Ma semaine comme je l’aime…
Par Arnaud • 20 nov, 2008 • Catégorie: EDITO
C’est une semaine où le boulot nous sort par la cavité nasale. On y va, sans y être, conscient d’être ailleurs, à méditer sur cette phrase de Antonietta Morena Gatti, biologiste, “Il vaut mieux donner de la vie à nos jours que de nous donner des jours à notre vie“. Alors c’est ça. On envoie chier la fatigue, on relègue au placard les atermoiements des collègues, les doutes et le scepticisme des proches, pour dévoiler une part de sa sensibilité, pour offrir un peu de soi, et partager le sentiment de son émotion. La solitude marque pourtant nos cœurs, mais lorsque le rideau se lève et que la lumière s’allume, en ayant pris le risque de l’imprévisible quotidien, et que se dévoile devant nos yeux cernés et fatigués d’habitudes cet espace magique et merveilleux de la scène, on se (sur)prend à trouver de soi et à comprendre sans mots ce que l’on nous offre, le bonheur simple et sincère du ressenti par le rire, les larmes, l’émerveillement, la colère mais aussi la rage et peut-être la surprise de s’aimer. Cette semaine passée, j’ai sûrement perdu de mes jours de ma vie à venir, mais j’ai vécu. J’ai vu, je me suis essayé à l’acteur et j’ai joué jusqu’aux heures du petit matin de mon instrument à 6 cordes. Et qu’importe mes pleurs, mes joies, ma fatigue, mon compte en banque qui diminue, et les incompréhensions environnantes, je vis, et j’ai quelque chose à vous raconter, j’ai vibré, maladroitement peut-être, imparfaitement sûrement. Torturé de mes écorchures à vif, j’ai essayé de vivre, de panser mes peines et de partager avec vous de ce que je peux être de mieux, et j’aime ça plus que tout.
Pas une critique, ni même un article sur 
Content. C’est le mot qui retranscrit au mieux, le plaisir des retrouvailles avec l’univers de
Evry, concert d’ouverture du festival, 1° édition,
Petit événement du côté de la rue des lombards, au non moins fameux club du Sunset :
La douceur de la soirée donne un petit goût d’avant printemps. Idéal pour savourer le son venu du froid norvégien. Salle quasi complète, un bon tiers debout, une forte délégation norvégienne, et la diva qui se fait attendre ¾ d’heure…
Détour par le Sunside, pour cette première parisienne de
Avec une certaine impatience, je souhaitais redécouvrir l’antre des concerts classiques parisiens, dont la réouverture pour la saison signe le renouvellement acoustique du lieu. Retour à l’architecture originelle, sur un retour musical par le 18°siècle français pour un opéra en concert (sans mise en scène, ni décor). Belle affiche, des grands noms : the 