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	<title>La plèbe &#187; comédie</title>
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		<title>Sextett de Rémi de Vos au Théâtre du Rond Point</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 16:03:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plebber]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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		<description><![CDATA[Premier détour de la saison vers le Rond Point. On s’y sent à l’aise, comme un habitué. Mais très peu de personnes dans la grande salle, un tiers de la salle je dirais, qui sont quelque peu surprises de ce qu’elles voient…&#160;&#187;Pour moi l’humour est nécessairementlié à des choses graves. Plus c’est sérieux, plus on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/10/sextett11.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2342" title="sextett1" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/10/sextett11-225x300.jpg" alt="sextett1" width="225" height="300" /></a>Premier détour de la saison vers le Rond Point. On s’y sent à l’aise, comme un habitué. Mais très peu de personnes dans la grande salle, un tiers de la salle je dirais, qui sont quelque peu surprises de ce qu’elles voient…&nbsp;&raquo;<span style="color: #ff6600;"><em>Pour moi l’humour est nécessairementlié à des choses graves. Plus c’est sérieux, plus on a besoin d’en rire. Tout s’est passé très vite. Simon n’a pas eu le temps de comprendre ce qui était en train de lui arriver. Le revoilà dans la maison maternelle quelque part en province. Un décor familier pour tous ceux qui ont vu le désopilant Jusqu’à ce que la mort nous sépare du tandem Rémi De Vos-Éric Vigner dont Sextett constitue, en quelque sorte, la suite. Il revient tout juste de l’enterrement de sa mère avec Claire, une collègue qui le voyant bouleversé a eu la gentillesse de l’accompagner. Dans cette comédie érotique déjantée, les rôles sont écrits pour les acteurs. Librement inspirées de la tragédie grecque, ces Erinyes modernes vont révéler Simon à lui-même et à son histoire, en musique et en chansons, au travers de langues et d’accents étrangers. Chez Rémi De Vos, le rire est un exutoire à la folie.</em></span>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> je n’ai pas vu la précédente pièce, dont celle-ci serait en quelque sorte la suite. Cela ne nuit pas à sa compréhension, au plus cela diminue (sic) les parallèles et mises en perspective. Dire que le public fut dubitatif sur le spectacle proposé est une illustration d’un doux euphémisme, et pour ma part j’oscille entre l’emballement d’enthousiasme, et le réservé du bien fait pas trop…</p>
<p style="text-align: justify;">Reprise du décor de la précédente pièce. Grand salon avec des marches en avant-scène. Une porte d’entrée centrale. Une baie vitrée sur le jardin (le mur pour nous) à jardin, un frigo à court sur ce qui pourrait être une espèce de cuisine. Une épaisse moquette délavée rouge, bordeaux et marron. Un papier peint années 70 aux couleurs criardes qui auraient perdu de leur vigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">Sextett parle de sexe mais aussi de musique. Eros et Thanatos se croisent. Les Érinyes pointent le bout de leur… seins (et de nez,  et voix,…). La Valkyrie débarque… ça sent bon les références aux mythologies grecques, latines et nordiques. Si l’on peut parfaitement comprendre la pièce sans en connaître leurs origines et leurs significations, celles-ci ne sont pas purement gratuites et posées là pour assortir le spectacle de l’étiquette intello-erotico chic. Connaître les mythes permet de saisir une psychologie bien plus profonde et recherchée des différents personnages et de leurs enjeux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/10/sextett1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2341" title="sextett" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/10/sextett1.jpg" alt="sextett" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Du sexe et de la musique donc. De sexe surtout, mis en musique, illustré par la musique, engendré par la musique… Sans dévoiler l’histoire, Sextett raconte la mise en scène du désir sexuel par 6 personnages, 1 homme et 5 femmes (heureux Micha Lescot entouré de ces exquises dames…) au travers d’une quête de l’identité de l’homme confronté au désir féminin. Il voit « débarquer » dans sa vie, le jour de l’enterrement de sa mère, ces objets tant convoités du désir,  pour l’une collègue d’un travail absurde de normalité, pour une autre « sa pute » ombre ou phantasme d’un passé, le spectre même, puis de voisines bisexuelles frustrée de sexe pour l’une, froide pour l’autre et enfin d’une chienne qui ne veut que le lécher ou le mordre à mort. Oreste poursuivi par les Eurinyes ? Œdipe non résolu de Simon ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les questions fusent et les réponses traînent. C’est pour moi un plaisir que de ne pas tout saisir immédiatement. D’autant que les références mythologiques on s’en passe allégrement. On peut n’y voir qu’un rapport plus primaire d’un homme harcelé et presque impuissant à assumer le désir assaillant des femmes. C’est tantôt absurde, tantôt crû dans les dialogues (comme avec « sa pute », bimbo blonde plantureuse siliconée et drag-queen à la silhouette d’une Loana), abordant l’amour normal, l’amour bisexuel, la zoophilie, la première fois&#8230; C’est avec « la chienne » (chien des voisins qui ressemble à s’y méprendre à une femme déguisée en chienne…) que le trouble se fait le plus sentir pour Simon (cela m&#8217;a rappelé le film <span style="color: #3366ff;"><em>Casanova</em></span> de Fellini, et cette scène où Terence Stamp trouve la jouissance de l&#8217;amour dans une automate).</p>
<p style="text-align: justify;">Alors on pourrait croire qu’il ne s’agit que de sexe. Mais non, car on y parle et on y chante beaucoup de musique. Et de toute sorte : du lyrique (du Schubert), du fado (interprétée par la très convaincante Maria de Medeiros au charme certain), du jazz… en duo, en solo, en quartett dans les souvenirs… on croirait parfois évoluer dans une revue de cabaret ! La mélodie de la vie&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc une suite de situations improbables, absurdes, illogiques, presque malsaines pour certaines. Et pourtant cela tient la route. L’absurde est drôle, le sexe aussi frustrant qu’amusant, les corps aussi lucides que désarticulés… Le texte prend par la mise en scène et les acteurs. Et l’intrigue, avec son dénouement final inattendu, n’en finit pas de questionner Simon et nous-même sur ce qu’est l’identité sexuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">La pièce est écrite pour les acteurs. On le sent. Micha Lescot, au centre des désirs, est brillant. Même lorsqu’il tourne, tombe, court, glisse (cela m’a rappelé son exacte attitude dans <a href="http://www.plebe-web.com/plebber/un-garcon-impossible-au-theatre-du-rond-point" target="_blank">Un garçon impossible</a>, joué 8 mois plus tôt dans cette même salle) il a la légèreté de son corps grand et mince et joue avec sa diction, haute, claire et lancinante, parfois sciemment pédante.</p>
<p style="text-align: justify;">Les femmes ne sont pas en reste. Passons sur leur beauté manifeste et la sensualité qui se dégagent d’elles, pour n’en retenir que la justesse de leur interprétation et de leurs chants. Je préférerais les rôles de Claire, Jane et Sarah. D’autres préféreront les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, enthousiasme débridé ? Pour certaines scènes, sans aucune réticences. Pour d’autres, je reste moi-même dubitatif. Ici et là de trouver des longueurs, des redites. Il y a des baisses de régime. La mise en scène se doit d’être inventive en permanence. Quand elle fait une pause ou se répète, l’intérêt fait pause aussi sans se répéter. Et c’est la limite majeure du spectacle. L’absurde ressurgit ainsi parfois dans ce qu’il a d’exaspérant, et on sent une forte étiquette « spectacle contemporain », donc spectacle chiant où on ne comprend rien (il n’y avait qu’à écouter le public en sortant). C’est peut être ça qu’il manque : une pointe plus relevée d’autodérision…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">de Rémi De Vos<br />
mise en scène Éric Vigner<br />
avec :
</p>
<p style="text-align: justify;">Claire : Anne-Marie Cadieux / Walkyrie : Marie-France Lambert / Simon : Micha Lescot / Jane : Maria de Medeiros / Sarah : Johanna Nizard / Blanche : Jutta Johanna Weissdécor et costumes Éric Vigner</p>
<p style="text-align: justify;">lumière Pascal Noël<br />
son Othello Vilgard<br />
maquillage et coiffure Soizic Sidoit<br />
masque Erhard Stiefel<br />
danse Julie Guibert<br />
assistant à la mise en scène Olivier Fredj<br />
assistante au décor Karine Chahin<br />
atelier costumes Sophie Hoarau</p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Note d’intention : </strong></span>
</p>
<p style="text-align: justify;">L’existence de Simon vient d’être bouleversée par la mort de sa mère. De retour dans la maison de son enfance, hantée par cinq créatures aux désirs débridés, Simon s’autorise en s’affranchissant de toute contrainte au réel, à pénétrer dans le royaume des femmes où désir et imaginaire, fantasme et réalité se confondent en une projection délirante. Ce faisant, il découvrira la vérité sur ses origines familiales. Sextett est une comédie érotique, déjantée et musicale où le rire, le sexe et les larmes font bon ménage. Eros et Thanatos ont rendez-vous dans la maison de Madeleine… Jusqu’à ce que la mort nous sépare racontait l’histoire d’un jeune homme qui revenait dans la maison de sa mère avec l’urne contenant les cendres de sa grand-mère maternelle. C’était pour Simon le premier contact avec la mort. À cette occasion, il retrouvait sa première petite amie. Après un invraisemblable enchaînement de circonstances, il décidait, contre toute attente, de se marier. Sextett est la suite de cette histoire. Les années ont passé et Simon ne s’est pas marié. Au moment où la pièce commence, Simon a dû renoncer à un contrat important pour assister à l’enterrement de sa mère. Il revient dans la maison maternelle en compagnie de Claire, une collègue de travail qui insiste pour rester quelques jours et l’aider à régler ses affaires. Sextett est une pièce écrite pour 6 acteurs ou pour être plus exact pour 1 acteur : Micha Lescot au corps à corps avec 5 actrices, 5 femmes singulières aux origines culturelles diverses mais ayant toutes un attachement particulier à la culture, à la langue et au théâtre français, que ce soit l’actrice d’origine portugaise Maria de Medeiros qui revient pour cette pièce au théâtre après avoir fait la carrière que l’on sait au cinéma, la viennoise Jutta Johanna Weiss qui vit et travaille en France depuis une dizaine d’années, les québécoises Anne-Marie Cadieux et Marie- France Lambert ou la française Johanna Nizard qui n’oublie rien de ses origines orientales. Toutes ces femmes admirables jouent dans cette pièce où la musicalité si particulière de la langue de Rémi DeVos trouve ici son prolongement dans le chant du spectacle.</p>
<p style="text-align: justify;">Eric Vigner</p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Entretien:</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De quoi parle Sextett ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Éric Vigner : Sextett parle du désir, du sexe, des femmes, de la mort et du théâtre. C’est la suite de Jusqu’à ce que la mort nous sépare. Dans cette pièce, le héros retournait chez sa mère à l’occasion de l’incinération de sa grandmère. Dans Sextett, on le retrouve après la mort de sa mère. On avait envie avec Rémi De Vos «d’écrire» une suite pour Micha Lescot et de confronter Simon à tous ces thèmes. Au début de la pièce Dans la solitude dans les champs de coton de Bernard Marie Koltès, le Dealer dit au Client : «Si vous marchez dehors, à cette heure et en ce lieu, c’est que vous désirez quelque chose que vous n’avez pas, et cette chose, moi, je peux vous la fournir…» Simon dans Sextett, comme le client dans « La solitude », est sollicité sur son désir. Sextett parle du désir comme carburant, comme énergie pure des constructions diverses et variées, quelles soient politiques, individuelles ou sociales, intimes, sexuelles, artistiques et surtout théâtrales. Sextett parle du théâtre comme le lieu et l’espace de projection et de représentation du désir.</p>
<p><em>Est-ce que vous intervenez dans l’écriture ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">E. V. : Sextett est la suite d’un travail et d’une amitié artistique entre Rémi et moi. Beaucoup d’aventures passionnantes dans l’histoire du théâtre sont nées d’une rencontre entre un auteur et un metteur en scène. On ne peut pas au théâtre dissocier le fond de la forme. Le metteur en scène, qu’il le veuille ou non, donne une forme à l’écriture proposée par  l’auteur. La mise en scène est un art d’écriture de la scène et en ce sens, elle touche à d’autres arts tels que les arts plastiques, la musique… Le livre prend forme en trois D, dans l’espace-temps du théâtre, pour produire un spectacle ici et maintenant. Après Jusqu’à ce que la mort nous sépare en 2006 avec Catherine Jacob, Micha Lescot et Claude Perron, Débrayage en 2007 avec la promotion sortante de la Manufacture et la traduction d’Othello de Shakespeare en 2008 que nous avons faite ensemble, Sextett est notre quatrième collaboration. En 1996 Rémi m’avait envoyé sa première pièce. À la lecture, j’ai compris qu’il y avait là une écriture nouvelle, qui mêlait sérieux et comique. C’est assez rare. Rémi écrit sur des sujets sérieux avec la force du rire. Pour Sextett, nous voulions créer pour ces acteurs en particulier. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble chez moi en Bretagne. On a beaucoup parlé. On s’est  promené au bord de la mer. Le plus important était sans doute de faire quelque chose ensemble et de témoigner par le théâtre à notre façon d’un sentiment du monde très personnel et du désir en tous ses états.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans Sextett, votre héros est de nouveau confronté à la mort. Mais de façon très différente…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Rémi De Vos : Contrairement à Jusqu’à ce que la mort nous sépare, il n’y a pas de comique de situation dans cette pièce. Il n’y a pas d’urne funéraire à cacher. Simon revient de l’enterrement de sa mère avec une collègue de bureau. Si la mort de la grand-mère permettait une certaine distance drôlatique, la mort de la mère est un sujet plus sensible à traiter. Dès le début de la pièce, la collègue de bureau remarque un chien qui fait des trous dans le jardin. Nous sommes tout de suite dans la destruction. Le jardin détruit possède une valeur symbolique très forte. Arrivent rapidement deux voisines qui s’excusent du comportement de leur chien. En guise de dédommagement pour le jardin dévasté, elles proposent de chanter un lied de Schubert. Au bout du compte, on se retrouve avec un homme confronté à cinq femmes. Dans le désarroi lié à la mort de sa mère, Simon est perturbé d’être l’objet de désirs féminins. Si la pièce parle du désir, et plus précisément de la violence du désir, elle parle aussi d’angoisse de mort, de la peur masculine de la castration.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Comment avez-vous choisi d’écrire et pourquoi spécialement du théâtre ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">R. D. V. : Adolescent, je voulais être comédien. J’ai pris des cours de théâtre, mais ça n’a pas marché. J’ai travaillé en intérim une dizaine d’années et j’ai commencé à écrire sur ce que je vivais dans les entreprises. Cela a donné Débrayage, ma première pièce. Ensuite, les commandes de pièces se sont succédé. Je vis de l’écriture de théâtre depuis que j’ai commencé à écrire grâce aux commandes que me font les metteurs en scène. J’ai une relation particulière avec Eric qui comprend mon écriture. J’écris pour lui et j’espère le faire le plus longtemps possible. J’écris du théâtre parce que je ne peux rien dire sans que le contraire de ce que je suis en train de dire m’apparaisse dans l’instant tout aussi valable. J’ai facilement de multiples points de vue sur un sujet donné. L’écriture pour le théâtre allait donc de soi.</p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Extrait : </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Simon entre, suivi de Claire. Claire marche dans la pièce. Un temps long.<br />
</em><strong>Claire</strong><em>, devant la baie vitré :</em> Il y a un chien dans le jardin.<br />
<strong>Simon</strong>, <em>après un temps</em> : C’est le chien des voisins, il s’échappe parfois.<br />
<em>Claire regarde le chien dans le jardin.</em><br />
<strong>Claire</strong> : Il est dangereux ?<br />
<strong>Simon</strong>: Je ne sais pas. Quand il est là, je ne sors jamais.<br />
<strong>Claire</strong> : Il vient souvent ?<br />
<strong>Simon</strong>: Assez souvent, oui.<br />
<em>Un temps.</em><br />
<strong>Claire</strong> : Comment fait-il ?<br />
<em>Simon réfléchit</em>.<br />
<strong>Simon</strong>: Il creuse des trous sous la palissade.<br />
<em>Elle regarde Simon.</em><br />
<strong>Claire</strong> : Les voisins sont au courant ?<br />
<strong>Simon</strong>: Quelqu’un rebouche les trous au fur et à mesure.<br />
<em>Elle le regarde, puis regarde dehors.</em><br />
<strong>Claire</strong> : Il s’en prend aux fleurs.<br />
<strong>Simon</strong>: Ne le regarde pas.<br />
<strong>Claire</strong> : Il déterre les fleurs.<br />
<strong>Simon</strong>: Ne le regarde pas.<br />
<em>Elle regarde Simon.</em><br />
<strong>Claire</strong> : Pourquoi ne devrais-je pas le regarder ?<br />
<strong>Simon</strong>: Ça l’énerve. Si tu arrêtes de le regarder, il partira peut-être.<br />
<strong>Claire</strong> : Qu’est-ce que tu racontes ?<br />
<strong>Simon</strong>: Il n’aime pas qu’on le regarde. Ça le rend agressif.<br />
<strong>Claire</strong> : Tu devrais en parler aux voisins.<br />
<strong>Simon</strong>: Les voisins sont encore plus dangereux que leur chien.</p>
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		<title>Elles de et avec Jean-Jacques Vanier à la Pépinière Opéra</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 10:06:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café-théâtre]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà près d’un mois et demi que Jean-Jacques Vanier présente son dernier spectacle sur Paris à la Pépinière. Salle quasi-pleine pour ce mardi. « Sous une immense draperie rouge et royale, le petit homme entre en scène. La blancheur de sa chemise atteste son innocence. Jean-Jacques Vanier a un oeil d&#8217;écureuil battu. Son cerveau d&#8217;homme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/10/elles.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2279" title="elles" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/10/elles.jpg" alt="elles" width="168" height="253" /></a>Voilà près d’un mois et demi que Jean-Jacques Vanier présente son dernier spectacle sur Paris à la Pépinière. Salle quasi-pleine pour ce mardi. « <span style="color: #ff6600;"><em>Sous une immense draperie rouge et royale, le petit homme entre en scène. La blancheur de sa chemise atteste son innocence. Jean-Jacques Vanier a un oeil d&#8217;écureuil battu. Son cerveau d&#8217;homme inquiet fourmille de méandres totalement inattendus. Sur le plateau, sa franchise est désarmante &nbsp;&raquo; Je me complique inutilement la vie &nbsp;&raquo; dit-il. Et comment ! Il s&#8217;engage, dans ce nouveau spectacle, l&#8217;air de rien et à petits pas, dans une vraie galère. Partant d&#8217;une méticuleuse histoire de chaussures à lacets, cet homme délicat se donne un énorme défi : comprendre les femmes, comprendre sa femme de l&#8217;intérieur, vous voyez, en toute présomption. Macho Vanier ? Sûrement pas. Féministe ? Faut pas exagérer.</em></span> »</p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> Vanier je l’écoutais dans Rien à cirer, puis dans l’émission de Kriss (sur France Inter). Ensuite ses deux précédents one-man-shows dont « <a href="http://www.plebe-web.com/plebber/lenvol-du-pingouin-au-theatre-de-la-bruyere-jusquau-6-janvier-2007" target="_blank">L’envol du pingouin </a>» qui était un vrai joyau de génie comique décalé et absurde, sur un personnage inadapté à son temps, bref, j’y vais avec des a priori très positifs. Alors forcément, si c’est moins bon, on reste sur sa faim.</p>
<p style="text-align: justify;">Moins bon que l’excellence de son dernier spectacle, mais pas mauvais, très loin de là même. Ce n’était d’ailleurs pas le meilleur soir, car il souffrait d’une rhino (de son propre aveu lors des saluts) surlignant son débit de parole déjà très particulier. Il y avait du poussif et du surjoué pour le coup, ce qui perturbe la narration habituellement si subtile et d’un équilibre précaire évitant l’écueil de l’ennui pour de l’absurde superbement décalé de drôlerie. Parfois on s’ennuyait donc, et si je ne me trompe pas, Vanier a fait quelques erreurs de texte (d’inversion de sujet comique notamment). Mais il s’en est sorti assez brillamment sur l’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui m’a par contre moins convaincu c’est le texte lui-même. Le sujet, la femme et l’incompréhension avec les hommes, est archi-rabattu et l’originalité n’était pas vraiment au rendez-vous : des jeux de mots attendus, une espèce de provocation machiste, ô certes bien plus fine et raffinée que bien des stands up et autres comiques, des situations assez bien trouvées mais que je trouve souvent sous-exploitées.</p>
<p style="text-align: justify;">Un petit manque de rythme également. La mise en place est longuette. C’est du Vanier, mais pas le meilleur que je connaisse. Trop Vanier peut-être justement, pas assez de surprise.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en scène reste par contre toujours aussi efficace et Jean-Jacques Vanier a l’aura pour captiver le public. On voit son personnage et les situations dans lesquelles il se trouve. C’est une réussite sur ce plan.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai donc été content de retrouver Jean-Jacques Vanier, mais avec le sentiment d’un spectacle pas aussi abouti, et un peu moins intéressant que les précédents. C’est d’autant plus dommage, si je puis dire, que le sujet lui tient vraiment  à cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">A trop aimer…</p>
<p>Auteur : François Rollin et Jean-Jacques Vanier</p>
<p>Artistes : Jean-Jacques Vanier</p>
<p>Metteur en scène : : François Rollin</p>
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<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xacyzk_elle-jeanjacques-vanier-francois-ro_fun">Elle &#8211; Jean-Jacques VANIER &amp; François ROLLIN</a></strong></p>
<p><em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/lautreprod">lautreprod</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/fun">Gag, sketch et parodie humouristique en video.</a></em></p>
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		<title>Dom Juan de Molière au Théâtre Mouffetard</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 14:27:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

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		<description><![CDATA[Reprise en douceur pour cette rentrée théâtrale si riche de tête d’affiches et de promesses. Direction le Théâtre Mouffetard, pour une reprise de Dom Juan de Molière. A peine la moitié de la salle pour ce vendredi soir. « Oublié l’amoralisme suranné d’un être étranger à la douleur de son frère humain ! Oubliée la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/09/dom_juan.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2208" title="dom_juan" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/09/dom_juan.jpg" alt="dom_juan" width="161" height="242" /></a>Reprise en douceur pour cette rentrée théâtrale si riche de tête d’affiches et de promesses. Direction le Théâtre Mouffetard, pour une reprise de Dom Juan de Molière. A peine la moitié de la salle pour ce vendredi soir. « <span style="color: #ff6600;"><em>Oublié l’amoralisme suranné d’un être étranger à la douleur de son frère humain ! Oubliée la débauche épicurienne d’un grand seigneur impie ! Dom Juan a vieilli. Ce monde est trop petit pour lui, il étouffe. Il s’est épuisé dans sa quête de plaisirs immédiats, incapable de conjurer son désoeuvrement. Le divertissement n’est plus pour lui que la forme mesurée de son désespoir. Je n’ai jamais été convaincu par l’authenticité de la liberté que Dom Juan prétend instituer. Je vois plutôt dans le personnage l’incarnation d’une angoisse existentielle sans cesse refoulée, qui alourdit ses chaînes au lieu de les briser. La révolte de Dom Juan est avant tout métaphysique. C’est en elle que se trouve la démesure du personnage ; non dans ses frasques ! Car comment expliquer l’énergie ainsi déployée à la recherche d’autres mondes ? Le divertissement est pour lui la seule manière de se détourner de la pensée de sa condition humaine, de la conscience de sa propre finitude. Jusqu’au jour où les défis de ce héros de la vacuité envers toutes formes d’autorité, de règles et de morales, ne lui permettent plus de dissiper le poids de l’Ennui. L’athée se met à douter de son athéisme. </em></span>»</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis : </strong></span>je me permets de citer la note d’intention du metteur en scène tant celle-ci révèle de ce qui est raté. Prendre le parti d’une révolte métaphysique pour Dom Juan bien plus que comme le chantre de la liberté et du libertin libertaire, c’est s’exposer au doute du bien fondé du sujet de la pièce. Mais soit, c’est aussi pour ça que l’on va au théâtre, pour apporter des nouveaux angles et/ou des redécouvertes des classiques…</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai absolument pas accroché. A vous de me croire, mais je n’avais même pas lu le programme et la note d’intention au lever du rideau (c’est une métaphore, c’est juste la lumière qui s’allume…).</p>
<p style="text-align: justify;">Version courte, 1h20, des personnages en moins et une intrigue resserrée sur quelques moments clés. Je serais méchant, je dirais qu’on a le sentiment d’un film à sketch italien des années 60 de série Z. Plus optimiste, un collage de scènes abrupt et sec.</p>
<p style="text-align: justify;">La scène d’introduction est longuette. Mise en scène plan-plan.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vois pas des personnages mais des acteurs prendre le soin de s’habiller dans l’ordre bien établi. C’est consciencieux, propret, Sganarelle parle de son maître à sa maîtresse : méchant vilain qui se joue des femmes et de leur candeur. Il le désapprouve mais n’en dira rien publiquement, serviteur fidèle qui osera parfois chercher querelle pour comprendre mais aussi pour convaincre l’impie de Dom Juan de se ranger à la félicité céleste, en invoquant des raisons bien superstitieuses&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">On constate que l’époque a été modifiée. Fin 19°s ou dans ces eaux-là. Pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">On n’en saura rien. C’est trop abstrait. Mettre à mal l’hypocrisie bourgeoise du 19° ? Daté et surinterprétation de ma part. Mettons. Passons.</p>
<p style="text-align: justify;">La lumière est froide et sèche. Accentuation du teint blafard du futur condamné. Ce n’est pas très avenant. Et il ne faut pas compter sur les intermèdes musicaux pour égayer le tout, étant également parfaitement anachroniques et dont quelques jours plus tard, je me demande à quoi ils pouvaient servir.</p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs ne sont pas mauvais. Non. Mais pas très convaincants non plus. Dom Juan est fade, avec 3 émotions et d’un charme aussi efficace que Giscard s’imaginant culbuter une princesse anglaise… Que de sérieux et de boursouflage. Certes Dom Juan s’inscrit dans une veine tragique, mais c’est truffé de comédie et de farce. Ici, si peu ou presque, que le mot rien est celui qui vient en tête en premier lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors l’action déroule, vague résumé de la bibliothèque verte pour jeunes ados. Pourtant la pièce est censée montrer un Dom Juan ambigu. Ici, non. Dieu va gagner. Vive le ciel !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est d’une bigoterie et d’un réactionnaire patenté. On se croirait dans un feuilleton épique historique adapté par le Figaro Magazine. L’horreur…</p>
<p style="text-align: justify;">« <span style="color: #ff6600;"><em>L’athée se met à douter de son athéisme</em></span> » ? Pas moi en tout cas. On est bien content de voir Dom Juan mourir plutôt que de céder à ces faux dévots. « <em>Mes gages, mes gages</em> », de Sganarelle en fin de pièce en vient à détruire le postulat du metteur en scène : c’est Dom Juan et son pragmatisme qui l’emporte. La foi ne devenant que superstition coercitive aux faibles d’esprit…</p>
<p style="text-align: justify;">Dom Juan est le seul personnage qui vaille. L’ambiguïté initiale et les critiques d’un discours libertaire sont ici quasi-inexistantes, tant le propos semble d’un consensuel de bon sens populaire sur vivre au quotidien et en profiter (« Après moi le déluge… ») et des coupes trop importantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le metteur en scène oeuvre pour argumenter contre son intention initiale. Une réussite en somme…</p>
<p>DOM JUAN<br />
de Molière</p>
<p>Mise en scène Cyril Le Grix</p>
<p>Jean-Pierre Bernard (Dom Juan), Catherine Jarrett (Elvire), Alexandre Mousset (Sganarelle), Philippe Fossé (Dom Luis, le pauvre, le spectre), Carole Schaal (Gusman, Charlotte, Ragotin) / avec la voix de Laurent Terzieff (le Commandeur)</p>
<p>adaptation et scénographie Cyril le Grix / lumières François-Eric Valentin / décor Christian Bourdin et Agnès Chaillou / costumes Catherine Lainard / design sonore Benjamin le Calvé / production La Torche Ardente Cie</p>
<p>Créée le 15 février 1665, Dom Juan connaît un très vif succès. Mais dès la seconde représentation, Molière est obligé de corriger certains passages. Il est accusé de «tenir une école de libertinage» en mettant sur la scène un personnage qui «attaque avec audace» les dogmes de la religion.<br />
Avec Dom Juan, Molière ne se soucie pas de renouveler avec l’Église les polémiques suscitées par son Tartuffe en 1664. Mais malgré sa nomination par Louis XIV de «Chef de la Troupe du Roi», la cabale des dévots finit par l’emporter et le roi lui fait dire de ne pas insister. La pièce n’est pas reprise, Molière ne la fait pas imprimer, et elle ne sera plus représentée de son vivant.<br />
Surcroît de disgrâce, en 1677, à la demande des comédiens de l’Hôtel Guénégaud, Thomas Corneille en écrit une version versifiée, dans laquelle il s’est « réservé la liberté d’adoucir certaines expressions qui avaient blessé les scrupuleux», et c’est sous cette forme dénaturée et méconnaissable que Dom Juan sera joué à la Comédie-Française jusqu’en 1841.</p>
<p>L’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus.</p>
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		<title>Oxu au Théâtre du Rond Point</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 16:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Souffrir avec précision, c&#8217;est mieux savoir vivre mal.
 C&#8217;est ce à quoi se sont attelés les trois comédiens Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire stermann, auteurs du Baleinié, dictionnaire des tracas. Leur premier spectacle, Xu, présentait une séance de rédaction du Baleinié extravagante, vertigineuse, musicale et agitée. Mais la vie, de son côté, continuant à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/05/oxu.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2139" style="float: left; margin: 5px;" title="oxu" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/05/oxu.jpg" alt="oxu" width="141" height="240" /></a><span style="color: #ff6600;"><em>Souffrir avec précision, c&#8217;est mieux savoir vivre mal.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;"><em> C&#8217;est ce à quoi se sont attelés les trois comédiens Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire stermann, auteurs du Baleinié, dictionnaire des tracas. Leur premier spectacle, Xu, présentait une séance de rédaction du Baleinié extravagante, vertigineuse, musicale et agitée. Mais la vie, de son côté, continuant à faire son travail de sape, de nouveaux tracas se sont inévitablement manifestés. Il fallait bien un nouveau spectacle, et la chasse aux tracas continue. C&#8217;est ainsi qu&#8217;Oxu répond à Xu. Décidément la vie n&#8217;est pas simple.</em></span></p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> Pas eu le temps d&#8217;écrire la chronique, mais c&#8217;était si bien que je la laisse figurer ici et je voulais qu&#8217;au moins on puisse voir l&#8217;appréciation !</p>
<p>de et avec Jean-Claude Leguay, Christine Murillo, Grégoire Oesterman.</p>
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		<title>Tout le monde aime Juliette au théâtre du Splendid</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 13:42:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Complet ou presque. Il y a un petit moment (des années pour tout dire) que je ne m’étais rendu au théâtre du Splendid. Public familial pour une pièce “en famille”, marquée humour tout public. « Après le naufrage de leur bateau de croisière dans les mers Caraïbes, quatre rescapés vont se retrouver sur une île [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/04/tout-le-monde-aime-juliette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2071" style="float: left; margin: 5px;" title="tout-le-monde-aime-juliette" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/04/tout-le-monde-aime-juliette.jpg" alt="tout-le-monde-aime-juliette" width="135" height="203" /></a>Complet ou presque. Il y a un petit moment (des années pour tout dire) que je ne m’étais rendu au théâtre du Splendid. Public familial pour une pièce “en famille”, marquée humour tout public. « <span style="color: #ff6600;"><em>Après le naufrage de leur bateau de croisière dans les mers Caraïbes, quatre rescapés vont se retrouver sur une île déserte. Vincent et Fred, jeunes cadres plutôt frimeurs, qui travaillent dans la même boîte, Juliette, jeune fille simple et naïve, secrètement en quête d’un grand amour, et Magistro le Fakir, qui faisait son numéro de double-vue à bord au moment du naufrage. Leur cohabitation ne va pas être aisée, Juliette ayant le don d’exaspérer les jeunes gens qui en font vite leur tête de turc. Mais Magistro le Fakir va révéler d’étranges pouvoirs, lesquels ne vont pas forcément arranger la situation. </em></span>»</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> le propos est malin, les acteurs sympathiques et le sujet amusant. Mais, et un mais qui n’est pas des moindres, ce n’est pas follement amusant &#8211; passe encore &#8211; ni même très palpitant à voir, ce qui est plus ennuyeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela m’ennuie quelque peu par ailleurs, car j’y allais (à la dernière minute) avec des a priori positifs : Balasko, sa fille Marilou, le Splendid… </p>
<p style="text-align: justify;">Je vais le dire de suite : c’était sympathique, mignonnet même, mais parfaitement anecdotique. J’ai à peine souri, je voyais venir les mots et les gestes des répliques à l’avance, et j’ai bien conscience que cette pièce risque de disparaître de mes souvenirs assez rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">Et vraiment cela m’embête. <strong><span style="color: #ff6600;">Balasko</span></strong>, j’ai en tête certains de ses plus beaux rôles (<span style="color: #3366ff;"><em>Trop belle pour toi</em></span> en tête et certaines de ses comédies), j’apprécie son cinéma (son dernier film, <span style="color: #3366ff;"><em>Cliente</em></span>, m’a laissé un souvenir plaisant) et je m’amuse beaucoup à la revoir dans la pièce <em><span style="color: #3366ff;">Nuit d’ivresse</span></em>. Et là, je suis surpris du creux. Le propos est certes malin, notamment sur les raisons bien plus troubles qui font que les personnages masculins tombent amoureux de Juliette, mais il s’en dégage une espèce de conte pour enfants (d’ailleurs les personnages surpris lors d’un bal costumé et l’histoire y font clairement référence) dont on n’aurait guère dépassé les frontières du premier degré. Bien que cela soit le cas, c’est cependant opéré de la manière si consensuelle et attendue d’un humour décalé, que la gentillesse du procédé n’a d’égal que l’anecdotique. En clair, ça fait cher le conte avant de dormir !</p>
<p style="text-align: justify;">Car, à y regarder de plus près, il n’y a pas grand-chose qui vient relever le tout de cet anecdotique. Le texte n’est pas au niveau (l’intrigue est déjà assez tirée par les cheveux et pleine d’incohérences mineures, mais ça passe) et les acteurs non plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff6600;">Marilou Berry</span></strong> je l’ai beaucoup aimée dans le film <span style="color: #3366ff;"><em>Comme une image</em></span> et elle m’a amusé dans <span style="color: #3366ff;"><em>Cliente</em></span> par exemple. Là, je la trouve insipide, dans la caricature de la fille actrice de Josiane Balasko : quasi-mêmes intonations, même jeu, mêmes références et presque un même physique. C’est amusant, mais cela dessert l’ensemble donnant la sensation que la mère a fait de sa fille son double exact. On pourrait s’émerveiller du résultat, or ici ce n’est que trop visible pour une vacuité au sentiment tenace. C’est fort dommage.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres acteurs ? Ils ne m’ont pas vraiment convaincus. Des rôles archétypes, dignes des comédies de cinéma les plus consensuelles. Des bons sentiments. Un jeu un peu faux, un peu drôle. Ils m’ont fait penser à Dubosc pour l’un et à un Chandler (de <em><span style="color: #3366ff;">Friends</span></em>, pas l’écrivain !) pour l’autre. Je suis un peu déçu qu’ils ne m’évoquent rien d’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant au fakir, je n’en retire rien de palpable. Mais que l’on s’entende bien. Pas que je trouve que cela soit mal joué ! Non, juste un sentiment de creux.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, le décor est amusant. La bande son, aux airs de musique de films est dans le ton (elle m’a fait penser par ses sonorités à celle du film <em><span style="color: #3366ff;">Cravate Club</span></em>, écrite par Errera, ici par <span style="color: #ff6600;"><strong>Peyrony </strong></span>qui avait signé notamment celle de <em><span style="color: #3366ff;"><a href="http://www.plebe-web.com/plebber/equus-de-peter-shaffer-au-theatre-marigny" target="_blank">Equus</a> </span></em>l&#8217;année dernière). L’ensemble donne tout de même la sensation d’une soirée agréable.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, pas un moment théâtral intense, juste une vague détente, un poil longuette et trop prévisible. Mais en ce samedi soir, cela ne m’allait pas si mal !</p>
<p style="text-align: justify;">Une comédie écrite et mise en scène par<br />
<span style="color: #008000;">Josiane Balasko</span>,<br />
<span style="text-decoration: underline;">avec :</span><br />
<span style="color: #008000;">Marilou Berry<br />
Lannick Gautry<br />
Jacky Nercessian<br />
David Rousseau</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Assistant à la mise en scène </span>: Medhi Mangal<br />
<span style="text-decoration: underline;">Décor</span> : Stéphanie Jarre<br />
<span style="text-decoration: underline;">Lumières </span>: Gaelle de Malglaive<br />
<span style="text-decoration: underline;">Costumes</span> : Fabienne Katany<br />
<span style="text-decoration: underline;">Son, musique</span> : François Peyrony</p>
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		<title>Un garçon impossible au théâtre du Rond-Point</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 16:18:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Effervescence au théâtre du Rond-Point en ce samedi soir. On se presse pour la dernière mise en scène de Ribes, dans son antre. Sans compter le casting, Isabelle Carré (raaah… lovely !) et Eric Berger (oui… celui qui jouait le rôle de Tanguy dans le film du même nom…). Salle évidemment pleine, des habitués en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-1856" style="float: left; margin: 5px;" title="garcon-impossible05" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/garcon-impossible05.jpg" alt="garcon-impossible05" width="173" height="130" />Effervescence au théâtre du Rond-Point en ce samedi soir. On se presse pour la dernière mise en scène de <strong><span style="color: #ff6600;">Ribes</span></strong>, dans son antre. Sans compter le casting, <span style="color: #ff6600;"><strong>Isabelle Carré </strong></span>(raaah… lovely !) et <strong><span style="color: #ff6600;">Eric Berger</span></strong> (oui… celui qui jouait le rôle de Tanguy dans le film du même nom…). Salle évidemment pleine, des habitués en nombre, et de ceux qui ont confiance en la renommée du lieu plus qu&#8217;ils n&#8217;ont choisi de voir cette pièce en particulier… « <span style="color: #ff6600;"><em>La mère de Jim, un garçon plutôt grand pour ses huit ans, est inquiète : il n&#8217;entend pas la voix de son grand-père mort. Le médecin, Henrik, à qui il est confié, a bien d&#8217;autres soucis : il est poursuivi par une infirmière, Cécilie, qui s&#8217;avère être sa maîtresse, et harcelé sur son portable par sa femme qui cherche désespérément les enfants qu&#8217;elle n&#8217;a pas pu avoir. Qui faut-il soigner ? L&#8217;enfant, la mère, le médecin, le grand-père pas vraiment mort, l&#8217;infirmière dépressive ? De courses poursuites en coups de théâtre, l&#8217;aimable compagnie finira par engendrer un serial killer de 8 ans !</em></span> »</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> quelques jours plus tard, j’en ris encore. Je ris de ces têtes dubitatives et de cette colère intérieure que bon nombre de visages arboraient à la sortie et qui se dissimulaient malhabilement derrière des « <em>C’est nul ! </em>», «<em> Le seul moment bien… c’était l’entracte</em> (en fait un noir de changement de décor) », etc. Amusant, d’autant plus qu’au risque d’être en désaccord avec une certaine partie (majoritaire ?) du public, j’ai été très enthousiasmé et conquis par cet univers de <span style="color: #ff6600;"><strong>Rosenlund</strong></span>.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">La pièce s’ouvre sur un décor d’hôpital, à la lumière blanche usée et blafarde, aux murs sales et avec le plastique des salles chirurgicales en guise de porte. Ça fait vieillot, y compris dans le mobilier et la déco. Des néons, de couleur verte (pas superstitieux, c’est agréable) au dessus des portes. Pour donner une idée plus précise à ceux qui l’auraient vu, on se croirait dans le décor de l’hôpital du feuilleton  <em>L’hôpital et ses fantômes</em> de <span style="color: #ff6600;"><strong>Lars Von Trier</strong></span>. Tout juste plus éclairé sur scène. D’ailleurs, ce rapprochement avec le cinéma de Von Trier ne me semble pas dénué d’intérêt.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="alignright size-full wp-image-1857" style="float: right; margin: 5px;" title="garcon-impossible02" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/garcon-impossible02.jpg" alt="garcon-impossible02" width="300" height="243" />Il se dégage de la pièce un fort relent de <a href="http://www.cineastes.net/textes/dogme95.html">Dogme 1995</a> dans sa conception, tel qu&#8217;il peut être appliqué dans  les films <em>Les idiots</em> de <span style="color: #ff6600;"><strong>Trier</strong></span> ou <em>Festen</em> de <strong><span style="color: #ff6600;">Vinterberg</span></strong>. <a href="http://www.theatre-contemporain.net/biographies/Petter-S-Rosenlund/presentation/">Rosenlund</a> a d’ailleurs écrit sa pièce durant cette période. Cette impression se sent notamment dans  la « mise en absurde » des situations familiales et sentimentales les plus scabreuses. Car  la pièce démarre bien comme une comédie vaudevillesque, où le mari trompe sa femme et cherche à éviter sa maîtresse, et où s’emmêlent assez rapidement les quiproquos et les personnes du passé ; mais, par le décor familièrement glauque suivi d’un absurde délibérément comique et outrancié, on aboutit à une pièce très étrange, à l’humour prosaïque, avec des effets de comique de situation et un dialogue surréaliste.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C’est au choix déstabilisant, répulsif ou fascinant. Car on se prend à rire de situations qui sont pour le moins scabreuses et moralement dérangeantes dans nos sociétés modernes : l’inceste, la pédophilie, l’homosexualité entre adultes et enfants…</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Reconnaissons que le texte ne brille pas par sa valeur littéraire. Mais il en possède l’épure et l’efficacité, et une certaine finesse à suggérer plus qu’à expliquer. Cette idée de faire jouer le rôle de l’enfant par un jeune adulte est elle aussi ingénieuse : symbole de l’enfant roi de nos sociétés occidentales, où celui-ci est considéré comme une personne à part entière, en même temps qu&#8217;on lui adresse la condescendance due à l’enfant qui ne peut pas comprendre, parce qu’enfant. Cette schizophrénie des adultes déteint sur l’enfant, et, lorsque celui-ci parle comme un adulte, on ne sait quelle place et quelle crédibilité on doit lui donner. C’est particulièrement troublant, et cela renvoie le spectateur à un voyeurisme impuissant et frustrant. Et c’est aussi par cette trouvaille que la pédophilie finit par passer dans la narration. Car visuellement, rien ne choque, ce n’est que parce que l’on sait que le personnage a 8 ans qu’on (re)met en place les interdits. Et Rosenlund détruit ce rapport en le plaçant dans le contexte d’une comédie quasiment de boulevard et des quiproquos attendus.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui fait rire du boulevard est tout à coup plus difficile sur de tels sujets, même si les rires fusent dans la salle. Moyen également de dédramatiser : c’est du théâtre de l’absurde plongé dans le rythme effréné de la comédie.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant ce maëlstrom, il fallait une mise en scène réactive, rythmée, et des acteurs convaincus et convaincants.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1859" style="float: left; margin: 5px;" title="garcon-impossible04" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/garcon-impossible04.jpg" alt="garcon-impossible04" width="279" height="221" />Et c’est le cas, selon moi. La mise en scène de Ribes permet de rester la tête hors de l’eau, sans pathos ni atermoiements, ni même de fascination morbide. C’est presque clinique, et toujours amusé. Il s&#8217;en dégage un sentiment de légèreté en contraste avec la pesanteur de l’intrigue. Par exemple, lorsqu’Henrik, sans raison particulière, saisit le pot de fleur et le jette à terre qui se brise en multiples morceaux d’un fracas orchestré. Symbole de la scène de ménage classique, qui en même temps rappelle l’ancrage dans la réalité matérielle. Les objets se brisent lorsqu’on les laisse tomber. Et les humains ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les humains sont interprétés par des acteurs talentueux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;"><strong>Isabelle Carré</strong></span>, magnétique, subjugue l’attention, se joue de son personnage, alterne les sentiments. Elle incarne une femme-enfant qui souffre et rêve du prince charmant et elle s’abandonne aux tabous moraux condamnés par la société. Elle implique ceux qui l’entourent. Elle est tout simplement remarquable. Son implication au service de l’œuvre est complète. Isabelle Carré est sans conteste une des grandes actrices françaises et montre un talent que sa précédente pièce, <a href="http://www.plebe-web.com/plebber/blanc-au-theatre-de-la-madeleine-jusquau-19-janvier-2007"><em>Blanc</em></a> , ne faisait à mon avis qu’esquisser.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses camarades de jeu ne sont pas en reste. Est à saluer la performance de la mère de Jim, <span style="color: #ff6600;"><strong>Hélène Viaux </strong></span>(qui porte du vert et ressemble ici, dans son attitude et son physique, à Julie Depardieu) et du grand-père, <span style="color: #ff6600;"><strong>Jean Yves Chatelais</strong></span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff6600;">Micha Lescot</span></strong> interprète le rôle de Jim, l’enfant de 8 ans, serial killer en puissance. Il semble ailleurs, spectateur effaré et las du monde des adultes. Il déteste son grand-père, a de la compassion pour sa mère. Déjà, petit, il fait miroiter aux femmes, Cécilie en l’occurrence, l’amour vrai et charmant, pour ne s&#8217;en défausser que  mieux  : « Je n’ai que 8 ans ». Micha incarne cet enfant à merveille, même si  je le trouve moins convaincant quelque temps avant la fin. C’est sûrement une intention de jeu, que je trouve trop sérieusement impliquée, rompant le ton de l’entre-deux qui tient depuis le début. Il se reprend toutefois sur la toute fin.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1858" style="float: right; margin: 5px;" title="garcon-impossible03" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/garcon-impossible03.jpg" alt="garcon-impossible03" width="300" height="228" />Et puis <strong><span style="color: #ff6600;">Eric Berger</span></strong>. Il nous dévoile un potentiel comique bien loin de son image de prof bobo et coincé vivant chez ses parents à presque 30 ans. Son corps adopte des postures outrancièrement désarticulées. Il est l’élément comique, celui par qui arrive les quiproquos et les mensonges. Semblant sensé, il évolue lui aussi dans une douce folie absurde, et pourtant complètement ancrée dans le réel quotidien et pragmatique de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ajoutez à cela une mise en lumière qui met parfaitement dans l’ambiance, et une vidéo finale dans le ton (bien que superflue d&#8217;après moi), et vous obtenez une pièce singulière dont l&#8217;originalité se situe dans la radicalité d’un processus de déconstruction de l’art théâtral au profit de l’exploration de la folie et l’absurdité humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette forme, assez éloignée de la culture du beau texte à la française, est suffisamment pertinente pour susciter l’intérêt. Son propos pourrait se rapprocher des pages les plus lucides et sévères de <strong><span style="color: #ff6600;">Thomas Bernhard </span></strong>sur l&#8217;impact du  monde des adultes sur l’enfant. C’est, vous pouvez vous en douter, moralement déstabilisant, férocement lucide, et totalement déprimant sur l’incapacité à vivre véritablement dans cette société.</p>
<p style="text-align: justify;">En tout cas, moi, j’adhère !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">de <span style="color: #003300;">Petter S. Rosenlund </span>/ traduction Terje Sinding / mise en scène <span style="color: #003300;">Jean-Michel Ribes</span></p>
<p style="text-align: justify;">avec <span style="color: #003300;">Eric Berger, Isabelle Carré, Jean-Yves Chatelais, Micha Lescot, Hélène Viaux</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">décors :</span> <span style="color: #003300;">Patrick Dutertre</span> / <span style="text-decoration: underline;">costumes :</span> <span style="color: #003300;">Juliette Chanaud</span> assistée de Géraldine Guilbaud /<span style="text-decoration: underline;"> lumières</span> : <span style="color: #003300;">Marie Nicolas</span>  / <span style="text-decoration: underline;">création vidéo</span> : <span style="color: #003300;">Olivier Garouste</span> / <span style="text-decoration: underline;">assistante à la mise en scène</span> : Camille Kiejman</p>
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		<title>La veillée des abysses de James Thiérrée au théâtre du Rond-Point</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2009 15:15:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il faut avoir l’envie ! Un froid glacial, venteux, un sol gelé et une satanée grippe au meilleure de sa forme, mais pas de quoi entraver le chemin vers LE spectacle de cette fin d’année : James Thiérrée et sa Veillée des abysses. Malgré l’absence pour maladie d’un acteur-danseur, la troupe a tenu à nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1655" style="float: left; margin: 5px;" title="655_g_veillesabysses5" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/01/655_g_veillesabysses5.jpg" alt="655_g_veillesabysses5" width="225" height="149" />Il faut avoir l’envie ! Un froid glacial, venteux, un sol gelé et une satanée grippe au meilleure de sa forme, mais pas de quoi entraver le chemin vers LE spectacle de cette fin d’année : <span style="color: #ff6600;"><strong>James Thiérrée</strong></span> et sa Veillée des abysses. Malgré l’absence pour maladie d’un acteur-danseur, la troupe a tenu à nous assurer le show. Outre que l’absence ne se remarqua pas, on n’a pas seulement l’impression d’avoir vu quelque chose de rare, bien évidemment, mais tout simplement d’unique… &laquo;&nbsp;<span style="color: #ff6600;"><em>Il s’agit de montrer comment une chose en devient une autre. Plus on se rapproche de l’humain, de choses très simples, plus la magie devient troublante. En vérité ce qui se passe n’a pas tant lieu sur la scène que dans l’imagination de celui qui regarde.</em></span>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> L’unique est sûrement exagéré. La troupe joue ce spectacle depuis déjà 5 ans, mais la fraîcheur et le challenge qui consiste à remplacer à la levée les acrobaties et personnages d’un des protagonistes tient du tour de force. Mais c’est de <strong><span style="color: #ff6600;">James Thiérrée</span></strong> qu’il s’agit, petit fils de <span style="color: #ff6600;"><strong>Charles Chaplin</strong></span>, dont il a récupéré le génie pour le transformer en magnifique qui lui appartient.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’utiliser hormis des superlatifs ? Des critiques, des analyses, des avis… ont été émis sur ce spectacle. <strong><span style="color: #ff6600;">J</span><span style="color: #ff6600;">ames Thiérrée</span></strong> lui-même en donne les indications clés : c’est au public de créer le lien entre ce qu’il voit où tout ou rien peut être prétexte à digression, donner lieu à un numéro d’acrobate.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est à voir ce début, féerique, d’un onirisme fellinien et d’une poésie scandinave. Sur une musique envoûtante, atmosphérique et lancinante, qui nous place dans un familier pourtant déjà décalé, les corps ondulent, les vents fouettent les cheveux, les franges des vêtements forment des ombres en mouvements sinueux. C’est le point de départ d’une suite de tableaux qu’un son, un geste, une attitude, un accessoire ou un aspect du décor entraînera.</p>
<div><object width="480" height="381" data="http://www.dailymotion.com/swf/k6GeZ7ceuSf4lpbflo&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k6GeZ7ceuSf4lpbflo&amp;related=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1lgcy_la-veillee-des-abysses-james-thierr_creation">La Veillee des Abysses | James Thierré</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Spectacles_Vivants">Spectacles_Vivants</a></em></div>
<p style="text-align: justify;">Aucune narration, les rares mots sont prononcés dans une langue imaginaire (à rapprocher du personnage de Charlot et la chanson inintelligible des <span style="color: #3366ff;"><em>Temps modernes</em></span>).</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps est trop court, les performances s’enchaînent. Ces corps semblent maléables à l’envie, une touche de capoeira/hip hop est même apportée en sus par un des personnages.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1656" style="float: right; margin: 5px;" title="la-veillee-des-abysses-2" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/01/la-veillee-des-abysses-2.jpg" alt="la-veillee-des-abysses-2" width="350" height="457" /><span style="color: #ff6600;"><strong>James Thiérrée</strong></span> est magique, aérien, comique et d’une émotion rare. Son attitude, outre qu’elle est perceptible de manière universelle, vise à l’épure de l’humanité. L’empathie est réelle et l’on succombe sans réticences et sans crainte à cet univers dont on sait qu’on en ressortira élevé. Ses compagnons sont du même niveau et l&#8217;accompagnent harmonieusement.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce final, sublime galion face aux vents, toutes voiles dehors, navire sur les flots de l’imaginaire et des abysses nous laisse filer vers un ailleurs dont il est même bien des jours plus tard difficile de revenir.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en scène ne semble plus exister, tant l’aérien l’emporte, bercé d’un univers sonore aussi familier que chatouilleur de l’imagination. La lumière enfin, touche finale de ces tableaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Que dire véritablement, que les mots trahissent sans traduire l’émotion.</p>
<p style="text-align: justify;">Je peux décrire tout au moins : extraordinaire. Et une standing ovation finale. Il est dur de retrancher ses émotions pour ne pas fondre en larmes de joie devant tous ces inconnus, bouleversé de croiser le digne successeur, par le sang en plus, du plus grand : <span style="color: #ff6600;"><strong>Charles Chaplin</strong></span>.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">mise en scène James</span> <span style="color: #008000;">Thiérrée</span></p>
<p>avec <span style="color: #008000;">Raphaëlle Boitel, Niklas Ek, Thiago Martins, Uma Ysamat, James Thiérrée</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">son </span><span style="color: #008000;">Thomas Delot</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">lumière </span><span style="color: #008000;">Jérôme Sabre</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">costumes</span> <span style="color: #008000;">Victoria Chaplin</span> et <span style="color: #008000;">Cidalia Da Costa</span></p>
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		<title>Ciné-concert au Limonaire : Marc Perrone met en musique Chaplin et Vigo</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 09:59:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pas une critique, ni même un article sur Marc Perrone (il a déjà été fait) et encore moins sur Charlie Chaplin et Jean Vigo. Non juste pour relater ce lieu, Le Limonaire (9° arrondissement), que je ne connaissais pas et qui, en ce dimanche soir, nous a plongés dans cette ambiance de quartier, d’un petit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="float: left; margin: 5px;" src="http://www.bmol-grenoble.info/wp-content/perrone1.jpg" alt="" width="149" height="149" />Pas une critique, ni même un article sur <a href="http://www.plebe-web.com/la-plebe-den-bas/p-comme-perrone" target="_blank">Marc Perrone </a>(il a déjà été fait) et encore moins sur <span style="color: #ff6600;">Charlie Chaplin</span> et <span style="color: #ff6600;">Jean Vigo</span>. Non juste pour relater ce lieu, <span style="color: #3366ff;"><em>Le Limonaire</em></span> (9° arrondissement), que je ne connaissais pas et qui, en ce dimanche soir, nous a plongés dans cette ambiance de quartier, d’un petit bar-restaurant chaleureux, d’un ciné-concert.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pas n’importe quels films : <em>L’émigrant</em> de <span style="color: #ff6600;">Charles Chaplin</span> (1917) et <em>A propos de Nice</em> (1930), premier film (documentaire) de <span style="color: #ff6600;">Jean Vigo</span>, connu pour ses films comme l’<em>Atalante</em> et <em>Zéro de Conduite</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas mal d’habitués, une simplicité et une ouverture sur les autres, pour animer les lieux, antre de la chanson française  confidentielle et cependant active (<span style="color: #ff6600;">Allain Leprest</span> notamment, qui y jouera d’ailleurs fin décembre, et bien d’autres).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour adorer <span style="color: #ff6600;">Chaplin</span>, jusqu’au point d’en connaître les cartons de ses films muets ( !), c’est toujours avec plaisir que je revois ces films, surtout accompagnés musicalement et en solo par <span style="color: #ff6600;">Marc Perrone.</span> Toujours la surprise de voir que 90 ans plus tard, <span style="color: #ff6600;">Chaplin</span> fait rire et émeut.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce premier film de <span style="color: #ff6600;">Jean Vigo <span style="color: #1c1c16;">est un documentaire, comme le muet (on semble l’ignorer) en produisait énormément. Bien avant les ch</span></span>aînes Planète, Discovery, Voyages,… le public découvrait la faune, la flore, la géographie par des documentaires sur grand écran. <em>A propos de Nice</em>, est un point de vue parfaitement subjectif sur la ville et pour citer <span style="color: #ff6600;">Luce Vigo </span>qui «<em> transpire l’émotion et la joie pour un jeune de 25 ans de faire du cinéma </em>». C’est exactement ça : le plaisir de filmer la vie, sa faune, son carnaval et sa misère. C’est plein d’humanité, de légèreté et d’humour.</p>
<p>Et bien sûr, toujours accompagné de Marc Perrone, qui en a composé la musique.</p>
<p>J’y retournerai.</p>
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		<title>Les diablogues de Dubillard au Théâtre du Rond Point</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Oct 2008 10:26:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu’il est agréable d’être au théâtre en ce tout début de soirée du dimanche. C’est un horaire peu commun, l’air est doux. Paris est de cet air de détente et pourtant rempli de mouvement de foule. La salle est pleine. L’affiche est belle. « Dans Les Diablogues, Roland Dubillard réinvente à sa façon le dialogue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/diablogues.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1305" style="float: left; margin: 5px;" title="diablogues" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/diablogues.jpg" alt="" width="180" height="185" /></a>Qu’il est agréable d’être au théâtre en ce tout début de soirée du dimanche. C’est un horaire peu commun, l’air est doux. Paris est de cet air de détente et pourtant rempli de mouvement de foule. La salle est pleine. L’affiche est belle. « <span style="color: #ff6600;"><em>Dans Les Diablogues, Roland Dubillard réinvente à sa façon le dialogue de sourds. D&#8217;ailleurs c&#8217;est simple comme bonjour. Prenez deux protagonistes, appelez les Un et Deux, et pour corser la chose donnez leur l&#8217;apparence de comédiens pince-sans-rire, comme Jacques Gamblin et François Morel, par exemple. Il n&#8217;y a plus qu&#8217;à les laisser s&#8217;expliquer avec les mots de l&#8217;auteur. Bientôt le réel se met à tanguer, tremble sur ses fondements. Obéissant à une logique folle, le langage a largué les amarres. Vous voilà face à deux acharnés fermement décidés à ne pas se comprendre, emportés par des mots qui les égarent bien au-delà du raisonnable. En trois coups de cuillère à pot et à peine deux répliques, le quotidien bascule dans le fantastique, l&#8217;ordre cède la place au chaos le plus hilarant.</em></span> »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>Mon avis :</strong></span> Que cela put me faire plaisir que d’être en ce théâtre ce soir là ! Premier soir de l’heure d’hiver, tristesse et mélancolie dans l’air et voici les deux doux-dingues de <span style="color: #ff6600;">Morel</span> et<span style="color: #ff6600;"> Gamblin</span><span style="color: #008000;"> </span>qui vous embarquent vers la folie d’un langage décortiqué jusqu’à l’absurde et d’une mise en situation des plus loufoques. Un théâtre qui mise sur la pertinence du duo comique. Et ça marche.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/diablogues02.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1306" style="float: right; margin: 5px;" title="diablogues02" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/diablogues02.jpg" alt="" width="271" height="205" /></a>Les diablogues, c’est une série de saynètes de théâtre mettant en scène 2 personnages, sans nom, sans passé, presque sans contexte, semblant débarqués là, ne comprenant ce qui leur arrive, et qui ne s’en étonnent même pas. Ce texte s’inspire du théâtre de l’absurde issu des années 50, d’un <span style="color: #008000;">Ionesco</span>, d’un <span style="color: #008000;">Beckett</span>…</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, il y a de la légèreté, une fausse simplicité trompeuse. On pourrait croire à de l’anecdotique empilé, de jeux de mots et d’associations d’idées faciles. Il n’en est rien. C’est la force du texte que de donner cette impression de logique à ce qui en a pourtant si peu.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, c’est le talent des deux acteurs qui fait prendre la sauce. Si on est habitué à voir François Morel dans ce personnage, décalé, dans un autre monde, mimique amusée, et qu’il interprète parfaitement, c’est Jacques Gamblin qui m’a le plus supris. Je ne m’attendais pas à le trouver dans un tel rôle et j’ai bien tort : il excelle dans son personnage. Expressivité du visage, une palette des sentiments très large, un corps souple qui se joue des péripéties et acrobaties (la scène dans l’armoire, l’alpiniste…), en un mot : un régal.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/diablogues01.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1307" style="float: left; margin: 5px;" title="diablogues01" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/diablogues01.jpg" alt="" width="256" height="196" /></a>D’ailleurs les deux acteurs ont ce talent, outre l’incongruité de leur langage, de mettre en avant certaines parties de leurs corps. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, certains de leurs membres sont perçus différemment, étrangers, presque ennemis. C’est une véritable prouesse d’acteur. Notamment de la part de Jacques Gamblin lorsque, pianiste, il regarde ses mains, ou bien encore son pied ou son genou dans une autre scène. On perçoit une altérité insoupçonnée quelques instants encore auparavant.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en scène d’<span style="color: #ff6600;">Anne Bourgeoi</span>s est une petite merveille de fluidité. Aucun temps mort dans les changements de décor, on est amené de la manière la plus logiquement absurde à la scène suivante. La lumière et le décor sont d’ailleurs à l’unisson : tantôt clairs, pâles, ou franchement lumineux, à la limite du merveilleux parfois ou carrément santa clausesque ! la musique accompagne le tout discrètement.</p>
<p style="text-align: justify;">Un vrai divertissement, de qualité. Peut-être quelques textes moins drôles et mémorables, qui laissent un petit goût de perfectibilité, mais ce n’est que pour pinailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Cerise sur le gâteau, on entend François Morel entamer la chansonnette à quelques reprises.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/kJecFCZt7UHlBALdUb" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/kJecFCZt7UHlBALdUb" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/kJecFCZt7UHlBALdUb">Les Diablogues</a></strong><br />
<em>par <a href="http://www.dailymotion.com/WebTV_du_Rond-Point">WebTV_du_Rond-Point</a></em></div>
<p style="text-align: justify;">de <span style="color: #ff6600;">Roland Dubillard</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">mise en scène</span> <span style="color: #ff6600;">Anne Bourgeois</span></p>
<p style="text-align: justify;">avec <span style="color: #ff6600;">Jacques Gamblin</span> et <span style="color: #ff6600;">François Morel</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">assistante à la mise en scène</span> Marie Heuzé</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">direction technique</span> Pascal Araque décor Edouard Laug</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">lumières</span> Laurent Béal</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">costumes</span> Isabelle Donnet son Jacques Cassard</p>
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		<title>Les poissons ne meurent pas d’apnée au théâtre Marigny, salle Popesco</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 14:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[Une semaine après Equus, retour à Marigny pour la programmation de la petite salle Popesco. De nombreuses affiches dans le métro signalent ce spectacle avec Tom Novembre et Roland Marchisio. Pourtant, tout au plus 50 personnes en ce vendredi soir sont venues les voir. « Sur un bord de piscine municipale, deux hommes se rencontrent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/image_poissons_gde.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1200" style="float: left; margin: 5px;" title="image_poissons_gde" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/image_poissons_gde.jpg" alt="" width="170" height="254" /></a><span style="color: #000000;">Une semaine après</span> <a href="http://www.plebe-web.com/plebber/equus-de-peter-shaffer-au-theatre-marigny" target="_blank">Equus</a>,<span style="color: #000000;"> retour à Marigny pour la programmation de la petite salle Popesco. De nombreuses affiches dans le métro signalent ce spectacle avec <span>Tom Novembre</span> et Roland <span>Marchisio.</span> Pourtant, tout au plus 50 personnes en ce vendredi soir sont venues les voir. « </span><span style="color: #ff6600;"><em>Sur un bord de piscine municipale, deux hommes se rencontrent et peut-être s&#8217;affrontent. Avec humour et dérision, ils refont le monde, leur monde, peuplé de requins et d&#8217;épinoches d&#8217;eau douce, comme autant de caractères. Toujours surprenants, maniant le verbe et la métaphore, ils nous entraînent avec eux dans leurs délires aquatiques.</em></span> »<br />
<span style="color: #008000;"><strong><br />
Mon avis</strong></span> : Bon… Mouais… comment dire… <span style="color: #ff6600;">Marchisio,</span> c’est de l’acteur sûr. <span style="color: #ff6600;">Tom Novembre,</span> c’est un univers. L’auteur (Emmanuel Robert Espalieu) est décrit comme talentueux. Et <span style="color: #ff6600;">Christophe Lidon,</span> c’est un grand metteur en scène (dont j’ai pu dernièrement grandement apprécier la mise en scène de <em>l’</em><a href="http://www.plebe-web.com/plebber/l%e2%80%99antichambre-au-theatre-hebertot-jusquau-30-avril" target="_blank"><em>Antichambre</em></a>). Donc, oui, tout ça c’est bien prometteur, d’autant que les références vont jusqu’à <span style="color: #008000;"><strong>Beckett</strong></span> et les <span style="color: #008000;"><strong>Monthy Python</strong></span> pour le sujet et le traitement de la pièce. Bah oui. Mais il n’empêche que c’est d’un ennui !
</p>
<p style="text-align: justify;">L’ennui (nulle référence à Moravia), c’est le mot. Pièce courte, 1h10, mais qui semble longue. Les éclats de rires annoncés, je les attends encore. Alors soit, peut-être en était-il de ce soir comme d’un « jour sans », où la sauce ne prend pas et où le public ne suit pas. Sûrement, dirais-je pour être poli. Bien que, suis-je terriblement tenté de dire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/les-poissons_fabienne-rappeneau.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1199" style="float: right; margin: 5px;" title="les-poissons_fabienne-rappeneau" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/10/les-poissons_fabienne-rappeneau-186x300.jpg" alt="" width="218" height="350" /></a>Car tout de même, le talent d’auteur annoncé, je ne l’ai pas vu. Le non-sens, le décalage (on parle de <span style="color: #008000;"><strong>Beckett </strong></span>tout de même) est d’un convenu achevé. Peut-être est-ce surprenant dans ce décor de théâtre, mais cette remarque me convainc peu. Ce texte frise l’anecdotique, le gentiment doux-dingue, mais tellement prévisible, sans aspérité, sans élan. De cette langue coutumière ne naît rien d’autre que la sensation quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui pourrait être bien, si seulement l’étrangeté de la situation pesait autrement qu&#8217;à la manière d’un effet de style gratuit et d&#8217;une posture de certain théâtre de l’absurde au comique attendu.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, si, assez rapidement, j’ai mis le texte de côté, ne le prenant que comme prétexte à une métaphore de la « dinguerie » de la vie (c’est pratique, ça ne veut pas dire grand-chose et ça veut tout dire), je me suis attardé sur le contexte, l’ambiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor tout d’abord. Il est assez original en effet. Des grands miroirs, ce sol bleu-blanc, les petits carreaux… oui ça ressemble assez à une piscine avec les plongeoirs et une petite échelle en avant-scène. On pourrait s’imaginer l’odeur du chlore si l’imagination se laisse bercer.</p>
<p style="text-align: justify;">La pièce commence. Et je n’y crois plus une seconde. La bande sonore est ridiculement faible et trop éloignée (et disparaît trop rapidement). Le décor cesse d’évoquer la piscine pour évoquer un espace abstrait, vide, hors du temps (ça doit être ça qui fait penser à <em>Godot</em> de Beckett), mais si vide que rien ne vient le remplir.</p>
<p style="text-align: justify;">Les intermèdes sont prévisibles, les chutes y aboutissant également. La musique (yeah ! vive les Beach Boys&#8230; je n’ai toujours pas compris le rapport, à moins que l’on ne doive y voir une allusion à la jeunesse des protagonistes pour qui la mer, l’eau et la piscine évoquent les senteurs de ces surfeurs californiens ; oui je sais je vais loin…) sonne celle d’une attente (ça tombe bien, on attend la scène suivante).</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, de l’ennui et de l’attente, et je cherche encore l’explication de texte qui pourrait relever le tout, car tout les beaux discours sur la différence, le monde de requins, les métaphores filées aquatiques sur le sens de la vie, de l’amitié et des rapports de force, je n&#8217;y vois ni la révélation de ce qu&#8217;on n&#8217;aurait pas vu auparavant, ni la pertinence douce-amère d&#8217;une humanité. Cela ne m&#8217;a rien montré qui ne fût mieux déjà traité ailleurs. La forme nouvelle n&#8217;est pas en soi une finalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Et les acteurs ? C’est ce qui m’embête le plus, je crois bien. Je les aime bien tous les deux. Si <span style="color: #ff6600;">Marchisio </span>incarne un personnage crédible, avec lequel il prend du plaisir (encore qu’à certains moments, on pouvait légitimement en douter), c’est avec dépit que l&#8217;on voit <span style="color: #ff6600;">Tom Novembre</span> en train de bredouiller son texte et manger certains mots. Je n&#8217;ai pas cru un seul instant à son personnage. Je ne l’ai pas vu, ni même jamais senti dedans, assez peu à l’écoute de son partenaire (à l’inverse de <span style="color: #ff6600;">Marchisio</span>). Seul dans son monde, son univers. Ce qui pourrait être une idée géniale de mise en scène ne fait ici que résonner dans le vide de la pièce. Il semblait engoncé dans son corps raide et pénible à regarder (désolé de le signaler, mais ils traînent tous les deux en slip de bain tout du long). Ils assument toutefois leurs corps et leurs imperfections, ce qui est très plaisant et rattrape quelque peu le tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Et la mise en scène ? Rien à en dire. Sans originalité. Quelle déception de la part de <span style="color: #ff6600;">Lidon</span>, d’autant que les acteurs semblent jouer en roue libre (combien de fois ai-je eu cette envie d’aller les arrêter de tourner en rond sur ce lino avec les pieds qui collent dessus !).</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, malgré tout ce que je peux en dire, il y a un petit quelque chose. La promesse, certes non tenue, mais néanmoins palpable d’un ailleurs séduisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Je l’ai senti, mais je ne l’ai pas vu ; pas ici, pas ce soir-là. Ce qui me fait dire que je dois être trop sensible aux talents de chacun des protagonistes, pour ne pas croire en l’anecdotique profond de ce spectacle.</p>
<p style="text-align: justify;">Va savoir…</p>
<p style="text-align: justify;">de <span style="color: #008000;"><strong>Emmanuel ROBERT-ESPALIEU</strong></span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Mise en scène</span> <span style="color: #008000;"><strong>Christophe LIDON</strong></span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Avec</span> <span style="color: #008000;"><strong>Tom NOVEMBRE &amp; Roland MARCHISI</strong></span>O<br />
<span style="text-decoration: underline;">Décors</span>: <span style="color: #008000;"><strong>Sophie JACOB</strong></span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Lumières</span> : <span style="color: #008000;"><strong>Marie-Hélène PINON</strong></span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Son</span> : <span style="color: #008000;"><strong>Michel WINOGRADOFF</strong></span></p>
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