee" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/05/medee.png" alt="medee" width="177" height="333" /></a><br />
Vraiment dommage car cette mise en scène d’<span style="color: #008000;">Anouilh</span> permet de saisir une Médée, éloignée de considérations divines, empêtrée dans les affres d’une exigence d’amour et de liberté. Cette liberté est glauque, malsaine et morbide (surtout pour ceux qui se sont immiscés entre elle et Jason) mais porteuse d’un absolu de pureté et de définition de soi en tant qu’individu : Médée n’existe que par Jason et réciproquement.
</p>
<p style="text-align: justify;">L’implication charnelle n’est pas escamotée et subtilement retranscrite par la mise en scène. Cette même mise en scène, d’ailleurs, reproduit fidèlement le contexte décrit par Anouilh. Elle est plaisante et fluide à regarder, mais quelquefois pataude et inutilement signifiante par un esthétisme publicitaire clinquant et superficiel (ces jeux de lumière et ces vagues fausses pérégrinations mentales du désir de Médée) ou pis par un &laquo;&nbsp;sofia coppola-isme&nbsp;&raquo; avec pour fond sonore un ersatz de Air. C’est au mieux longuet, au pire ridicule.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est encore du moins bien, il y a également le personnage de Créon. C’est un roi bouffon, faux air d’Al Capone de faubourg dans une ville de campagne. Le personnage est ridicule et peu crédible. Son attitude, sa diction, son chewing-gum mâchouillé donnent au personnage un air de comédie, parfaitement anachronique. Peut-être doit on déceler la volonté d’incarner le personnage d’un chef de la pègre de l’est à la manière d’un Kusturica ? Je ne sais vraiment pas, et c’est dans tous les cas raté et très gênant (il suffisait d’entendre les rires des spectateurs amusés). D’ailleurs, pour l’anecdote, &#8211; et même si j’en comprend l’aspect visuel &#8211; son garde du corps le pointe de sa kalachnikov lorsqu’il est pris « en otage » par Médée. Un garde du corps menaçant de tuer son patron, dans une position à la Gomorra, vous y croyez ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a Jason. Dès qu’il intervient, il donne le cœur et la consistance de la pièce. Médée, qui n’existe que par et pour lui, passe en retrait : on voit enfin l’ancienne maîtresse et la douleur qui sourd. Elle écoute, accablée, s’efface et souffre, fomentant en son sein son crime futur. Le monologue de Jason est beau, bien porté. Il touche par son humanité faite de résignation et d’abandon de son idéal qu’il juge incompatible avec la destinée d’un roi. Il n’aimera plus comme il aimait Médée, il sera un être de raison. Médée et Jason sont les sacrifiés d’un amour pur et durable impossible. L’ennui, l’infidélité et le mensonge sont déjà là depuis longtemps, l’un et l’autre devenant le cheval de Troie de leur propre sort. La tragédie est à ce moment à son comble. La suite, les meurtres et le suicide, n’en sont que les conséquences.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci fait qu’au final le sentiment est mitigé : la mise en scène et l’adaptation d’Anouilh sont de qualité (aidées en cela par un jeu de lumière plutôt convaincant et se jouant de la superstition de ne pas mettre de vert au théâtre), les acteurs (Jason et la nourrice) touchants et empathiques, avec comme réserve le jeu d’Elodie Navarre et le personnage de Créon.</p>
<p style="text-align: justify;">Ah si tout de même, le final. Les 3 anges, Médée et ses enfants, surplombant la scène  en un éclair de lumière virginal, c’est cucul.</p>
<p style="text-align: justify;">De <span style="color: #008000;">Jean Anouilh</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mise en scène</span> : <span style="color: #008000;">Ladislas Chollat</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Avec </span>: <span style="color: #008000;">Elodie Navarre, Gildas Bourdet, Sylviane Goudal, Benjamin Boyer, Grégory Vouland et Gilian Petrovski.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Coréalisation</span> Vingtième Théâtre et Théâtre de L’Héliotrope</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><span style="font-family: helvetica;"><strong><em>Note d&#8217;intention</em></strong> :</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;">Le crime de Médée est inexcusable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;">Mais sans me faire l&#8217;avocat de cette meurtrière infanticide dont l&#8217;histoire depuis 2600 ans a traversé les siècles, inspirant de nombreux artistes et notamment les dramaturges depuis Euripide, Sénèque, Corneille jusqu&#8217;à Heiner Müller, je crois pouvoir dire que c&#8217;est en lisant la pièce de Jean Anouilh que je comprends le mieux son terrible geste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;">Comme il l&#8217;avait fait dans <em>Antigone</em>, Anouilh, dans sa pièce, rend aux personnages mythologiques leur pleine humanité : ils ne sont plus ici des êtres dont le destin est aux griffes de dieux qui les récompensent ou les punissent, mais des hommes et des femmes se confrontant à leurs propres limites et empêtrés dans leur liberté face aux choix que leur impose la vie. C&#8217;est bien cette notion de choix qui est au centre de la pièce : le choix d&#8217;exercer son pouvoir politique, le choix de devenir adulte et d&#8217;accepter de perdre ses illusions, le choix de se résigner à une vie banale plutôt qu&#8217;à une vie d&#8217;aventure, le choix de refuser la loi et de dire non.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;">Face à toutes ces décisions, Médée avait choisi son cap : la fidélité, à tout prix, à ses idéaux, à ses enfants, à son amour. A lui, Jason. Son héros. Celui qui l&#8217;avait sortie de cette enfance gâtée, et qui lui avait donné ces souvenirs dont elle a encore plein la tête. Celui pour qui elle avait tué deux hommes, dont son propre frère. Celui avec qui, il y a encore un jour ou deux, elle partageait ce quotidien, cette longue fuite vers un pays rêvé où leurs crimes seraient pardonnés et oubliés. Le père de ses enfants aussi. Son passé, son présent et donc son avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;">Cette femme à qui on ordonne de quitter cette terre sans son homme, ce n&#8217;est donc déjà plus Médée : ce n&#8217;est que son fantôme, femme sans racine à qui on a enlevé tout ce qui lui restait. Médée, elle va le redevenir. Pour ne pas être oubliée. Ne pas être effacée, comme on gomme un mauvais coup de crayon, sans laisser de trace. Pour ce faire, peu de solutions s&#8217;offrent à elle. Elle choisira la plus cruelle : celle de faire vivre à l&#8217;homme qu&#8217;elle aime la même sensation que celle qui est la sienne depuis qu&#8217;elle est quittée. Lui apprendre par cette terrible leçon ce que c&#8217;est que d&#8217;être abandonné par ceux qu&#8217;on aime, cette prison qu&#8217;est la solitude.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;">Le crime de Médée, je l&#8217;ai dit, est inexcusable. Mais s&#8217;il a tant marqué les esprits, ce n&#8217;est peut-être pas tant par son atrocité que par la question qu&#8217;il soulève en chacun de nous : derrière le cri déchirant de Médée résonne celui poussé par tous ceux qui un jour sont mis au ban de la société et se trouvent tous seuls, face à eux-mêmes, sans même un Dieu en qui croire et à qui s&#8217;adresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: helvetica;">Et à notre époque où, comme dans la pièce, le divin n&#8217;occupe plus qu&#8217;une faible place, où l&#8217;intérêt personnel prime sur tous les autres, où les uns ont tout et les autres rien, où les repères vacillent et où les crimes d&#8217;enfants se perpétuent, parfois à deux pas de chez nous, je crois que cette histoire et ses terribles conséquences méritent d&#8217;être entendues et montrées de nouveau.</span></p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=2133&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/medee-de-jean-anouilh-au-vingtieme-theatre/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Antigone de Sophocle au théâtre de l’Atalante jusqu’au 30 mars</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/antigone-de-sophocle-au-theatre-de-l%e2%80%99atalante-jusqu%e2%80%99au-30-mars</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/antigone-de-sophocle-au-theatre-de-l%e2%80%99atalante-jusqu%e2%80%99au-30-mars#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 18:42:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/?p=1973</guid>
		<description><![CDATA[Ce mercredi soir, une rafale d’hiver nous fait vite ravaler nos prétentions au printemps. C’est une obscurité humide et froide qui nous accompagne jusqu’au petit « caveau » (comme l’appelle le metteur en scène) de l’Atalante, pour assister au combat du divin et de l’humain.
« Antigone est l’une de plus belles pièces de Sophocle, parmi les sept qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/03/antigone2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1981" style="float: left; margin: 5px;" title="antigone2" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/03/antigone2.jpg" alt="antigone2" width="125" height="192" /></a>Ce mercredi soir, une rafale d’hiver nous fait vite ravaler nos prétentions au printemps. C’est une obscurité humide et froide qui nous accompagne jusqu’au petit « caveau » (comme l’appelle le metteur en scène) de l’Atalante, pour assister au combat du divin et de l’humain.<br />
<em><span style="color: #ff6600;">« Antigone est l’une de plus belles pièces de Sophocle, parmi les sept qui nous sont parvenues. À la loi écrite brandie par Créon pour justifier sa décision politique de ne pas ensevelir le corps de Polynice, Antigone oppose la &laquo;&nbsp;loi non écrite&nbsp;&raquo;  qui fait un devoir à chacun de respecter ce qui appartient au territoire des morts. L’Antigone de Sophocle interroge le lien entre les vivants et les morts et explore la part d’ombre qui nous constitue. »</span></em></span></span></span>
</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> J’éprouve toujours quelques réticences à aller voir représentés les « grands classiques », surtout quand ils sont de surcroît &nbsp;&raquo;grands antiques&nbsp;&raquo;. J’ai trop fricoté avec eux entre les pages des livres pour être aisément convaincue, et je sors aisément déçue. La mise en scène que proposent ici<span style="color: #ff6600;"> René Loyon</span> et sa compagnie est une demi-exception. On y goûte un plaisir certain… mais pas parfaitement maintenu. Les aléas d’un soir de première ? Ou un Créon trop monolithique, au point d’en trahir Sophocle ?</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Tout commence fort bien, quoique fort mal pour Antigone et sa sœur. Dans un décor d’une sobriété extrême, vêtues comme vous et moi, elles se sont donné rendez-vous, et nous assistons à l’intimité de leur conversation, tantôt explosée, tantôt murmurée. Cette proximité, favorisée aussi par la taille réduite de la salle, est accrue par une traduction enfin convaincante du texte de Sophocle : on nous parle le langage d’aujourd’hui, et ce n’est pas la moindre vertu de ce spectacle que de daigner enfin s’adresser à nous, ses spectateurs, et non aux antiques Grecs et autres hellénistes. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">La machine est lancée, et, évidemment, nous savons que rien ne l’arrêtera, qu’elle ne cessera au contraire de s’emballer. Mais une grande variété de discours vient d’abord s’y greffer. Les dialogues &laquo;&nbsp;en famille&nbsp;&raquo; entre Antigone et sa sœur, Créon et son fils, alternent ou se mêlent avec les discours politiques, d’un roi à son peuple (ici incarné par les spectateurs), d’un roi à son conseiller (le coryphée et le chœur, dont les textes sont réunis par la voix de <span style="color: #ff6600;">Jacques Brücher</span>) et, évidemment, avec des discours plus philosophiques sur la condition humaine, assurés par le coryphée. Ce large éventail de propos, tous étroitement liés, va évidemment de pair avec une égale variété d’interprétations, aux choix tranchés. Au ton intimiste qui ouvre la pièce succèdera l’éloquence politique, argumentative et plus froide de Créon, et les envolées… dirais-je lyriques ? je dis lyriques, poétiques et philosophiques, du coryphée, qui réussit à faire de ces morceaux de bravoure un vrai régal, avec une majesté mais aussi un allant et un élan qui prennent. Le texte passe, et j’y vois pour ma part un tour de force, mais. Mais cette déclamation, assurément réussie, m’a aussi paru gêner ici ou là le rythme de la pièce. Doit-on l’imputer à la mise en scène ou à l’antiquité du texte et de ses codes ?</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #ff6600;">Marie Delmarès</span> propose une Antigone que je trouve parfaitement crédible, dans son entêtement, sa certitude sans appel, et qui comprend un peu tard son sacrifice, sans en remettre en cause la légitimité. <span style="color: #ff6600;">René Loyon</span> incarne sans failles (et c’est le reproche que l’on peut lui faire, mais j’y reviendrai) un Créon politique et tout entier concerné par la cité qu’il incarne, et qu’il sera difficile de débouter de ses propres certitudes. <span style="color: #ff6600;">Yedwart Ingley</span> interprète plusieurs gardes, dont un garde bien campé, quoique sn Tirésias m’ait paru moins convaincant. Quant au coryphée, dont j’ai déjà salué les discours, il assure un lien bienvenu entre l’intrigue et les spectateurs qu’il y guide, les représentant sur scène. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Le jeu avec le public est d’ailleurs une dimension tout particulièrement travaillée, avec un succès relatif. Certes, nous sommes la cité, les sages convoqués par Créon, tout comme le peuple que son fils entend murmurer contre lui. Mais cela reste un peu trop artificiel, et j’ai l’impression d’avoir été perdue en route. Antigone est bien gentille de nous prendre à témoin et à partie, mais nous n’avons pas la possibilité de renverser Créon.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Un moyen de nous faire sentir l’immobilisme politique et social qui pèse sur nos sociétés modernes ? Je doute fort qu’une révolte des spectateurs soit vraiment attendue, mais soit, venons-en à la politique.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">C’est l’un des aspects les plus gênants de cette mise en scène, d’autant plus qu’il la conduit à un autre écueil. Créon est campé, assez rapidement, en tyran – dans son sens antique, l’horreur absolue pour les Athéniens de l’époque. Notre dictateur, en somme (curieux d’ailleurs que tyran ait été gardé… à moins que ce ne soit l’indice d’une précaution qui ne fonctionne en fait pas). Bref, l’incarnation du pouvoir personnel. Suivez mon regard… oui, Sarkozy, notre emblème et crainte dudit pouvoir personnel et de ses dérives, ses discriminations, sa police répressive. Certes, voir Antigone en criminelle accusée devant une cour de juges est parfaitement légitime, et fonctionne. Mais, tout du long, la mise en scène ne nous induit qu’à lui donner raison à elle, contre Créon. À son engagement pour la famille – soit. Mais donc à la loi des dieux contre la loi des hommes. On pourrait dire que c’est le sens de la pièce, tant pis si le public moderne a du mal à suivre Sophocle ici, il « peut bien comprendre » que les dieux, ici, ce serait l’humanisme. Mouais, à la rigueur.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><object width="400" height="326" data="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=9149820993124062548&amp;hl=fr&amp;fs=true" type="application/x-shockwave-flash"><param name="src" value="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=9149820993124062548&amp;hl=fr&amp;fs=true" /></object></span></span></span>
</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><em><span style="font-size: x-small;"><span style="color: #008000;">Un extrait accompagné de quelques mots de R.Loyon</span></span></em></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Sauf que le texte de Sophocle ne dit pas cela, et c’est ce qui en fait ce chef d’œuvre. Écoutez le coryphée : les références, dont un fort long discours, consacrées <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à Dionysos, dieu du vin et de la débauche, dieu allergique par excellence aux règles et aux lois ; le vœu subit du désordre plutôt que de l’ordre ; la description de la vie humaine comme une errance aveugle. Le coryphée, le chœur, le spectateur donc lui-même, si l’on suit le choix de la mise en scène : ni Créon ni Antigone n’ont que raison ou que tort. Or Loyon nous propose un Créon qui n’est QUE tyran, jamais homme. Il nous dit à la fin avoir été aveuglé par les dieux, et fou. Fort bien, mais rien n’en a été montré au spectateur. Pas plus que ses doutes, qui auraient dû aller croissant. Non : il est bien forcé d’admettre, donc il admet. Les malheurs qui le frappent sont la preuve qu’il a tort ? Difficile à croire pour le spectateur qui n’assiste à aucune prise de conscience du personnage, qui reste froid. La tragédie le frappe sans qu’il devienne tragique. Et d’ailleurs, on ne comprendrait pas les raisons de son exil sans le propos du coryphée. Du coup, la fin de la pièce m’a parue longue et ennuyeuse. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Le dispositif d’ensemble en ressort malmené. Ainsi les jeux de lumière, pourtant soignés, perdent de leur sens. L’assombrissement progressif semble un peu facile pour exprimer la catastrophe quand le personnage ne semble habité par nulle obscurité. Et les lumières chaudes paraissent ainsi tout aussi plaquées.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">La pièce aurait donc pu être un succès, si le Créon pourtant promis par son metteur en scène et interprète, vipérin et habité de forces obscures, était au rendez-vous. Malheureusement, dès qu’Antigone quitte la scène, ne nous reste qu’un Créon bien mince, qui empêche le propos de se déployer. Un ensemble mitigé, et plutôt frustrant.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small; color: #000000;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-family: &quot;Tahoma&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-no-proof: yes;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #008000;"><strong><em>ANTIGONE</em> de Sophocle</strong></span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Traduction</span> de <span style="color: #008000;">Florence Dupont</span> (L’Arche Editeur 2007)<br />
<span style="text-decoration: underline;">Mise en scène</span> : <span style="color: #008000;">René Loyon</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Avec</span> :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="color: #008000;">Jacques Brücher, Marie Delmarès, Yedwart Ingey, René Loyon, Claire Puygrenier, Adrien Popineau.</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Dramaturgie</span> : <span style="color: #008000;">Anne Paschetta</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Conseil scénographique</span> : <span style="color: #008000;">Isabelle Rousseau</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Costumes</span> : <span style="color: #008000;">Nathalie Martella</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Lumières</span> : <span style="color: #008000;">Laurent Castaingt</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Univers sonore</span> : <span style="color: #008000;">Françoise Marchesseau</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Régie générale</span> : <span style="color: #008000;">François Sinapi</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Production</span> : <span style="color: #008000;">Compagnie RL</span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Coréalisation</span> : <span style="color: #008000;">L’Atalante</span></span></span></span></p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=1973&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/antigone-de-sophocle-au-theatre-de-l%e2%80%99atalante-jusqu%e2%80%99au-30-mars/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Playlist Nouvelle Musique : quand le classique croise le jazz, la world, la musique de film, l&#8217;ambient&#8230; par Arnaud</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebe-one/radio/playlist-nouvelle-musique-quand-le-classique-croise-le-jazz-la-world-la-musique-de-film-lambient-par-arnaud</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebe-one/radio/playlist-nouvelle-musique-quand-le-classique-croise-le-jazz-la-world-la-musique-de-film-lambient-par-arnaud#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 14:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[musique de film]]></category>
		<category><![CDATA[néo classique]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Musique]]></category>
		<category><![CDATA[playlist]]></category>
		<category><![CDATA[world]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/?p=922</guid>
		<description><![CDATA[ 
Il y avait quelques temps que je pensais à une playlist de la sorte : la nouvelle musique. Elle englobe tout ce qui fait de contemporain dans la création musicale peu ou prou inspirée du classique, par ses instruments, ses arrangements, ses harmonies&#8230; et c&#8217;est pourquoi ce terme comprend aussi bien le néo classique que la musique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/09/la-nouvelle-musique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-925" style="float: left; margin: 5px;" title="la-nouvelle-musique" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/09/la-nouvelle-musique-300x217.jpg" alt="" width="192" height="138" /></a>Il y avait quelques temps que je pensais à une playlist de la sorte : la nouvelle musique. Elle englobe tout ce qui fait de contemporain dans la création musicale peu ou prou inspirée du classique, par ses instruments, ses arrangements, ses harmonies&#8230; et c&#8217;est pourquoi ce terme comprend aussi bien le néo classique que la musique minimaliste qui tendent à des mouvements musicaux à part entière.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Cette désignation n&#8217;est que purement formelle pour faciliter le classement par étiquette musicale, très français. Alors partons à la découverte, très subjective, partielle et partiale, de quelques titres de ces 12 dernières années de <span style="color: #ff6600;">Armand Amar</span>, <span style="color: #ff6600;">Ludovico Einaudi</span>, <span style="color: #ff6600;">Ketil Bjornstad</span>, <span style="color: #ff6600;">Jean-Philippe Goude</span>,<span style="color: #ff6600;"> J</span><span style="color: #ff6600;">ohn Dowland</span> (revisité par Potter et Surman), <span style="color: #ff6600;">Ryuichi Sakamoto</span> et <span style="color: #ff6600;">Clara Rockmore</span> (pour la série <span style="color: #008000;"><em>Summertime</em></span>).</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Armand Amar : </strong></span></p>
<p>- <span style="color: #008000;"><strong>Ouverture</strong></span> (film &laquo;&nbsp;<span style="color: #ff6600;"><em>La jeune fille et les loups</em></span>&nbsp;&raquo; 2008)</p>
<p>- <span style="color: #008000;"><strong>Naté</strong></span> (film &laquo;&nbsp;<span style="color: #ff6600;"><em>Va vis et deviens</em></span>&nbsp;&raquo; 2005)</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="alignright" style="float: right; margin: 5px;" src="http://mondomix.com/Publish/reportage/2776/amar_int.jpg" alt="" width="150" height="150" />Armand Amar est un compositeur né en 1953 à Jérusalem, en Israël, et vit à Paris. Il passe son enfance au Maroc, et se retrouve donc très tôt confronté à plusieurs cultures, entre l&#8217;Afrique du Nord, l&#8217;Orient et l&#8217;Europe.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Compositeur discret, connu pour ses musiques de film principalement (bien qu&#8217;il fasse également des ballets), il puise ses influences dans ses racines et les associe à du <span style="color: #ff6600;">Philip Glass</span>, de l&#8217;ambient, de la World, de la musique de film (<span style="color: #ff6600;">Bruno Coulais</span>, <span style="color: #ff6600;">Goude</span>&#8230;)  et toutes les musiques post-moderne (<span style="color: #ff6600;">Terry Riley</span>). Il est notamment le compositeur de la musique pour la série de documentaires télé <em>&laquo;&nbsp;Vu du ciel&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Il se définit comme un autodidacte parfait, s&#8217;étant formé sur le tas. Percussionniste de son état, il travaille avant tout sur la structure rythmique avant de poser la mélodie, souvent nostalgique et mélancolique.</p>
<p style="text-align: justify;">Un lien intéressant avec une interview (intéressante) de Armand Amar (plus sa discographie) : <a href="http://armand_amar.mondomix.com/fr/itw2776.htm" target="_blank">http://armand_amar.mondomix.com/fr/itw2776.htm</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Ludovico Einaudi :</strong></span></p>
<p>- <span style="color: #008000;"><strong>Fly</strong></span> (album <span style="color: #ff6600;"><em>Divenire</em></span>)</p>
<p>- <span style="color: #008000;"><strong>Mali Sajio</strong></span> (album &laquo;&nbsp;<span style="color: #ff6600;"><em>Diario Mali</em></span>&nbsp;&raquo; en duo avec <span style="color: #ff6600;">Ballake Sissoko</span>)</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="alignright" style="float: right; margin: 5px;" src="http://www.musica90.net/manifestazioni/m90/m90XIIIa_img/einaudi.jpg" alt="" width="152" height="142" />&laquo;&nbsp;Lorsqu&#8217;il est enfant, sa mère lui donne le goût du piano. Il commence son apprentissage musical au Conservatoire Verdi de Milan où il décroche un diplôme en composition. Ensuite, il étudie avec Luciano Berio. En 1982, il obtient une bourse au Festival de Tanglewood. Ludovico Einaudi habite dans un domaine viticole dans la région du Piémont, en Italie.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Bien que Ludovico Einaudi préfère ne pas être classé dans un style particulier de compositeur, on le qualifie le plus souvent de minimaliste. <em>« En général, je n’aime pas les définitions, mais minimaliste est un terme qui signifie élégance et ouverture, donc je préfère être appelé minimaliste plutôt qu’autre chose » (</em>Einaudi) &laquo;&nbsp;</p>
<p>(source Wikipédia : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludovico_Einaudi" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludovico_Einaudi</a>)</p>
<p>lien sur Ballaké Sissoko : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ballak%C3%A9_Sissoko" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Ballak%C3%A9_Sissoko</a></p>
<p><img class="alignright" style="float: right; margin: 5px;" src="http://www.ketilbjornstad.com/Photos/000002.jpg" alt="" width="100" height="100" /><strong><span style="color: #ff6600;">Kjetil Bjornstad</span> <span style="color: #008000;">- White (The Innocence)</span></strong></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Pianiste et compositeur de jazz, mais également auteur de livres, cet artiste norvégien (il est né à Oslo en 1952) est un habitué du label ECM. Il a notamment collaboré avec <span style="color: #ff6600;">Terje Rypdal </span>et <span style="color: #ff6600;">David Darling</span>, sur ce même label.</p>
<p style="text-align: justify;">Le titre proposé est un mélange de musique néo-classique associé à du jazz (CQFD).</p>
<p>plus d&#8217;infos : <a href="http://www.ketilbjornstad.com/" target="_blank">http://www.ketilbjornstad.com/</a></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Jean-Philippe Goude</span> <span style="color: #008000;">- Total Balthazar </span></strong></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Décrire Goude en quelques mots est une véritable gageure. Disons que c&#8217;est un compositeur français, né en 1952, qui a écrit pour le cinéma, le théâtre, &#8230;. et des œuvres classiques. Il fut même directeur artistique et arrangeur des premiers albums de <span style="color: #ff6600;">Renaud</span> et <span style="color: #ff6600;">Dick Annegarn</span>.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Ce titre est issu de l&#8217;album &laquo;&nbsp;<span style="color: #ff6600;"><em>La divine nature des choses</em></span>&nbsp;&raquo; (1996) et s&#8217;inscrit parfaitement dans le mouvement néo-classique français.</p>
<p>plus d&#8217;infos : <a href="http://jphgoude.free.fr/index.html" target="_blank">http://jphgoude.free.fr/index.html</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Goude" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Goude</a></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">John Dowland</span> &#8211; <span style="color: #008000;">Go Crystal Tears</span></strong></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Quand le ténor du <span style="color: #ff6600;">Hilliard Ensemble </span>s’associe au producteur Manfreid Eicher pour une réinterprétation du répertoire de John Dowland, cela donne ce mélange savant et savoureux. Mélange d’instruments baroques et du saxophone jazz-world de <span style="color: #ff6600;">John Surman </span>(habitué des mélanges musicaux chez ECM, et saxophoniste de <span style="color: #ff6600;">Anouar Brahem </span>notamment…).</p>
<p>Du John Dowland &laquo;&nbsp;revisité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>plus d&#8217;infos :</p>
<p><a href="http://www.ecmrecords.com/Catalogue/New_Series/1600/1697.php?lvredir=712&amp;catid=0&amp;doctype=Catalogue&amp;order=releasedate&amp;we_search=%2B1697&amp;rubchooser=202&amp;mainrubchooser=2" target="_blank">http://www.ecmrecords.com/Catalogue/New_Series/1600/1697.php?lvredir=712&amp;catid=0&amp;doctype=Catalogue&amp;order=releasedate&amp;we_search=%2B1697&amp;rubchooser=202&amp;mainrubchooser=2</a></p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>M</strong></span><strong><span style="color: #ff6600;">ax Richter</span> <span style="color: #008000;">- Shadow Journal</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Titre de la BO &nbsp;&raquo; <span style="color: #ff6600;"><em>Valse avec Bachir</em></span>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="alignright" style="float: right; margin: 5px;" src="http://www.boomkat.com/various/editorial/MaxRichter-Top.jpg" alt="" width="102" height="143" />&laquo;&nbsp;Max Richter a étudié la composition et le piano à l&#8217;Université d&#8217;Édimbourg, à la Royal Academy of Music et avec Luciano Berio à Florence. Sa musique est principalement influencée par celle de <span style="color: #ff6600;">Xenakis</span>.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Après ses études, Richter a co-fondé l&#8217;ensemble <span style="color: #ff6600;">Piano Circus </span>en 1989 où il est resté pendant dix ans, interprétant entre autres des œuvres <span style="color: #ff6600;">d&#8217;Arvo Pärt</span>, <span style="color: #ff6600;">Brian Eno</span>, <span style="color: #ff6600;">Philip Glass</span>, <span style="color: #ff6600;">Julia Wolfe </span>et <span style="color: #ff6600;">Steve R</span><span style="color: #ff6600;">eich</span>. Durant sa présence, l&#8217;ensemble a sorti cinq disques sur le label Decca.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">En 1996, il a notamment travaillé avec <span style="color: #ff6600;">Future Sound of London </span>sur leur album <em>Dead Cities</em>. Initialement prévu en tant que pianiste, il a finalement travaillé sur plusieurs pistes et en a co-écrit une (titrée &laquo;&nbsp;Max&nbsp;&raquo;). Il a aussi collaboré pendant deux ans sur leur album suivant, <em>The Isness</em>, en tant que mixeur, co-producteur et co-écrivain de plusieurs pistes. Il a aussi travaillé avec <span style="color: #ff6600;">Roni Size </span>sur l&#8217;album <em>In The Mode</em>.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Depuis 2004, Max Richter se produit régulièrement en concert et travaille sur des musiques de films comme celle de <em>Valse avec Bachir</em> de l&#8217;israëlien <span style="color: #ff6600;">Ari Folman</span>. En octobre 2006, il sort son troisième album sur le label FatCat.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">(source Wikipédia : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Richter" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Richter</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Plus d&#8217;infos :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.maxrichter.com/" target="_blank">http://www.maxrichter.com/</a></p>
<p style="text-align: left;">Et un très bon article qui analyse la bande originale du film <span style="color: #ff6600;"><em>Valse avec Bachir</em></span> : <a href="http://www.popnews.com/popnews/max-richter-bo-valse-avec-bachir/" target="_blank">http://www.popnews.com/popnews/max-richter-bo-valse-avec-bachir/</a></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Ryuichi Sakamoto</span> <span style="color: #008000;">- Pong Too</span></strong></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Difficile de classer Sakamoto, tant ses œuvres s’aventurent vers des genres différents (notamment avec le fameux <a href="http://www.plebe-web.com/radio/la-playlist-de-mars#Yellow Magic orchestra">Yellow Magic Orchestra</a>).</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Après le magnifique album <em>1996</em> (sorti en 1996 !) où il reprenait en trio (piano, violon et violoncelle) ses plus grand thèmes de musiques de film, Sakamoto continua dans sa veine classique avec cet album d’œuvres au piano solo, <em>BTTB</em> (= Back To The Basics).<br />
Ce titre, dans un tempo et un rythme plus rapides que les autres pistes, s’inspire du style minimaliste avec des sonorités jazz.</p>
<p>plus d&#8217;infos :</p>
<p><a href="http://www.sitesakamoto.com/home.html" target="_blank">http://www.sitesakamoto.com/home.html</a></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Série Summertime :</strong></span></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Clara Rockmore</span> &#8211; <span style="color: #008000;">Summertime</span></strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/09/clararockmore_classicwhite.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-924" style="float: right; margin: 5px;" title="clararockmore_classicwhite" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/09/clararockmore_classicwhite-150x150.jpg" alt="" width="168" height="168" /></a>&laquo;&nbsp;<strong>Clara Rockmore</strong>, née Clara Reisenberg le 9 mars 1911 à Vilnius en Lituanie, et décédée le 10 mai 1998 à New York aux États-Unis, est l&#8217;une des plus grandes virtuoses du <a title="Thérémine" href="/wiki/Th%C3%A9r%C3%A9mine">thérémine</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Clara Rockmore possède plusieurs dons de la nature qui lui permirent de jouer du thérémine avec tant de brio. Tout d&#8217;abord, sa formation classique qui lui apporta un avantage par rapport aux autres joueurs de thérémine. En effet, ceux-ci manquaient de connaissances musicales de base, y compris l&#8217;inventeur de cet instrument : <a class="mw-redirect" title="Léon Theremin" href="/wiki/L%C3%A9on_Theremin">Léon Theremin</a>. Ensuite, son oreille absolue : très utile pour cet instrument qui peut générer une continuité de sons à n&#8217;importe quelle fréquence, c’est-à-dire les notes habituelles du <a title="Système tonal" href="/wiki/Syst%C3%A8me_tonal">système tonal harmonique</a>, mais également toutes les notes qui peuvent se trouver entre deux demi-tons conventionnels. Enfin, son contrôle très rapide et très précis de ses mouvements pour cet instrument dont la proximité du corps (des mains) de l&#8217;instrumentiste détermine la hauteur et l&#8217;intensité (ou nuance) des sons, sans aucun contact physique. Clara Rockmore eut également l&#8217;avantage de travailler directement avec Léon Theremin dès les premiers jours du développement commercial de son instrument aux États-Unis. Elle lui soumis un grand nombre de suggestions et de propositions de modifications pour améliorer l&#8217;instrument, qu&#8217;il incorpora dans les versions plus tardives.</p>
<p style="text-align: justify;">Clara Rockmore fut une virtuose inégalée de cet instrument dès les premières décennies de son utilisation. Contrairement à un grand nombre de musiciens qui utilisèrent cet instrument pour des bruitages effrayants ou des effets spéciaux sonores dans des films fantastiques ou de science-fiction, Clara Rockmore l&#8217;utilisa pour comme un instrument de musique classique. Sous son contrôle, le timbre du thérémine était proche de celui du violon, ou de la voix humaine.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">(source Wikipédia : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Clara_Rockmore" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Clara_Rockmore</a>)</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=922&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebe-one/radio/playlist-nouvelle-musique-quand-le-classique-croise-le-jazz-la-world-la-musique-de-film-lambient-par-arnaud/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Anouar Brahem Trio au théâtre de l&#8217;Agora</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/anouar-brahem-trio-au-theatre-de-lagora</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/anouar-brahem-trio-au-theatre-de-lagora#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 14:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[EDITO]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[world]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/plebber/anouar-brahem-trio-au-theatre-de-lagora</guid>
		<description><![CDATA[Parce que ce site est là pour ça. Parce que j&#8217;ai toujours souhaité écrire notamment sur des artistes dont la sensibilité me semblait proche de la mienne. Parce que j&#8217;ai fait le site dans cette optique de partager et de faire découvrir, exceptionnellement, l&#8217;édito emprunte une chronique critique de la section Plebber, un concert d&#8217;Anouar Brahem [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Parce que ce site est là pour ça. Parce que j&#8217;ai toujours souhaité écrire notamment sur des artistes dont la sensibilité me semblait proche de la mienne. Parce que j&#8217;ai fait le site dans cette optique de partager et de faire découvrir, exceptionnellement, l&#8217;édito emprunte une chronique critique de la section Plebber, un concert <span style="color: #ff6600"><span style="color: #000000">d&#8217;</span><strong>Anouar Brahem Trio</strong></span>.</p>
<p align="justify"><img border="0" vspace="5" align="left" width="500" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/03/anouar_brahem2.jpg" hspace="5" alt="anouar_brahem2.jpg" height="404" style="width: 252px; height: 194px" title="anouar_brahem2.jpg" />Evry, concert d&#8217;ouverture du festival, 1° édition, <span style="color: #ff6600">Vagamondes</span> consacré aux rencontres entre les 2 rives de la Méditerranée, avec la Tunisie à l&#8217;honneur. Anouar Brahem donc, en trio, en tournée de son dernier album <em><span style="color: #ff6600"><strong>Le voyage de Sahar</strong></span></em>, 2° opus avec ses musiciens du moment François Couturier au piano et Jean Louis Matinier à l&#8217;accordéon. « <em>Anouar Brahem est considéré aujourd&#8217;hui comme le joueur de oud le plus talentueux et innovant de son pays. Musicien tunisien nourri de tradition arabe, de jazz et de musiques actuelles, il tente ici l&#8217;expérience du trio avec l&#8217;accordéoniste Jean-Louis Matinier et le pianiste François Couturier, et propose une musique cosmopolite oscillant entre pudeur et sensualité, nostalgie et recueillement.</em> »</p>
<p align="justify"><span style="color: #008000"><strong>Mon avis :</strong></span> Anouar Brahem est de ces personnes qui vous changent la perception de la vie. Pour moi, il y a eu, assez nettement, la musique avant, et surtout après Anouar Brahem. Je me souviens que d&#8217;une première écoute, il restait la sensation d&#8217;un grand virtuose, empreint d&#8217;une sensibilité enchanteresse et d&#8217;une émotion maîtrisée. Aux écoutes suivantes, s&#8217;immisce la certitude que l&#8217;on est en présence d&#8217;une harmonie exceptionnelle avec la musique.</p>
<p align="justify">J&#8217;avais assisté aux précédents concerts donnés pour ses albums <em><span style="color: #ff6600"><strong>Astrakan Café</strong></span></em> et <em><span style="color: #ff6600"><strong>Le Pas du chat noir</strong></span></em>. Celui-ci accompagne la sortie du <em><span style="color: #ff6600">Voyage de Sahar</span></em>, qui est la suite directe du <em>Pas du chat noir</em> avec les mêmes musiciens. La découverte n&#8217;est donc pas au rendez-vous pour les connaisseurs.</p>
<p align="justify">On peut remarquer une décontraction plus apparente entre <span style="color: #ff6600">Couturier</span> et Brahem, et la complicité s&#8217;est accrue, <span style="color: #ff6600">Matinier </span>semblant toujours quelque peu en retrait. Comme auparavant, le trio interprète les titres de l&#8217;album (seulement), sans déroger à la règle, dans le même ordre (exception faite du titre &laquo;&nbsp;<span style="color: #3366ff">Vague / E la nave va&nbsp;&raquo;</span>).</p>
<p align="justify">Ainsi un concert de Brahem est à comprendre comme l&#8217;écoute d&#8217;un de ses albums. Pas d&#8217;interventions, des morceaux qui s&#8217;enchaînent (Anouar ne semble pas supporter un trop long temps entre), un tempo proche de l&#8217;original, l&#8217;humeur reconstituée. Concert oblige, et la qualité de ses musiciens, il laisse la part d&#8217;improvisation s&#8217;immiscer. Mais s&#8217;immiscer seulement, jamais elle ne doit supplanter, ni être dominante par rapport à la construction originale. Il semble presque la redouter.</p>
<p align="justify">C&#8217;est pourquoi les phases de libre cours à l&#8217;improvisation sont clairement dessinées et encadrées. Anouar Brahem improvise peu par rapport à ses parties originales, mais varie énormément dans ses attaques, dans ses trémolos, allers-retours sur les cordes.</p>
<p align="justify">La musique de Brahem sur ses 2 derniers albums est très précisément écrite, chaque variation et évolution parfaitement pensée. La précision harmonique est à ce prix et au vu du résultat, sans contestation.</p>
<p align="justify">Le concert devient ainsi presque la gageure de sa musique aux influences des musiques improvisées (jazz et orientales). Il faut reconstituer l&#8217;harmonie précieuse tel l&#8217;équilibriste sur son fil en apesanteur, comme l&#8217;est la rigueur d&#8217;un musicien classique, en permettant l&#8217;improvisation inhérente à son essence.</p>
<p align="justify">On obtient ainsi un étrange poétique, un ailleurs musical fait de précision, tout autant que de libertés nées de la contrainte harmonique et de la composition.</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="400" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/03/brahem.jpg" hspace="5" alt="brahem.jpg" height="323" title="brahem.jpg" /></p>
<p align="justify">Brahem est au sommet de son art : virtuose autant qu&#8217;épurée, sa technique est devenue complètement transparente au service de sa musique. Il dirige, bien qu&#8217;en douceur, fermement ses compositions et les interventions de ses camarades de jeu. Il veut ressentir au plus près la vibration originale des instruments, éloignant toute source sonore amplifiée.</p>
<p align="justify">Couturier et Matinier l&#8217;accompagnent d&#8217;une quasi perfection, « autorisés » à s&#8217;exprimer en quelques chorus d&#8217;une ampleur et d&#8217;une musicalité mélodique et rythmique de haute tenue. On sent l&#8217;influence de l&#8217;album de Couturier, <em><span style="color: #ff6600"><span style="color: #ff6600">Nostalghia</span></span></em>, musiques inspirées des films de Tarkovski et un jeu plus riche harmoniquement.</p>
<p align="justify">Si j&#8217;avais été complètement conquis par son concert de sa précédente tournée, celui-ci me semble légèrement moindre, et cela tient tout simplement, je crois, au fait que <em><span style="color: #ff6600">Le voyage de Sahar</span></em> n&#8217;atteint pas le sublime et le génie du <span style="color: #ff6600"><em>Pas du chat noir</em></span> dans la richesse des compositions musicales. La suite d&#8217;un tel monument était périlleuse. Elle s&#8217;en tire quasiment à l&#8217;identique.</p>
<p align="justify">Le public, chaleureux, en redemandait, saluant la prestation extraordinaire du trio (comme à chaque fois presque), qui nous a gratifié de la reprise du titre &laquo;&nbsp;<span style="color: #3366ff">Leïla au pays du carrousel&nbsp;&raquo;</span> (de l&#8217;album <em><span style="color: #ff6600">Le Pas du chat noir</span></em>).</p>
<p align="justify">Enchanteur&#8230;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Pour ce qui est des <span style="color: #008000"><strong>compositions</strong></span> elles-mêmes, je reprends la critique suivante, que je fais mienne :</p>
<p align="justify"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><em>&laquo;&nbsp;</em>Cet album est à la fois un prolongement de la tradition de l&#8217;oud mais il s&#8217;en écarte aussi d&#8217;une manière audacieuse. Malgré sa connaissance impressionnante des maqamat, un système extrêmement riche de modes dans lequel la musique arabe s&#8217;enracine, Brahem base rarement ses improvisations directement sur le maqam. Son phrasé est pur et dépouillé, s&#8217;exprimant presque autant par le silence que par le son&#8230; Composée de lignes qui coulent avec élégance et de sombres silences de respiration, la musique virevolte avec les harmoniques du piano&#8230; plusieurs mélodies sont basées sur des accords arpégés, répétés à la manière enfantine de Satie. Quoi que simples, elles contiennent cependant des arabesques envoûtantes. Les trois musiciens apparaissent rarement ensemble, et sur les 12 plages de l&#8217;album, seules sept sont jouées en trio. La plupart du temps ce sont des duos qu&#8217;on entend, piano et oud, oud et accordéon, accordéon et oud. Souvent les musiciens reprennent les lignes les uns les autres, mais rarement à l&#8217;unisson, accentuant ainsi le caractère intimiste de la musique tout en produisant un effet flottant, d&#8217;écho. Si les ensembles projettent toujours « l&#8217;image d&#8217;une communauté » comme le critique Greil Marcus l&#8217;a suggéré, alors le trio de Mr Brahem &#8211; partie takht, partie trio de jazz, partie ensemble de chambre &#8211; évoque une sorte d&#8217;Andalousie du 21ème siècle, dans laquelle les sensibilités européennes et arabes se sont si profondément fondues que les frontières qui les séparaient se sont complètement dissoutes. L&#8217;image peut paraître utopique, mais sa beauté est indéniable.&nbsp;&raquo;<br />
 <br />
</span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="color: #3366ff"><strong>Adam Shatz</strong><br />
<strong><em>The New York Times</em></strong></span>  à propos de l&#8217;album <em><span style="color: #ff6600">Le Pas du Chat Noir</span></em></span>
</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #008000">Quelques éléments de biographie (provenant du</span> <a href="http://www.anouarbrahem.com/">site officiel</a><span style="color: #008000">) :</span></strong></p>
<p align="justify">Anouar Brahem naît à Halfaouine, dans la Médina de Tunis, le 20 octobre 1957. Après s&#8217;être initié à l&#8217;oud dans le cadre du Conservatoire National de Musique de Tunis, il poursuit sa formation auprès du grand maître <span style="color: #ff6600">Ali Sriti</span> qui en fait son disciple et lui enseigne la musique savante arabe, le Maqam, et l&#8217;art de l&#8217;improvisation, le Taqsim. Anouar Brahem affirme déjà une personnalité multiple en se donnant comme mission de restaurer le oud en tant qu&#8217;instrument soliste, emblématique de la musique arabe, tout en rompant avec la tradition dans son travail de composition intégrant des éléments de jazz ainsi que d&#8217;autres traditions musicales orientales et méditerranéennes.</p>
<p align="justify">En 1981, il s&#8217;installe pour quatre ans à Paris, période pendant laquelle il collabore avec <span style="color: #ff6600">Maurice Béjart</span> et compose de nombreuses oeuvres originales, notamment pour le cinéma tunisien.</p>
<p align="justify">Entre 1985 et 1990, de retour en Tunisie, il poursuit son travail de composition et par de nombreux concerts, acquiert une authentique notoriété publique.</p>
<p align="justify">En 1990 il rencontre <span style="color: #ff6600">Manfred Eicher</span> qui lui propose d&#8217;enregistrer son premier disque pour le prestigieux label ECM. <em><span style="color: #ff6600">Barzakh</span></em> marque le début d&#8217;une collaboration particulièrement féconde qui en l&#8217;espace d&#8217;une petite douzaine d&#8217;années verra Anouar Brahem s&#8217;entourer des musiciens les plus talentueux tous genres et cultures confondus (<span style="color: #ff6600">Barbarose Erköse</span>, <span style="color: #ff6600">Jan Garbarek</span>, <span style="color: #ff6600">Dave Holland</span>, <span style="color: #ff6600">John Surman</span> &#8230; ) et signer pas moins de 8 albums, tous consacrés par le public et la critique : <span style="color: #ff6600"><em>Conte de L&#8217; Incroyable Amour</em></span> (1991), <span style="color: #ff6600"><em>Madar</em></span> (1994), <span style="color: #ff6600"><em>Khomsa</em></span> (1995), <span style="color: #ff6600"><em>Thimar</em></span> (1998), <span style="color: #ff6600"><em>Astrakan Café</em></span> (2000), <span style="color: #ff6600"><em>Le Pas Du Chat Noir</em></span> (2002) et<span style="color: #ff6600"><em> Le Voyage De Sahar</em></span> (2006).</p>
<p><strong><span style="color: #008000">DISCOGRAPHIE</span></strong></p>
<p align="center"><strong><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/Cover_le_voyage_de_Sahar.jpg" hspace="5" height="159" /> </strong></p>
<p align="center"><strong> </strong>ECM 1915<strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>Le Voyage de Sahar</strong> &#8211; 2006</p>
<p align="center">Anouar Brahem : oud<br />
François Couturier : piano<br />
Jean Louis Matinier : accordéon
</p>
<p align="center"><span style="color: #008000">Prix et récompenses :</span></p>
<p align="center">Edison Award<br />
Stereoplay, Die audiophile Jazz-CD<br />
Classica-Répertoire, R10 Classica<br />
The Gramophone (South Korea&lt;), Editor&#8217;s Choice<br />
Irish times ******<br />
The independent ****<br />
NMZ shallplatten ******<br />
Stereo *****
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/pochette%20BrahVag.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center">ECM</p>
<p align="center"><strong>Vague </strong>- 2003<br />
(édition limité en Belgique et en France)
</p>
<p align="center">Une sélection des plus belles mélodies d&#8217;Anouar Brahem</p>
<p align="center"><img width="27" src="http://www.anouarbrahem.com/images/4trebleclef.jpg" height="15" /> Télérama</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/paschatnoir.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center">ECM 1792</p>
<p align="center"><strong>Le Pas du Chat Noir</strong> &#8211; 2002<br />
Anouar Brahem : oud<br />
François Couturier : piano<br />
Jean Louis Matinier : accordéon<br />
 </p>
<p align="center"><img width="27" src="http://www.anouarbrahem.com/images/4trebleclef.jpg" height="15" /> Télérama<br />
&laquo;&nbsp;Recommandé&nbsp;&raquo; Classica<br />
&laquo;&nbsp;Choc&nbsp;&raquo; Jazzman
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/cover_Charmediterraneen.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center"> ECM 1828</p>
<p align="center"><strong>Charmediterranéen</strong> &#8211; 2002</p>
<p align="center">Orchestre National de Jazz<br />
Dirigé par Paolo Damiani<br />
avec Anouar Brahem et Gianluigi Trovesi
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/disc%2003.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center">ECM 1718</p>
<p align="center"><strong>Astrakan Café</strong> &#8211; 2000<br />
Anouar Brahem : oud<br />
Barbaros Erköse : clarinet<br />
Lassad Hosni : bendir, darbouka<br />
<img width="38" src="http://www.anouarbrahem.com/images/5stars.jpg" height="11" /> The Guardian<br />
&laquo;&nbsp;Recommandé&nbsp;&raquo; Classica<br />
<img width="38" src="http://www.anouarbrahem.com/images/5stars.jpg" height="11" /> Stereo<br />
<img width="38" src="http://www.anouarbrahem.com/images/5stars.jpg" height="11" /> Jazz Wise
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/disc%2005.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center"> ECM 1641</p>
<p align="center"><strong>Thimar</strong> &#8211; 1998<br />
Anouar Brahem : oud<br />
John Surman : bass clarinet and soprano saxophone<br />
Dave Holland : double-bass<br />
Preises der Deutshen Schallplattenkritik<br />
<img width="38" src="http://www.anouarbrahem.com/images/4stars.jpg" height="11" /> The Guardian<br />
<img width="27" src="http://www.anouarbrahem.com/images/4trebleclef.jpg" height="15" /> Télérama<br />
&laquo;&nbsp;Recommandé&nbsp;&raquo; Classica<br />
&laquo;&nbsp;CD of the year&nbsp;&raquo; Jazz Wise</p>
<p align="center"><img width="38" src="http://www.anouarbrahem.com/images/4stars.jpg" height="11" /> Down Beat<br />
&laquo;&nbsp;CD des Monats&nbsp;&raquo; Stereoplay
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/disc%2004.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center">ECM 1561</p>
<p align="center"><strong>Khomsa </strong>- 1995<br />
Anouar Brahem : oud<br />
Richard Gálliano : accordion<br />
François Couturier : piano, synthesizer<br />
Jean Marc Larché : soprano saxophone<br />
Béchir Selmi : violin<br />
Paelle Danielsson : double-bass<br />
Jon Christensen : drums</p>
<p align="center"><img width="38" src="http://www.anouarbrahem.com/images/4stars.jpg" height="11" /> Down Beat<br />
<img width="38" src="http://www.anouarbrahem.com/images/4stars.jpg" height="11" /> The Guardian<br />
&laquo;&nbsp;Choc&nbsp;&raquo; Le Monde la Musique
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/disc%2006.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center"> ECM 1515</p>
<p align="center"><strong>Madar</strong> &#8211; 1994<br />
Jan Garbarek : tenor and soprano saxophones<br />
Anouar Brahem : oud<br />
Ustad Shaukat Hussain : tabla</p>
<p align="center">&laquo;&nbsp;CD des Monats&nbsp;&raquo; Stereoplay<br />
&laquo;&nbsp;Choc de l&#8217;année&nbsp;&raquo; Le Monde la Musique<br />
&laquo;&nbsp;Die besten Aufnahmen des jahres&nbsp;&raquo; Stereoplay
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/disc%2001.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center">ECM 1457</p>
<p align="center"><strong>Conte de l&#8217;incroyable amour</strong> &#8211; 1992<br />
Anouar Brahem : oud<br />
Barbaros Erköse : clarinet<br />
Kudsi Erguner : nai<br />
Lassad Hosni : bendir,darbouka</p>
<p align="center">Sélection &laquo;&nbsp;meilleurs disques de l&#8217;année&nbsp;&raquo; Le Monde<br />
&laquo;&nbsp;Los Mejores discos de 1992&#8243; Ritmo
</p>
<p align="center"><img border="0" vspace="5" width="180" src="http://www.anouarbrahem.com/images/disc%2002.jpg" hspace="5" height="180" /></p>
<p align="center"> ECM 1432</p>
<p align="center"><strong>Barzakh</strong> &#8211; 1991<br />
Anouar Brahem : oud<br />
Béchir Selmi : violin<br />
Lassad Hosni : percussions</p>
<p> Toutes les infos discographiques sont sur le site <a href="http://www.ecmrecords.com/">ECM Records</a></p>
<p><strong><span style="color: #008000">COMPLEMENTS :</span></strong>
</p>
<p align="justify">Je vous ai fait une petite sélection des titres marquants d&#8217;Anouar Brahem dispo sur Youtube. Pas de clip officiel, ni d&#8217;extrait de concert, ni de piste audio brouillonne, mais les véritables morceaux des albums mis en image par des anonymes « inspirés » en hommage au musicien (que la musique les ait inspirés, cela ne fait aucune doute, qu&#8217;ils aient été inspirés dans leur montage, c&#8217;est de très loin une autre chose !). A regarder les yeux fermés, pour n&#8217;écouter que la musique&#8230;</p>
<p align="center">[youtube ff_qwu57hok&amp;hl=fr]</p>
<p align="center">Leïla au pays du carrousel (Le Pas du Chat Noir)</p>
<p align="center">[youtube HZNGbMnCbIg&amp;hl=fr]<br />
Kashf (Thimar)</p>
<p align="center">[youtube JkIpezYsPbk&amp;hl=fr]<br />
Parfum de Gitane (Astrakhan Café)</p>
<p align="center">[youtube CS8ih23yWSg&amp;hl=fr]<br />
Raf Raf (Barzakh)</p>
<p align="center">[youtube h1dH2v-V6y0&amp;hl=fr]<br />
Le pas du chat Noir (Le pas du chat noir)</p>
<p align="center">[youtube tOyG3xbZ3Qc&amp;hl=fr]<br />
Vague / E la Nave Va (Le voyage de Sahar)</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=784&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/anouar-brahem-trio-au-theatre-de-lagora/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nicolas Angelich, récital piano au Théâtre des Champs Elysées, le 9 janvier 2008</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/nicolas-angelich</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/nicolas-angelich#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Jan 2008 14:16:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Récital]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/plebber/650</guid>
		<description><![CDATA[Le théâtre des Champs-Élysées est bien garni. Un public plutôt vieillissant pour suivre un récital de musique de chambre. A l’affiche, Nicolas Angelich. On dit de lui le plus grand bien, et que sa maîtrise du répertoire de Brahms est sans pareille. &#171;&#160;D&#8217;origine américaine, mais ayant fait ses études musicales en France auprès d&#8217;Aldo Ciccolini, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img border="0" vspace="5" align="left" width="85" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/nicolas_angelich_conques.thumbnail.jpg" hspace="5" alt="nicolas_angelich_conques.thumbnail.jpg" height="128" title="nicolas_angelich_conques.thumbnail.jpg" />Le théâtre des Champs-Élysées est bien garni. Un public plutôt vieillissant pour suivre un récital de musique de chambre. A l’affiche, <span style="color: #ff6600"><strong>Nicolas Angelich</strong></span>. On dit de lui le plus grand bien, et que sa maîtrise du répertoire de <span style="color: #ff6600">Brahms</span> est sans pareille. <em>&laquo;&nbsp;D&#8217;origine américaine, mais ayant fait ses études musicales en France auprès d&#8217;Aldo Ciccolini, Yvonne Loriod et Michel Beroff, Nicholas Angelich est un déchiffreur exceptionnel, à son aise dans tous les répertoires, y compris contemporain. Trés apprécié par ses pairs comme partenaire de musique de chambre, il est déjà, à 35 ans, un grand du piano.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #008000">Mon avis :</span></strong> Autant le dire, c’est du très haut niveau. Associé à la finesse, au raffinement et à la virtuosité de Angelich, voilà de quoi faire apprécier. Et pourtant, je n’ai pas réussi à véritablement adhérer. Oh, non pas que cela soit mal joué, ni même mal interprété. Bien au contraire. Des deux parties, j’ai préféré la première.<span style="color: #ff6600"> Schubert</span> me parle plus et son <span style="color: #ff6600">Brahms</span> est effectivement introspectif, aérien, parfois ténébreux. Beethoven m’a peu touché. Hormis quelques variations, plus sombres et lentes.</p>
<p align="justify">Le jeu de Angelich est clair, limpide, cristallin dans les aigus, maîtrisés et rond dans les graves. Ce qui est écrit, ici et là, de flatteur sur lui, est juste. Mais peut-être trop, justement. A mon sens, c’est « trop » bien fait. Cela me donnait parfois l’impression de l’élève si brillant, à qui l’on n’a rien à reprocher, qui domine son sujet, l’éclaire de nuances. On sait que tout est bien, mais il y a quelque chose qui ne va pas, sans trop savoir quoi.</p>
<p align="justify">Il nous fait partager sa musique, très savante. Mais jusqu’à un certain point. Me voici à regretter de n’être pas chez moi à écouter et surtout réécouter Angelich au calme, détaché du monde. Le théâtre me semble indécent, agissant comme perte de la profondeur de la musique. Le public, ravi, est satisfait. Il a eu ce qu’il voulait.</p>
<p align="justify">Bien, mais sans surprise, je me sens peu transporté. Les parties virtuoses s’étirent dans l’attendu. L’introspection creuse la sensibilité convenue. Pas de surprise en somme. Oh, bien sûr, en quelques moments (trop rares pour moi), la magie opère.</p>
<p align="justify">Je me suis senti étranger. La salle quant à elle fut plus absorbée. Me voilà bien ennuyé, à ne pas plus apprécier que cela. Mais bon…</p>
<p align="justify">Programme :</p>
<p align="justify"><span style="color: #ff6600">Schubert</span> : Sonate n° 5 en la mineur D. 537<br />
<span style="color: #ff6600">Brahms</span> : quatre Ballades opus 10<br />
<span style="color: #ff6600">Beethoven</span> : Trente-trois variations sur un thème de valse de Diabelli op. 120</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=650&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/nicolas-angelich/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Electre de Hofmannsthal au théâtre de la Colline jusqu&#8217;au 6 avril</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/electre-de-hofmannsthal-au-theatre-de-la-colline-jusquau-6-avril</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/electre-de-hofmannsthal-au-theatre-de-la-colline-jusquau-6-avril#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 31 Mar 2007 23:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/general/electre-de-hofmannsthal-au-theatre-de-la-colline-jusquau-6-avril</guid>
		<description><![CDATA[Une certaine agitation règne aux abords du théâtre de la Colline lorsque j&#8217;y arrive. Il y a du monde, et notamment des scolaires, effervescents. Mais point d&#8217;ors ou de velours : l&#8217;architecture, résolument moderne, dote le théâtre d&#8217;espaces larges et confortables, dont profitent également la petite librairie et la buvette du théâtre, en-dessous de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2007/12/12996.JPG" alt="12996.JPG" title="12996.JPG" align="left" border="0" height="172" hspace="5" vspace="5" width="120" />Une certaine agitation règne aux abords du théâtre de la Colline lorsque j&#8217;y arrive. Il y a du monde, et notamment des scolaires, effervescents. Mais point d&#8217;ors ou de velours : l&#8217;architecture, résolument moderne, dote le théâtre d&#8217;espaces larges et confortables, dont profitent également la petite librairie et la buvette du théâtre, en-dessous de la salle et du pavé parisien. <em>Cette Electre se concentre sur le trio féminin. Clytemnestre, morte-vivante, encadrée par 2 pulsions contraires : sa fille cadette Chrysothémis qui pousse au paroxysme la pulsion de vie et le désir de lumière, et Electre, la soeur aînée, dont la pulsion de mort vise au désir de disparition et à l&#8217;anéantissement. Un joyau de violence brute et noire, et l&#8217;une des réécritures les plus décapantes des mythes anciens. </em></p>
<p><strong>Mon avis :</strong> Mouais &#8230; L&#8217;écriture n&#8217;est certes pas à mettre en cause. Mais le joyau manque quelque peu d&#8217;éclat, et « la violence brute et noire » se défait en tonitruance dans une mise en scène glaçante et trop souvent incohérente. N&#8217;en déplaisent à certaines enthousiastes critiques, on s&#8217;ennuie ferme, quand l&#8217;on ne rit pas d&#8217;un rire un peu vexant.</p>
<p>Tout commence par des chuchotements dans le noir. Le choeur, avant qu&#8217;arrive Electre, et la lumière, au milieu de quelques 70 chaises – vides, évidemment, pour symboliser les absents, les morts, sans doute. Electre -Valérie Lang- monte sur l&#8217;un d&#8217;elles et commence à crier sa rage. J&#8217;avoue que j&#8217;ignore encore si cette clameur continue est convaincante, ou si c&#8217;est juste que l&#8217;on finit par s&#8217;y habituer. Disons tout de suite, la performance est remarquable, ne serait-ce que physiquement. Pour le résultat, en revanche &#8230; Bref, Electre se tient sur sa chaise, comme une statue, et tonitrue. Mais ce paysage de chaises sera bientôt balayé par une marée d&#8217;hommes noirs – les fantômes d&#8217;Electre ? Ce qui permettra ensuite à Electre de les ranger, ce qui lui prendra cinq bonnes minutes.</p>
<p>Ces chaises me laissent quelque peu sceptique, mais soit : on s&#8217;y fait. J&#8217;aimerais en revanche savoir par quel miracle, après ces pénibles cinq minutes, Electre peut crier à Chrysothémis, muette pendant ce temps « Tais-toi! ». De même que j&#8217;aimerais comprendre quelle raison a pu faire croire au metteur en scène que, lorsque Electre détaille les atouts physiques de sa soeur (force des bras, finesse des chevilles) avec une éloquence d&#8217;amante, au point que l&#8217;autre crie « Lâche-moi ! », les deux soeurs sont à dix mètres l&#8217;une de l&#8217;autre. C&#8217;est pourtant ce qu&#8217;il donne à voir. Chrysothémis est priée de se taire quand elle ne pipe mot, Electre de lâcher quand elle ne tient pas. Cette constante incohérence entre ce qui est dit et ce qui est vu est pénible, et ne passe pas : une gêne perpétuelle qui nous empêche d&#8217;entrer dans le jeu.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;autant plus ennuyeux que la pièce nous parle de passions qui entraînent dans la plus violente hystérie. Electre possédée par le fantôme de son père, Clytemnestre par un Egisthe à laquelle elle est liée dans le crime. Mais la Clytemnestre ici proposée, aux cheveux très courts, vêtue d&#8217;un costume d&#8217;homme noir, n&#8217;est pas apeurée plus de trente secondes, (comme le voit bien Electre dans son regard, soit dit au passage, puisqu&#8217;elle lui tourne le dos). On ne la voit pas brisée alors qu&#8217;elle voudrait être puissante. On la voit froide et insensible, c&#8217;est tout. Là, le décrochage entre le texte et ce qui est vu n&#8217;est plus seulement gênant, il saute aux yeux, et navre.</p>
<p>Et c&#8217;est un peu le même reproche que l&#8217;on peut faire aux jeux de lumière tout en contrastes de noir et de blanc, ce qui accuse les contours et laisse peu de place au sang sans cesse appelé dans le texte. D&#8217;emblée, le spectateur se sent placé en face d&#8217;une reconstitution clinique plus que dans le vif de cette folie meurtrière censée s&#8217;emparer des personnages. Ces jeux de lumière, même s&#8217;ils permettent certaines multiplications d&#8217;ombres, de fantômes, et d&#8217;en montrer le poids, restent souvent trop formels. Ce choix, comme beaucoup d&#8217;autres, est trop appuyé. La pluie de confettis, rouges, qui se déverse à l&#8217;annonce de la mort d&#8217;Oreste dure trop longtemps, de même que le moment où Electre creuse le sol pour en déterrer la hache parricide.</p>
<p>Et de fait, plus le spectacle avance, plus l&#8217;on sent la salle sceptique. Lorsqu&#8217;enfin Egisthe expire, et qu&#8217;il <em>murmure</em> « Au secours ! <font face="Times New Roman, serif">À</font> l&#8217;assassinat ! Au meurtre ! On m&#8217;assassine ! », des rires fusent dans la salle. Bref, on sort déçu, après un spectacle aussi pompeux qu&#8217;ennuyeux. Déception d&#8217;autant plus amère que le texte est superbe et que les acteurs avaient une belle énergie à proposer. Encore fallait-il en tirer profit &#8230;</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=463&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/electre-de-hofmannsthal-au-theatre-de-la-colline-jusquau-6-avril/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ecossaise de Voltaire au théâtre du Lucernaire jusqu&#8217;au 7 avril 2007</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/lecossaise-de-voltaire-au-theatre-du-lucernaire-jusquau-7-avril-2007</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/lecossaise-de-voltaire-au-theatre-du-lucernaire-jusquau-7-avril-2007#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2007 01:47:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/?p=150</guid>
		<description><![CDATA[Le printemps est précoce. Prémisse du climat futur ? Toujours est-il que la quiétude des températures en cette fin d&#8217;hiver et d&#8217;après-midi donne envie de s&#8217;enfermer pour l&#8217;espace d&#8217;une heure au théâtre. Quelques personnes en ce milieu de semaine, mais certes pas la foule des grands jours. &#171;&#160;Une jeune, belle et pauvre Écossaise, dont la famille est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img align="left" width="92" src="http://www.plebe-web.com/img/04/ecossaise.jpg" hspace="5" alt="L'écossaise de Voltaire" height="152" title="L'écossaise de Voltaire" />Le printemps est précoce. Prémisse du climat futur ? Toujours est-il que la quiétude des températures en cette fin d&#8217;hiver et d&#8217;après-midi donne envie de s&#8217;enfermer pour l&#8217;espace d&#8217;une heure au théâtre. Quelques personnes en ce milieu de semaine, mais certes pas la foule des grands jours. <span style="color: #ff6600">&laquo;&nbsp;<em>Une jeune, belle et pauvre Écossaise, dont la famille est persécutée par les Anglais, se cache dans une auberge à Londres… Hélas, elle est amoureuse du fils de l’ennemi juré de sa famille… Trois comédiens interprètent la dizaine de personnages de la pièce, sur un mode allegro molto vivace</em>&laquo;&nbsp;.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #008000"><strong>Mon avis </strong>:</span> 3 acteurs qui jouent 10 personnages, c&#8217;est la porte ouverte à l&#8217;adapation qui peut vite virer au confus et au n&#8217;importe quoi conceptuel du théâtre alternatif fait à « l&#8217;arrache ». Conscient de ce risque, le parti pris est assez audacieux. Plutôt que de véritablement faire croire que ces 10 personnages sont des entités bien différentes par des distinctions très marquées de costumes, de voix et d&#8217;intonations, ils les interprétent et s&#8217;échangent les rôles (à l&#8217;exception de 3) d&#8217;un simple contournement, pirouette, ou passage derrière le piano. Peu importe la vraissemblance, c&#8217;est le rythme sans temps mort qui doit primer. Parfois un peu de costume permet la différenciation, mais souvent un simple objet ou vêtement en fait office, d&#8217;autant que les voix varient peu et leurs intonations sont par contre très exagérées.</p>
<p align="justify">Un peu déroutant sur le début, il faut quelques minutes d&#8217;adaptation (je dirais presque le premier acte sur les 5) : je me demandais s&#8217;il s&#8217;agissait de lard ou de cochon. Autrement dit, si c&#8217;est sérieux et à prendre au premier degré, ou si le second degré s&#8217;insinue de façon permanente en une propre amuserie de ce que les acteurs eux-mêmes sont en train de faire ? C&#8217;est le second degré qui prime. Dès lors les réticences s&#8217;effacent devant l&#8217;énergie des acteurs et leur propension à nous amuser. Tous 3 sont convaincants, avec une petite mention pour le pianiste, qui nous ponctue de quelques ritournelles bien à propos.</p>
<p align="justify">Le texte est toutefois toujours un peu long, malgré les coupes effectuées. L&#8217;histoire est loin d&#8217;être d&#8217;une grande finesse, et le texte qui se voulait mordant face à Frélon le critique est un peu trop dilué. Mais qu&#8217;importe, la mise en scène, assez simple, a du rythme et ne tourne pas à vide. Un spectacle divertissant et qui met le sourire à toute bonne âme de bonne volonté comique.</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=150&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/lecossaise-de-voltaire-au-theatre-du-lucernaire-jusquau-7-avril-2007/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le bon roi Dagobert, guitare solo</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/partitions-guitare/classique/le-bon-roi-dagobert-guitare-solo</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/partitions-guitare/classique/le-bon-roi-dagobert-guitare-solo#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Mar 2007 22:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Partitions Guitare]]></category>
		<category><![CDATA[partition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/?p=149</guid>
		<description><![CDATA[Un nouveau traditionnel au menu, plus particulièrement connu en nos contrées par la petite chanson qui l&#8217;accompagne (outre certains films et autres contes et histoires). Il s&#8217;agit ici d&#8217;un arrangement, plutôt classique, pour guitare solo de Antonio Lauro, récupéré au hasard de la toile
-&#62; la partition au format guitar pro 5 (niveau moyen)
Le plus compliqué [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img title="Le bon roi Dagobert" src="http://www.plebe-web.com/img/04/roidagobert.jpg" alt="Le bon roi Dagobert" hspace="5" align="left" />Un nouveau traditionnel au menu, plus particulièrement connu en nos contrées par la petite chanson qui l&#8217;accompagne (outre certains films et autres contes et histoires). Il s&#8217;agit ici d&#8217;un arrangement, plutôt classique, pour guitare solo de <span style="color: #ff6600;">Antonio Lauro</span>, récupéré au hasard de la toile</p>
<p>-&gt; la partition au format <span style="color: #0000dd;"><a title="Le Bon Roi Dagobert" href="http://www.plebe-web.com/partitions/classique/LeBonRoiDagobert.gtp">guitar pro 5</a></span> (niveau moyen)</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus compliqué est de s&#8217;affranchir de la mélodie lors de l&#8217;apprentissage des doigtés. En effet, celle-ci a tendance à guider l&#8217;interprétation avant même d&#8217;en apprendre la structure. Attention donc. Les doigtés sont un peu complexes, mais comme il s&#8217;agit d&#8217;un arrangement classique, on peut aisément se libérer des positions d&#8217;accords connus pour en adopter des particulières qui vous sieraient mieux. Le rythme est essentiel, et veuillez tenir compte du ralentissement sur une mesure (une sorte de &laquo;&nbsp;retenue&nbsp;&raquo;) vers la fin du morceau. Après, c&#8217;est à vous de l&#8217;interpréter selon vos humeurs : joyeux, renfrogné, enfantin&#8230;</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=149&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/partitions-guitare/classique/le-bon-roi-dagobert-guitare-solo/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;L&#8217;Importance d&#8217;Etre Constant&#8221; au théâtre Antoine jusqu&#8217;au 28 février</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/plebber/theatre/limportance-detre-constant-au-theatre-antoine-jusquau-28-fevrier</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/plebber/theatre/limportance-detre-constant-au-theatre-antoine-jusquau-28-fevrier#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Feb 2007 23:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.plebe-web.com/general/limportance-detre-constant-au-theatre-antoine-jusquau-28-fevrier</guid>
		<description><![CDATA[Est-il encore besoin de présenter ce marivaudage dandy d&#8217;Oscar Wilde, avec Lorànt Deutsch, Frédéric Diefentahl et Macha Méril en vedettes, qui tient l&#8217;affiche depuis la rentrée ? Une promotion efficace s&#8217;en est chargée. Deux jeunes hommes de la meilleure société tombent amoureux de deux jeunes filles ravissantes obsédées par l&#8217;idée d&#8217;épouser nécessairement un mari qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Est-il encore besoin de présenter ce marivaudage dandy d&#8217;Oscar Wilde, avec Lorànt Deutsch, Frédéric Diefentahl et Macha Méril en vedettes, qui tient l&#8217;affiche depuis la rentrée ? Une promotion efficace s&#8217;en est chargée. <em>Deux jeunes hommes de la meilleure société tombent amoureux de deux jeunes filles ravissantes obsédées par l&#8217;idée d&#8217;épouser nécessairement un mari qui se prénommerait Constant&#8230; Or il se trouve que leurs amoureux ne s&#8217;appellent pas Constant! Mais qui sait, finalement, et qui sont-ils ?</em><br />
Ce samedi soir d&#8217;un hiver pressé d&#8217;en finir, un hasard, ou presque, me conduit vers les dorures du théâtre Antoine et le charme de ce théâtre à l&#8217;italienne pour profiter de cette pièce à succès qui dure et dure : c&#8217;est parti pour 2h30 de spectacle.</p>
<p><strong>Mon avis</strong> : Un hasard, donc. Je n&#8217;avais guère prévu d&#8217;aller voir Lorànt Deutsch en dandy (et peine encore à comprendre comment on peut avoir celle de le lui faire jouer). Mais il n&#8217;était pas la seule tête d&#8217;affiche, et la pièce d&#8217;Oscar Wilde est un tel délice que l&#8217;on salive à l&#8217;idée de la voir présentée dans le bel écrin du théâtre Antoine. On dit bien qu&#8217;importe le flacon pourvu qu&#8217;on ait l&#8217;ivresse ?, mais &#8230; eh bien, c&#8217;est tout le problème, guère d&#8217;ivresse, car guère de rythme, guère de riresor c&#8217;est bien un rythme et un rire endiablés qu&#8217;est censée susciter la pièce de Wilde. L&#8217;avalanche de quiproquos ne nous précipite pasvers le dénouement, mais nous y conduit cahin-caha, de façon un peu poussive, et ressemble presque au lent enchaînement de passages obligés, au lieu de rendre sensible l&#8217;emballement jouissif de la pièce de Wilde. On rit trop peu, les acteurs jouent des personnages fort étrangement trop sérieux et trop inconsistants, pour que l&#8217;alchimie opère. Lorànt Deutsch nous campe un dandy qui ressemble plus à un courtisan ennuyé bientôt assagi par l&#8217;amour qu&#8217;à autre chose, et le palôt dandy aplanit ainsi bon nombre de répliques qui se perdent dans l&#8217;insignifiance de l&#8217;artifice en en ôtant le piquant. On en viendrait à douter du talent de Wilde. Friedéric Diefenthal est plus crédible en dandy, mais ne peut guère à lui seul insuffler un rythme par ailleurs absent, et Macha Méril, au milieu de tout cela, paraît en faire trop sans nécessité, quand une distribution différente aurait peut-être pu dégager la pertinence de son jeu.</p>
<p>Restent certes la beauté du décor et des costumes, le texte de Wilde qui demeure plaisant. L&#8217;ensemble n&#8217;est sans doute pas mauvais, mais certainement décevant, et bien en peine d&#8217;évoquer le dandysme et un certain tour cynique, hautain et spirituel qui lui est propre. Le cahier des charges est rempli a minima, et des applaudissements répétés mais moyennement fournis, peu enthousiastes, saluent la prestation. Tant de réserve de part et d&#8217;autre que c&#8217;est à se demander si les acteurs eux-mêmes ne sont pas un peu las de cette pièce &#8230;</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=459&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/plebber/theatre/limportance-detre-constant-au-theatre-antoine-jusquau-28-fevrier/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
