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	<title>La plèbe &#187; coup de coeur</title>
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	<description>Le webzine culturel, politique, cinéma, concerts, théâtre, société, guitare...</description>
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		<title>Plongée dans l’eau et ses songes : Le dernier rêve de la raison, de D.Lipskerov</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 22:45:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[La plèbe d'en bas]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Dernier rêve de la raison est le premier roman traduit en français de Dmitri Lipskerov, l&#8217;un des auteurs russes les plus connus d&#8217;aujourd&#8217;hui. Si vous voulez en jeter et épater la galerie par votre culture, classez-le dans le « réalisme magique » (comme son nom l&#8217;indique, je vous passe la définition), aux côtés d&#8217;un Gabriel Garcia [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:Tahoma"><em><span style="color:#e36c0a"><strong><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/41s5mtw2bvbl__sl500_aa240_.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1881" style="float: left;" title="41s5mtw2bvbl__sl500_aa240_" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/41s5mtw2bvbl__sl500_aa240_.jpg" alt="41s5mtw2bvbl__sl500_aa240_" width="216" height="216" /></a>Le Dernier rêve de la raison </strong></span></em>est le premier roman traduit en français de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dmitri_Lipskerov"><span style="color:#e36c0a">Dmitri Lipskerov</span></a>, l&#8217;un des auteurs russes les plus connus d&#8217;aujourd&#8217;hui. Si vous voulez en jeter et épater la galerie par votre culture, classez-le dans le « réalisme magique » (comme son nom l&#8217;indique, je vous passe la définition), aux côtés d&#8217;un Gabriel Garcia Marquez ou d&#8217;un Salman Rushdie. Vous aurez tout dit, et rien dit, comme d&#8217;habitude.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:Tahoma">On plonge donc dans une Russie post-soviétique à la fois cocasse et sans pitié. C&#8217;est sans doute la multiplicité des registres et la fluidité avec laquelle le récit jongle de l&#8217;un à l&#8217;autre. En quelques mots : surréalisme, satire sociale féroce, conte de fées, comédie de caractère, fable urbaine. Quant à l&#8217;intrigue, la résumer serait déjà en dénaturer la saveur. Disons seulement que tout commence avec un poissonier qui aime son poisson, un silure, mais pas les pirhanas. Mais sachez que vous connaîtrez tout du règne animal, pleurerez à l&#8217;évocation du grand amour renaissant de ses cendres, observerez d&#8217;étranges gestations, visiterez les lointaines contrées des Tatars, et revisiterez les temps de la Russie légendaire et héroïque.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:Tahoma">On y suit les tribulations de ceux qui seraient, dans tout autre roman, deux anti-héros dans la plus exacte définition du terme, minables et plus ou moins bêtas. À ceci près que l&#8217;extraordinaire s&#8217;invite dans leur vie à la faveur de métamorphoses inattendues, et inexpliquées. Le roman renoue ainsi avec le conte, et s&#8217;intéresse moins aux explications qu&#8217;aux histoires que cela rend possibles. Ce faisant, Lipskerov joue de l&#8217;imaginaire, des références et de la réalité en virtuose. Il brouille aussi <span style="font-family:Tahoma"><a href="http://artistsforcharity.deviantart.com/art/Flesh-and-Gold-69242310" target="_self"><img class="alignright" style="float: right; margin: 7px;" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/020209-2306-plongedansl2.jpg" alt="" width="375" height="554" align="right" /></a></span>discrètement qu&#8217;efficacement leurs frontières, réactulisant ici mythes et légendes, distillant ailleurs la nostalgie de l&#8217;enfance, sans oublier miser sur les hallucinations d&#8217;ivresses frelatées, et en revisitant au passage le Gregor Samsa de Kafka (sur le mode comique le mieux propre à lui rendre justice, puisque c&#8217;est en riant que Kafka pensait que serait lue sa <em>Métamorphose</em>). La sauce prend, et ferait presque passer inaperçu le bric-à-brac ainsi harmonieusement réuni.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:Tahoma">Et puis, avouons que c&#8217;est un curieux conte auquel on nous convie ainsi : la féérie est sans cesse contrariée, plonge à tout bout de champ dans l&#8217;horreur et la cruauté, avec une aisance égale à celle déployée dans les moments les plus poétiques. Une forme de légèreté distanciée, à la fois souriante et lucide, nourrit un style souvent ample, qui joue avec les excès sans craindre de tomber dans la caricature. Le tour de force tient à ce que cette outrance amusée ne nuit nullement à l&#8217;émotion. Au contraire, elle la porte, et invite le lecteur à s&#8217;y laisser prendre.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:Tahoma">Le risque encouru serait de faire prendre le roman pareillement à la légère, et de le classer dans la catégorie « sympathique » sans autre forme de procès — ce que j&#8217;ai été tentée de faire, mais heureusement, j&#8217;aime à être lente. Mais, si le roman s&#8217;ouvre sous les plaisants auspices du sourire et du rêve, il gagne peu à peu en intensité, laissant mûrir certains personnages que l&#8217;on n&#8217;attendait pas et qui font basculer le conte, ou la fable, du royaume des fées à l&#8217;empire des hommes, avec son lot de cruauté et de beauté, de bêtises et de profondeur. L&#8217;explication du titre y brille comme un beau joyau, serti sur l&#8217;ingénieuse monture d&#8217;une structure narrative dont elle renouvelle la profondeur. Par un joli tour de passe-passe, le lecteur en vient à ne plus savoir où situer l&#8217;histoire qu&#8217;il vient de lire, pris entre deux eaux : celle du songe obscur et profond et celle du rire clair et léger. Le dernier rêve de la raison : si c&#8217;est miracle que de concilier ces deux principes, le rêve et la raison, que nous avons si souvent tendance à opposer, alors avouons que la magie a lieu. Sous la voix du conte, notre réalité résonne d&#8217;échos insoupçonnés.<br />
</span></p>
<p><img class="alignleft" style="float: left; margin: 5px;" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2009/02/020209-2306-plongedansl3.jpg" alt="" align="left" /><span style="font-family:Tahoma"><span style="color: #008000;"><strong>D.Lipskerov, <a href="http://www.amazon.fr/dernier-r%C3%AAve-raison-Dmitri-Lipskerov/dp/2952596077/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1233787999&amp;sr=8-1"><em>Le Dernier rêve de la raison</em>,</a> </strong><span style="color: #888888;"><span style="font-size: x-small; color: #545454;"><span style="color: #008000;">traduit par Raphaëlle Pache,</span> </span><span style="color: #008000;">éd. Du Revif (20€)</span></span></span><br />
</span></p>
<p><span style="font-family:Tahoma">Le début du roman est à découvrir en ligne sur le site de <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1021&amp;var_recherche=lipskerov">La Revue des ressources</a>, ainsi que la <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1059">critique</a> qui l&#8217;accompagne.</span></p>
<p><span style="font-family:Tahoma">Et vous n&#8217;avez qu&#8217;à suivre <a href="http://www.plebe-web.com/general/le-dernier-reve-de-la-raison-trois-extraits">ce lien-ci </a>pour découvrir trois autres extraits.</span></p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=1846&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.plebe-web.com/la-plebe-den-bas/plongee-dans-l%e2%80%99eau-et-ses-songes-le-dernier-reve-de-la-raison-de-dlipskerov/feed</wfw:commentRss>
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		<item>
		<title>Grandville, illustrateur (presque) surréaliste</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/la-plebe-den-bas/grandville-illustrateur-presque-surrealiste</link>
		<comments>http://www.plebe-web.com/la-plebe-den-bas/grandville-illustrateur-presque-surrealiste#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2008 19:37:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[La plèbe d'en bas]]></category>
		<category><![CDATA[arts plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Balzac]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;œuvre de Balzac se nourrit de son temps et d&#8217;images ; tableaux de peintres célèbres, sans doute, mais aussi caricatures et illustrations sont de constantes références sous sa plume, et l&#8217;on sait que l&#8217;édition Furne de la Comédie humaine accorde une large place à de tels dessins. Grandville n&#8217;est pas l&#8217;un des illustrateurs du Furne ; il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei1.jpg" alt="" width="83" height="264" align="left" /><span style="font-family: Tahoma;">L&#8217;œuvre de Balzac se nourrit de son temps et d&#8217;images ; tableaux de peintres célèbres, sans doute, mais aussi caricatures et illustrations sont de constantes références sous sa plume, et l&#8217;on sait que l&#8217;édition Furne de la <em>Comédie humaine</em> accorde une large place à de tels dessins. <strong><span style="color: #ff6600;">Grandville</span></strong> n&#8217;est pas l&#8217;un des illustrateurs du Furne ; il a en revanche travaillé avec Balzac une première fois en 1840 pour <em>La Monographie du rentier</em>, paru dans <em>Les Français peints par eux-mêmes</em> et surtout pour<em> <span style="color: #ff6600;">Scènes de la vie publique et privée des animaux.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;">Balzac y contribua en effet largement. Il est étonnant d&#8217;ailleurs que cette association n&#8217;ait pas mené plus loin, quand on contaste la similitude de leur projet : classer les différents types sociaux à la manière dont Buffon a pu classer les animaux. Notons aussi la métaphore du théâtre, chaque se grimant et jouant un rôle, commune aux deux artistes. Et de fait, le titre de <em>Scènes de la vie privée et publique des animaux</em> est un évident clin d&#8217;œil à Balzac, tandis que c&#8217;est l&#8217;illustrateur qui est cependant censé être le maître de cet ouvrage.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Tahoma; color: #92d050;"><strong><a href="http://www.plebe-web.com/photos/grandville" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt; Accédez à la galerie&lt;&lt;&lt;&lt;</a><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: center; margin-left: 72pt"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei2.jpg" alt="" /><span style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: #e36c0a;"><strong><br />
</strong></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: #ffc000;">Balzac porté par ses admiratrices, détail<em><br />
</em>de<em> la Grande course au clocher académique</em></span><span style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: #e36c0a;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei3.gif" alt="" align="right" /><span style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: #e36c0a;"><strong>I/ Parcours</strong></span><span style="font-family: Tahoma;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;">Jean-Ignace-Isidore Gérard, dit J.J. Grandville, naît à Nancy le <strong>3 septembre 1803</strong> et c&#8217;est dans l&#8217;atelier de son père qu&#8217;il se forme avant de s&#8217;installer à Paris en 1925, où ses talents seront vite reconnus. Il meurt en <strong>1847</strong>, l&#8217;année de la mort de son fils, dans un asile d&#8217;aliénés.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;"><br />
Il s&#8217;inscrit certes dans son époque, romantique, par certains de ses thèmes, comme la mort, le rêve, le surnaturel et leurs monstres. Mais il va puiser aussi à des sources plus anciennes, même dans ce cadre : <span style="color: #ff6600;">Brueghel</span>, <span style="color: #ff6600;">Bosch</span>, ou <span style="color: #ff6600;">Léonard de Vinci</span>. Il illustre d&#8217;ailleurs bien des <strong>auteurs classiques</strong> : <span style="color: #ff6600;"><em>Les Fables</em> de la Fontaine</span>, en 1838, qui lui font connaître un grand succès, mais aussi des <em>Œuvres</em> de <span style="color: #ff6600;">Boileau</span> en 1840, <span style="color: #ff6600;">La Bruyère</span>, <span style="color: #ff6600;"><em>Le Bourgeois gentihomme</em> de Molière</span> (dont il rêvait d&#8217;illustrer toute l&#8217;œuvre), et encore <span style="color: #ff6600;"><em>Don Quichotte</em> </span>de Cervantès ou <span style="color: #ff6600;"><em>Les Voyages de Gulliver</em> </span>de Swift. Cette liste indique d&#8217;ailleurs une <strong>ambition moraliste</strong> que ne renierait pas Balzac.<br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei4.jpg" alt="" /><span style="font-family: Tahoma;"><br />
</span><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: #ffc000;">Le Bourgeois gentilhomme</span><span style="font-family: Tahoma;"><br />
</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;">Cette abondance s&#8217;explique en partie par la déferlante de l&#8217;image. Entre 1835 et 1845, l&#8217;illustration devient langage à part entière. Et Grandville n&#8217;est pas le dernier à vouloir lui obtenir ses lettres de noblesse. Il présente en effet ses œuvres au Salon, mais renonce à devenir artiste officiel devant le mauvais accueil qui leur est fait.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;">Il ne se contente néanmoins pas pour autant du statut mineur accordé à l&#8217;illustrateur face à l&#8217;écrivain dont il ne ferait qu&#8217;agrémenter le texte. <span style="color: #ff6600;"><em>Scènes de la vie des animaux</em> </span>est un premier pas dans cette démarche : l&#8217;éditeur, Hetzel, souligne que son projet est de laisser libre cours au génie de Grandville, et que les textes devront illustrer ses dessins, non l&#8217;inverse. Il n&#8217;empêche que cette entreprise se garantit d&#8217;écrivains célèbres, et que le texte domine..<br />
S&#8217;il arrive à gagner une certaine légitimité par le discours littéraire qui apprécient ses animaux, les avis sur lui restent souvent plus critiques. Seuls Dumas et Balzac l&#8217;admirent sans conteste.<br />
Son exigence de la <strong>primauté du dessin sur le texte</strong> se poursuit en tout cas avec <em><span style="color: #ff6600;">Un autre monde</span></em>, qu&#8217;il signe en 1843, et sur lequel nous allons revenir. C&#8217;est d&#8217;après ses notes que le texte est rédigé par Taxile Delord, et il vérifie avec un soin jaloux que ses indications sont bien suivies. Mais l&#8217;ouvrage est très mal accueilli, car jugé trop saugrenu.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;">Réserve un peu regrettable. Outre qu&#8217;il a pu être revendiqué par le surréalisme comme un précurseur, Grandville a aussi inspiré des talents aussi divers que <span style="color: #ff6600;">Daumier, Méliès, ou Disney</span>. Son œuvre est de fait ambitieuse, et la caricature n&#8217;est que le moyen d&#8217;un dessein plus vaste : <strong>modifier notre perception</strong>, en variant le point de vue. Mille moyens y contribuent : zoomorphisme, jeux d&#8217;échelle proche de l&#8217;anamorphose, perspectives extravagantes, création de monstres, ou encore une certaine façon de prendre un dessin au mot.<br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei5.jpg" alt="" /><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei6.jpg" alt="" /><span style="font-family: Tahoma;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><span style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: #e36c0a;"><strong>II/ L&#8217;illustrateur zoomorphe<br />
</strong></span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei7.jpg" alt="" align="left" /><span style="font-family: Tahoma;">C&#8217;est par ses animaux que Grandville se fait d&#8217;abord connaître, avec <em>les Fables</em> de la Fontaine et <em>Les Scènes de la vie des animaux</em> déjà évoquées, mais aussi, et surtout, avec <em>les <span style="color: #ff6600;">Métamorphoses du jour</span></em><span style="color: #ff6600;"> </span>(1829), dont il est l&#8217;exclusif auteur. Entre l&#8217;homme et l&#8217;animal, les frontières sont brouillées à dessein : est-ce l&#8217;animal qui ressemble à l&#8217;homme, ou l&#8217;inverse ? C&#8217;est en tout cas, cette hésitation qui donne notamment aux <em>Métamorphoses du jour</em> sa portée critique, et en fait une <strong>satire</strong> qui exhibe les travers de la société de son temps, menus ou pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei8.jpg" alt="" align="right" />On salue ainsi également son<em> « art de dégager la bête qui est en nous »</em> ou, à l&#8217; inverse, de <em>« deviner l&#8217;humanité de l&#8217;animal ».</em> Toujours est-il que, pour lui, <em><strong>« tous les hommes sont des bêtes plus ou moins travesties ».</strong></em><br />
La satire se fait d&#8217;ailleurs plus spécifiquement politique, parfois, et c&#8217;est ainsi que certaines illustrations de <em>Scènes de la vie des animaux</em> ont bien été perçues comme des charges contre les personnalités de l&#8217;époque (Thiers et Lamartine, pour citer les plus connus), au point d&#8217;ailleurs que l&#8217;une d&#8217;elle, se rapportant à Napoléon, fut censurée.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei9.jpg" alt="" /><span style="font-family: Tahoma;"><br />
</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: #ffc000;">Orgueil et bassesse, in<em> Les Métamorphoses du jour</em></span><span style="font-family: Tahoma;"><em><br />
</em></span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;"><em><span style="color: #006600;">Pour aller plus loin : consultez</span><br />
<a href="http://www.caricaturesetcaricature.com/article-12805654.html">Le Buffon de l&#8217;humanité La zoologie politique de J.-J. Grandville (1803-1847)</a></em>, <em><span style="color: #006600;">article par Philippe Kaenel</span><br />
</em></span></p>
<p><a href="http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/btv1b2200171r.item.r=lune.f1.langFR"><span style="font-family: Tahoma;"><em>Les Fables</em> de la Fontaine illustrées par Grandville</span></a><span style="font-family: Tahoma;"><br />
<span style="color: #006600;">sont disponibles sur Gallica.</span><br />
</span>
</p>
<p style="text-align: center"><span style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: #e36c0a;"><strong>III/ L&#8217;illustrateur surréaliste : <em>Un autre monde<br />
</em></strong></span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei10.jpg" alt="" align="left" /><span style="font-family: Tahoma;"><em>Un autre monde</em> présente une facette (ou <em>des</em> facettes, plus exactement, une multitude) bien plus singulière. Il ne s&#8217;agit plus seulement d&#8217;animaux étrangement humanisés, ou de défauts habilement croqués à travers eux, dessins efficaces ou charmants, mais qui finissent par lasser et n&#8217;évitent pas toujours un certain académisme. <em>Un autre monde</em> porte bien son titre, et son sous-titre est un alléchant programme qui se révélera merveilleusement rempli :<strong> &laquo;&nbsp;transformations, visions, ascensions, locomotions, explorations, pérégrinations, excursions, stations, cosmogonies, fantasmagories, rêveries, lubies, facéties, fôlatries, métamorphoses, zoomorphoses, lithomorphoses, métempsychose, apothéose et autres choses&nbsp;&raquo;.</strong></span></p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;"></p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Tahoma;"> </span></span></div>
<p></span></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Tahoma;">Cet autre monde est découvert par un crayon qui part en vadrouille (après une dispute avec laplume d&#8217;un écrivain, bien sûr !). C&#8217;est une œuvre troublante, où Grandville excelle en effet à perturber son spectateur : les objets y sont doués d&#8217;une vie autonome, les époques entrent en collision à la faveur d&#8217;anachronismes ridicules, les contrées séparées tant par l&#8217;espace que par les mœurs se téléscopent pareillement, des monstrueux assemblages de bouts d&#8217;animaux contemplent le lecteur. Les repères de la logique sont bel et bien abolis, et l&#8217;on oscille entre charme et terreur, dans ce voyage plein d&#8217;une véritable poésie, qui évoque à la fois <span style="color: #ff6600;">Eluard </span>dans ce qu&#8217;il a de plus lumineux, et les ténèbres de <span style="color: #ff6600;">Lautréamont</span>. Ce qui justifie sans doute l&#8217;avis de <span style="color: #ff6600;">Baudelaire</span>, qui n&#8217;aimait guère l&#8217;illustrateur, et en disait <em><strong>« Il y a des gens superficiels que Grandville divertit ; quant à moi, il m&#8217;effraie. »</strong></em> Hommage tout négatif, sans doute, mais n&#8217;est-ce pas déjà une preuve de talent que de susciter l&#8217;effroi ?</span></p>
<p><a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k101975j"><span style="font-family: Tahoma;"><em>L&#8217;autre monde</em></span></a> <span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: #006600;">est disponible sur Gallica.</span></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Tahoma; color: #006600;"><a href="http://www.plebe-web.com/photos/grandville" target="_blank"><strong>&gt;&gt;&gt;&gt; Accédez à la galerie&lt;&lt;&lt;&lt;</strong></a></span></p>
<div><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: #006600;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000000;">Bibliographie de Grandville : </span></span><span style="color: #006600;"> </span></p>
<p></span><span style="font-family: Tahoma;"> </span></p>
<p></span><span style="font-family: Tahoma;"><em><span style="font-size: x-small;">Les Métamorphoses du jour, Paris, Aubert, 1829<br />
<em>Le Dimanche d’un bon bourgeois ou Les Tribulations de la petite propriété, </em>Paris, Langlumé, 1827<br />
<em>Fables de la Fontaine, </em>1e édition, 1838, Garnier Frères, Paris, 1864<br />
<em>Les Français peints par eux-mêmes </em>1840<br />
<em>Scènes de la vie privée et publique des animaux </em>Paris, Hetzel et Paulin, 1842<br />
<em>Petites misères de la vie humaine, </em>Paris, Fournier, 1843<br />
<em>Autre monde. Transformations, visions, incarnations, ascensions, locomotions, explorations, pérégrinations, excursions, stations, cosmogonies, fantasmagories, rêveries, folâtreries, facéties, lubies, métamorphoses, zoomorphoses, lithomorphoses, métempsycoses, apothéoses et autres choses, </em>Paris H. Fournier, 1844<br />
<em>Cent proverbes, </em>Paris, H. Fournier, 1845<br />
<em>Le Diable à Paris : Paris et les Parisiens. Mœurs et coutumes, caractères et portraits des habitants de Paris, tableau complet de leur vie privée, publique, politique et artistique… </em>Précédée d’une histoire de Paris par Théophile Lavallée, Paris, J. Hetzel, 1845-1846<br />
<em>Jérôme Paturot à la recherche d’une position sociale </em>de Louis Reybaud, Édition illustrée par J.-J. Grandville. Paris, Dubochet, 1846<br />
<em>Les Étoiles. Dernière féerie </em>par J.-J. Grandville, Texte par Méry. <em>Astronomie des dames par le Comte Foelix. </em>Paris, G. de Gonet, 1849<br />
<em>Catalogue Illustré de la Collection Dessins et Croquis Originaux</em>, Paris, Plon Frères, 1853<br />
<em>Aventures de Robinson Crusoé</em>, Traduction nouvelle. Édition illustrée par J.-J. Grandville. Paris, Garnier frères, 1870<br />
</span></em></span><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: x-small;"><em>Les Fleurs animées, </em>illustrées par Grandville, Texte par Alphonse Karr, Taxile Delord et le Comte Fœlix.<br />
<em>Fables de Florian, de Tobie et de Ruth, </em>Nouvelle édition. Paris, ~1870 Garnier Frères <span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p></span><span style="font-family: Tahoma;"> </span></p>
<p></span></div>
<div><span style="font-family: Tahoma; color: #92d050;"><span style="font-family: Tahoma; color: #92d050;"> </span></span></div>
<p><span style="font-family: Tahoma; color: #92d050;"><span style="font-family: Tahoma; color: #92d050;"> </span></span></p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/11/112408-2349-grandvillei12.jpg" alt="" /><span style="font-family: Tahoma; color: #006600;"><br />
</span>
</p>
<p style="text-align: right">
<div style="text-align: right"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><em>Sources : <a href="http://gallica2.bnf.fr/?lang=fr">Gallica</a>, <a href="http://www.amazon.fr/J-J-Grandville-Annie-Renonciat/dp/2867700094/ref=sr_11_1?ie=UTF8&amp;qid=1226931892&amp;sr=11-1">Fines arts Museum of San Francisco</a>, l&#8217;ouvrage <a href="http://www.amazon.fr/J-J-Grandville-Annie-Renonciat/dp/2867700094/ref=sr_11_1?ie=UTF8&amp;qid=1226931892&amp;sr=11-1">d&#8217;Annie Renonciat, </a></em>Grandville</span></div>
<p style="text-align: right"><em><br />
</em></p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=1504&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Del Toro: El señor fantastico</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2008 19:12:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tontonmito</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[La plèbe d'en bas]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[
  @page  {size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm; }  P {  	MARGIN-BOTTOM: 0.21cm  }
&#171;&#160;Quand on a l&#8217;intuition qu&#8217;il y a quelque chose de présent, mais hors d&#8217;atteinte, hors du monde physique, l&#8217;art et la religion sont les seuls moyens d&#8217;y accéder&#160;&#187;. 
Guillermo Del Toro
Le festival du film fantastique de Gérardmer va [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.2  (Linux)" /><meta name="AUTHOR" content="REMY" /><meta name="CREATED" content="20080111;22490000" /><meta name="CHANGEDBY" content="REMY" /><meta name="CHANGED" content="20080112;16070000" /></p>
<style type="text/css">  @page  {size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm; }  P {  	MARGIN-BOTTOM: 0.21cm  }</style>
<p align="justify"><em><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive">&laquo;&nbsp;Quand on a l&#8217;intuition qu&#8217;il y a quelque chose de présent, mais hors d&#8217;atteinte, hors du monde physique, l&#8217;art et la religion sont les seuls moyens d&#8217;y accéder&nbsp;&raquo;.</span></em><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><strong> </strong></em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><strong>Guillermo Del Toro</strong></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Le festival du film fantastique de Gérardmer va bientôt ouvrir ses portes, et cette année Fantastic’arts rend hommage au film de genre espagnol. En préambule au festival (que nous allons couvrir comme tous les ans), revenons sur la carrière de l’un des metteurs en scène des plus intéressants de ces 10 dernières années.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/deltoro.jpg" title="delToro.jpg"><img border="0" vspace="5" align="middle" width="300" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/deltoro.jpg" hspace="5" alt="deltoro.jpg" height="210" title="deltoro.jpg" /></a></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-size: 14pt"><strong>Guillermo del Toro</strong></span><span style="font-size: 10pt"><br />
Réalisateur, producteur et scénariste mexicain</span>
</p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-size: 10pt">Né à Guadalajara, Mexique</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-size: 10pt">Le 9 octobre 1964.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Dès son plus jeune âge, il manifeste une attirance singulière pour le cinéma, et plus particulièrement pour le genre fantastique et les films d’horreur gothiques. Il commence alors à réaliser ses propres courts-métrages à 8 ans, à l’aide d’une caméra Super 8, tout en suivant sa scolarité dans un institut jésuite pour garçons et en nourrissant le rêve de devenir un jour metteur en scène. </span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Réalisateur d&#8217;effets spéciaux, tâche qu&#8217;il a accomplie pendant dix ans pour des productions mexicaines </span><em><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">via</span></em><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> sa société </span><span style="color: #ff9900">Necropia</span>. Cinéphile confirmé, il écrit des articles pour des publications comme le <em><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive">Village voice</span></em><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, ainsi qu&#8217;un ouvrage sur </span><span style="color: #ff9900">Alfred Hitchcock</span>.</p>
<p align="justify"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">C’est en 1992, après avoir longtemps oeuvré pour la télévision mexicaine, que Del Toro parvient enfin à réunir le budget nécessaire à la réalisation de son premier long-métrage, </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><span style="color: #ff9900">Cronos</span>.</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> Relecture moderne du vampirisme, </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Cronos</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> est immédiatement acclamé par la critique à travers le monde et remporte de nombreux prix dans différents festivals, notamment le prix de la critique à Cannes et l’équivalent du César du meilleur film au <a href="http://www.biosstars.com/mexique/mexico.htm">Mexique</a>. Déjà, </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Cronos</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> se démarque du reste de la production et impose le style unique de son auteur, tant au niveau de la narration que de la mise en scène.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><img border="0" vspace="5" align="middle" width="176" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/cronos.jpg" hspace="5" alt="cronos.jpg" height="240" title="cronos.jpg" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Il développe un univers singulier, peuplé de signes religieux, d&#8217;anges et de démons, et le met en scène de l&#8217;autre côté de la frontière en signant </span><em><span style="color: #ff9900">Mimic</span> </em><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">aux Etats-Unis, avec </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Mira Sorvino</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">.</span><span style="font-size: 10pt"> </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Pour </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Guillermo Del Toro</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Mimic</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> est une mauvaise expérience qui lui permet néanmoins d’apprendre de ses erreurs. Il rentre au <a href="http://www.biosstars.com/mexique/mexico.htm">Mexique</a> pour fonder sa propre société de production,</span><span style="color: #ff9900"> « Tequila Gang »,</span> de manière à avoir désormais un meilleur contrôle sur ses films.</p>
<p style="text-align: center"><img border="0" vspace="5" width="164" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/mimic.jpg" hspace="5" alt="mimic.jpg" height="250" title="mimic.jpg" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Suit </span><em><span style="color: #ff9900">L&#8217;Echine du diable</span>,</em><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> film tourné en Espagne et produit par </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Pedro Almadovar</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">. Sous couvert d’un film de fantôme, il signe une oeuvre profondément humaine sur des enfants confrontés à un climat de guerre. À l’instar de </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Cronos</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>L’Échine du Diable</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> remporte lui aussi de nombreux prix, dont ceux du jury et de la critique internationale au festival Fantastic’Arts de Gérardmer en 2002.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><img border="0" vspace="5" align="middle" width="188" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/l_echine_du_diable.jpg" hspace="5" alt="l_echine_du_diable.jpg" height="250" title="l_echine_du_diable.jpg" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Il revient au Etats-Unis pour un film de commande </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Blade 2</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, avec </span><span style="color: #000080"><a href="http://cinema.fluctuat.net/wesley-snipes.html"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><span style="text-decoration: none">Wesley Snipes</span></em></span></a></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> en chasseur de vampires dans un univers, comme à son habitude, toujours sombre et souvent souterrain, le meilleur de la franchise (qui comporte 3 films).</span><span style="font-size: 10pt"> </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Blade 2</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> s’impose immédiatement comme un énorme succès au box office.</span><span style="font-size: 10pt"> </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Un succès qui lui permet d’enchaîner directement avec une autre adaptation de comics, cette fois-ci plus personnelle, celle d’</span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Hellboy</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> de </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Mike Mignola</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, qu’il tente désespérément de monter depuis sept ans.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><img border="0" vspace="5" width="177" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/hellboy.jpg" hspace="5" alt="hellboy.jpg" height="250" title="hellboy.jpg" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">S’il ne concourt pas encore aux Oscars à l’image de ses compatriotes </span><span style="color: #ff9900">Alfonso Cuarón</span> et <span style="color: #ff9900">Alejandro González Iñárritu</span>, Guillermo del Toro n’en demeure pas moins un des représentants de la nouvelle vague mexicaine livrant coup sur coup des petits bijoux filmiques nous provenant de son univers fantastique bien à lui. Son dernier opus, <span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Le Labyrinthe de Pan</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, sélectionné en compétition a Cannes en 2006, témoigne une fois de plus du talent de l’auteur et de ses choix, lui qui a décidé d’évoluer entre Hollywood et sa langue natale, alternant blockbusters modestes et petits films espagnols.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Oeuvre totalement originale qu’il mûrit depuis plus de 20 ans, </span><a href="http://www.biosstars.com/film/2006/l/le_labyrinthe_de_pan.htm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Le Labyrinthe de Pan</em></span></a><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> est également son film le plus personnel, le plus abouti, le plus émotionnellement chargé et le plus grand public, à ce jour. Une oeuvre complexe et rare dans le panorama cinématographique actuel.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/pan.jpg" title="labyrinthe de pan"></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/pan.jpg" title="labyrinthe de pan"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/pan.jpg" alt="labyrinthe de pan" /></a></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Actuellement en tournage du 2éme opus </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Hellboy</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, sortie prévu en 2008, Guillermo Del Toro est aujourd’hui très sollicité. Au dernière nouvelle il devrait </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">réaliser l’adaptation de </span><span style="color: #ff9900"><strong><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><span>At the moutain of madness </span></em></span></strong></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><strong>(</strong></span><strong><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><span>Les Montagnes hallucinées</span></em></span></strong><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><strong>)</strong></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> de </span><span style="color: #ff9900">Lovecraft</span>. Porter à l’écran ce roman est une passion de longue date pour Del Toro, mais il n’avait encore jamais trouvé de studio pour le faire. C’est maintenant chose faite, les studios Universal Pictures lui ont donné le feu vert.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">On parle également de lui pour mettre en scène </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>«Bilbo le Hobbit »</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> de </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>JRR Tolkien</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, ainsi qu’une nouvelle version du </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Tarzan</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> de </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><span style="color: #ff9900">Edgar Rice Burroughs</span> </em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">sur lequel il planche depuis plusieurs années.</span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em> </em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Il serait également intéressé par la réalisation du dernier opus de Harry Potter </span><span style="color: #ff9900; font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>« Harry Potter et les reliques de la mort »</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> alors qu’il avait refusé de réaliser a l’époque </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Harry Potter et le prisonnier d’Askaban</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> pour se consacré exclusivement à </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>L’échine du diable.</em></span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">A ne pas en douter, le bonhomme n’est pas près de se trouver au chômage.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">Pour terminer et afin de revenir à l’actualité du moment, le 15éme festival de Géradmer, qui va débuter le 23 janvier, projettera deux de ses plus grands films </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>L’échine du diable</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"> et </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em>Le labyrinthe de Pan</em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">, ainsi que sa dernière production qui sera d’ailleurs en compétition, le très attendu </span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><em><span style="color: #ff9900">L’orphelinat</span> </em></span><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive">qui représentera l’Espagne dans la course au Oscar 2008.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm"><a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/pan2.jpg" title="labyrinthe de pan 2"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/pan2.jpg" alt="labyrinthe de pan 2" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-family: Comic Sans MS, cursive"><u><strong>Tontonmito (tonton oui, mito peut-être).</strong></u></span></p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=659&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Mildred Pierce : splendeurs et misères de la self made woman</title>
		<link>http://www.plebe-web.com/la-plebe-den-bas/mildred-pierce-splendeurs-et-miseres-de-la-self-made-woman</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Nov 2007 23:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[La plèbe d'en bas]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[critiques]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Mildred Pierce, paru en 1941, est un roman de mœurs, pièce à part dans l’œuvre de James Malahan Cain, considéré comme un maître du roman noir, et auteur de Le Facteur sonne toujours deux fois, célèbre pour avoir été adapté au cinéma, comme bien d’autres de ses œuvres.
Mildred Pierce est une parfaite maîtresse de maison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" vspace="5" align="left" width="116" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2007/12/mildred.jpg" hspace="5" alt="mildred.jpg" height="180" title="mildred.jpg" /><em><span style="color: #ff6600"><strong>Mildred Pierce</strong></span></em>, paru en 1941, est un roman de mœurs, pièce à part dans l’œuvre de <span style="color: #ff6600"><strong>James Malahan Cain</strong></span>, considéré comme un maître du roman noir, et auteur de <em>Le Facteur sonne toujours deux fois</em>, célèbre pour avoir été adapté au cinéma, comme bien d’autres de ses œuvres.</p>
<p align="justify">Mildred Pierce est une parfaite maîtresse de maison qui, un beau jour, flanque à la porte son mari, infidèle autant qu’incapable de se relever de la crise de 29. Mais ses augustes talents de ménagère ne l’ont pas précisément préparée à affronter un monde du travail frappé par le chômage, et il faut bien nourrir ses deux fillettes, la mignonne Ray et la fière Véda. Les nourrir ? Leur offrir tout ce dont elles peuvent rêver. Beau défi à relever pour une femme au caractère bien trempé.</p>
<p align="justify"> Rêve américain, mythe du self made man revisité pour self made woman (pari intéressant), confort américain, statut social et santé du compte en banque, paillettes de Laguna Beach et de Beverly Hills, détour par Hollywood, cinéma, radio et photos dans les journaux, le tout sur fond de crise : nul doute, nous sommes à Los Angeles, Californie, USA. Si besoin était, le style de l’auteur vient apporter confirmation. Il est précis et efficace, sans fioritures, et l’écrivain ne feint pas de nous bluffer en ménageant ses effets. Neuf ans de la vie d’une femme, un peu plus de 400 pages, qui se lisent d’une traite, avec la même fougue qui lance Mildred Pierce dans son parcours du combattant.</p>
<p align="justify">Le rythme du récit demeure lui calme, presque placide, comme pour mieux offrir un regard panoramique sur l’intrigue. La narration, associant vigueur et minutie, se concentre sur les moments phares où, en toute simplicité, se nouent et se dénouent les fils du drame. Car ce ne sont pas les boires et déboires de la réussite sociale, qui intéressent l&#8217;auteur et son personnage. La réussite qu&#8217;elle vise, presque à son insu, est bien plus personnelle, et l&#8217;approbation de sa fille y est un enjeu aussi impérieux qu&#8217;ambigu. Or le regard que porte Véda sur elle est sans compassion, et n&#8217;est pas la dernière à lui jeter ses quatre vérités au visage. Pourtant, le miroir le plus cruel, qui renvoie de Mildred le reflet le plus trouble, c&#8217;est moins Véda elle-même que ce que la mère projette dans sa fille.Il y a ainsi du drame, et même du mélodrame, dans ce portrait plein d&#8217;allant.</p>
<p align="justify">Une ambiance de roman noir affleure bien ici et là : magouilles un peu louches, brève apparition d&#8217;un détective privé, chantage. Mais c&#8217;est surtout que sur ce beau parcours uniment dépeint, au-dessus de ces brillantes réalisations de sueurs et d&#8217;argent, plane une menace : une violence (presque) toujours contenue, guette en sourdine, rejetée aux franges d&#8217;un bonheur sans failles, et elle n&#8217;en a que plus d&#8217;impact. Mildred Pierce est donc bien loin d&#8217;un simple portrait de femme. Car à travers lui, le roman parle des aspirations de chaque individu, des efforts qui en rapprochent et des écueils qui les brisent &#8211; ou des erreurs qui les gangrènent d&#8217;emblée.</p>
<p align="justify">Avec une évidence qui est la meilleure preuve de sa réussite, James M.Cain nous donne à voir une vie et tout ce qui peut s&#8217;y lire. Entre ses concrètes et massives erreurs, ses petits mensonges à elle-même ou aux autres, et les critiques « sévères mais justes » que lui adressent les autres personnages, non, Mildred Pierce n&#8217;est pas la parfaite héroïne. Mais l&#8217;héroïne parfaite, car en relatant sa vie, James M.Cain nous livre un regard aussi juste que complexe sur la société de son temps, guère éloigné du nôtre.</p>
<p align="right">Noëlle</p>
<ul>
<li>James M. CAIN, Mildred Pierce, &laquo;&nbsp;Imaginaire Gallimard&nbsp;&raquo;, 10€</li>
<li><a target="_blank" href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47897.html" title="Le Roman de Mildred Pierce">Le Roman de Mildred Pierce</a>, adaptation cinématographique très (trop) libre de 1945, reprise en 2006</li>
<li><a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Cain" title="Bibliographie">Bibliographie</a> de James M.Cain</li>
<li>Une brève mais éclairante <a href="http://www.polars.org/article16.html" title="Biographie">biographie</a> de James M.Cain</li>
</ul>
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		<title>René CHAR, &#171;&#160;magicien  de l’insécurité”</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 22:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[La plèbe d'en bas]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
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		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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		<description><![CDATA[« Magicien de l&#8217;insécurité, le poète n&#8217;a que des satisfactions adoptives. Cendre toujours inachevée. » (V, Partage Formel)
René Char, auteur notamment du recueil Fureur et mystère, est un poète de la Résistance. En 1943, sous le pseudonyme de Capitaine Alexandre (quelle promesse de conquête&#8230;), il prend le maquis. Refus de la barbarie, soutenu par le mince espoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2007/11/char1.thumbnail.jpg" border="0" alt="char1.thumbnail.jpg" hspace="5" vspace="5" width="0" height="0" align="left" /><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2007/11/char1.thumbnail.jpg" border="0" alt="char1.thumbnail.jpg" hspace="5" vspace="5" width="0" height="0" align="left" /><img title="char1.thumbnail.jpg" src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/char1.thumbnail.jpg" border="0" alt="char1.thumbnail.jpg" hspace="5" vspace="5" width="91" height="128" align="left" /><span style="color: #ff6600;">« Magicien de l&#8217;insécurité, le poète n&#8217;a que des satisfactions adoptives. Cendre toujours inachevée. » (V, <em>Partage Formel</em>)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #ff6600;"><strong>René Char</strong></span>, auteur notamment du recueil Fureur et mystère, est un poète de la Résistance. En 1943, sous le pseudonyme de Capitaine Alexandre (quelle promesse de conquête&#8230;), il prend le maquis. Refus de la barbarie, soutenu par le mince espoir d’y mettre fin. En 1945, <em>les Feuillets d’Hypnos</em>, entamé pendant cette sombre période, tentent de dire ce qu’il a vécu.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify">
<p align="justify"> Poète et résistant ; poète car résistant. L&#8217;hybride catégorie, plus historique que littéraire, « poète de la Résistance », comme un talisman brandi après coup contre le spectre de la collaboration, fait sens pour ce poète. Comme cette période, sa poésie est volontiers âpre et violente. Pourtant, comme le but qui la motive, ses poèmes chantent aussi la paix. La nature est le paysage de l&#8217;une et de l&#8217;autre. Et, combattant de l&#8217;ombre, Char est aussi un poète obscur &#8211; hermétique, disent certains.</p>
<p align="justify">                      <span style="color: #ff6600;"> « Au seuil de la pesanteur, le poète comme l&#8217;araignée construit sa route dans le ciel. En partie caché à lui-même, il apparaît aux autres, dans les rayons de sa ruse inouïe, mortellement visible. » (</span><em><span style="color: #ff6600;">Partage Formel).</span><strong> </strong></em>Cachettes du résistant, solitude du poète à l&#8217;instant d&#8217;écrire. Elles sont les moyens indispensables pour avoir une chance d&#8217;accomplir ce qui doit l&#8217;être. A l&#8217;instant de la réalisation, l&#8217;homme s&#8217;expose. Il a trop engagé de lui, sur un espoir trop insensé, quand trop d&#8217;ennemis guettent, pour être sûr de survivre. Le parallèle peut paraître forcé. Le résistant risque sa vie, le poète, à tout prendre, risque juste d&#8217;être incompris.</p>
<p align="justify">Mais cette incompréhension est désaveu. Elle renouvelle pour le poète l&#8217;épreuve du doute.</p>
<p align="justify">           <span style="color: #008080;"> </span><span style="color: #ff6600;">« Tu es dans ton essence constamment poète, constamment au zénith de ton amour, constamment avide de vérité et de justice. C&#8217;est sans doute un mal nécessaire que tu ne puisses l&#8217;être assidûment dans ta conscience.  » (&laquo;&nbsp;A la santé du serpent&nbsp;&raquo;, <em>Le Poème pulvérisé</em></span><span style="color: #ff6600;">).</span><strong> </strong>Le poème n&#8217;est peut-être que la manifestation de ce combat, la fragile victoire dans une guerre toujours à poursuivre<span style="color: #ff6600;">.<strong>« On ne se bat bien que pour les causes qu&#8217;on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s&#8217;identifiant. » (</strong><em><strong>Feuillets d&#8217;Hypnos</strong></em><strong>).</strong></span><span style="color: #008080;"> </span></p>
<p align="justify"><img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/poemesmiro604_1.jpg" border="0" alt="poemesmiro604.jpg" hspace="5" vspace="5" width="302" height="388" align="right" />Et quelle cause René Char se modèle-t-il ? Quelle lumière traque son regard, aussi lucide qu&#8217;exigeant, en quête d&#8217;illumination ?</p>
<p align="justify"><span style="color: #ff6600;">« Conduire le réel jusqu&#8217;à l&#8217;action comme une fleur glissée à la bouche acide des petits enfants. Connaissance ineffable du diamant désespéré (la vie). » (<em>Feuillets d&#8217;Hypnos</em>)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #ff6600;"><strong>« Nous n&#8217;appartenons à personne sinon au point d&#8217;or de cette lampe inconnue de nous, inaccessible à nous, qui tient éveillés le courage et le silence. » (</strong><em><strong>Feuillets d&#8217;Hypnos</strong></em><strong>)</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #ff6600;">« Disposer en terrasses successives des valeurs poétiques tenables en rapports prémédités avec la pyramide du Chant à l&#8217;instant de se révéler, pour obtenir cet absolu inextinguible, ce rameau du premier soleil : le feu non vu, indécomposable. » (&laquo;&nbsp;Partage formel&nbsp;&raquo;, <em>Seuls demeurent</em>).</span></p>
<p align="justify">Tâches du poète, et de l&#8217;homme : atteindre « la connaissance ineffable », « le point d&#8217;or », « <em>l&#8217;absolu</em> ». Quête perdue d&#8217;avance ? La lampe demeure inaccessible, et l&#8217;absolu reste « non vu, indécomposable », même lorsqu&#8217;il se révèle.</p>
<p align="justify">Le point d&#8217;or de la lampe qui nous guide, le feu non vu et indécomposable, le diamant désespéré de la vie : il est dur d&#8217;assigner une place précise à l&#8217;absolu de Char. Il est à la fois ce qui dépasse infiniment l&#8217;homme et ce qui l&#8217;incite et l&#8217;aide à se dépasser. Plus accessible, il n&#8217;aurait pas valeur d&#8217;absolu. Il ne transcenderait pas l&#8217;homme. Tel quel, en revanche, il est chez Char à l&#8217;exacte mesure de l&#8217;homme : il lui révèle ce vers quoi il doit tendre. <span style="color: #ff6600;">« Si nous habitons un éclair, il est le cœur de l&#8217;éternel. » (&laquo;&nbsp;A la santé du serpent&nbsp;&raquo;, <em>Le Poème pulvérisé</em></span><span style="color: #ff6600;">).</span><strong> </strong>Ce n&#8217;est pas un lot de consolation, ni un vœu pieu, pour René Char. C&#8217;est plutôt l&#8217;essence même de la vie, cet élan vers l&#8217;absolu, toujours retenu parce que nous sommes mortels. La poésie y est un moyen de ne pas oublier cet éternel, et de le laisser entrevoir<span style="color: #008080;">.</span><span style="color: #ff6600;">« J&#8217;ai, captif, épousé le ralenti du lierre à l&#8217;assaut de la pierre d&#8217;éternité. » (&laquo;&nbsp;Afin qu&#8217;il n&#8217;y soit rien changé&nbsp;&raquo;, <em>Seuls demeurent ).</em></span></p>
<p align="justify">             C&#8217;est alors qu&#8217;il faut être <span style="color: #ff6600;">« prodigue dans l&#8217;attente, la foi vaillante. Sans renoncer. » (&laquo;&nbsp;Ne s&#8217;entend pas&nbsp;&raquo;, <em>Seuls demeurent</em>) car <strong>« Vous tendez une allumette à votre lampe et ce qui s&#8217;allume n&#8217;éclaire pas. C&#8217;est loin, très loin de vous, que le cercle illumine. »</strong> (<em>Feuillets d&#8217;Hypnos</em>).</span> Le poète, pas plus que l&#8217;homme, ne peut être assuré du succès de son entreprise, dont il  ne maîtrise pas les retombées. Il faut résister, il faut écrire, c&#8217;est au sein de cette faiblesse que la grandeur devient impérative.<span style="color: #008080;"> </span><span style="color: #ff6600;"><strong>« Résistance n&#8217;est qu&#8217;espérance »,</strong></span> écrit le capitaine Alexandre. L&#8217;espérance est cette « foi vaillante » qui anime la résistance ; pas l&#8217;espoir, non, bien l&#8217;espérance, l&#8217;effort de l&#8217;homme pour continuer à espérer à l&#8217;instant du désespoir. Croire malgré tout, se faire un devoir de croire que l&#8217;action n&#8217;est pas vaine et qu&#8217;elle doit être menée. </p>
<p align="justify">               <img src="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/zao_wou-ki200.jpg" border="0" alt="zao_wou-ki200.jpg" hspace="5" vspace="5" width="200" height="270" align="left" /> L&#8217;espace que peut investir la poésie est donc restreint, mais c&#8217;est précisément pour cela qu&#8217;elle devient indispensable : faire advenir le temps d&#8217;un chant cet absolu fugitif, qui sans cesse se dérobe à l&#8217;homme.Situation périlleuse : la poésie de Char gravite entre urgence et modestie, et fait de lui par excellence le poète de la fulgurance. Armé de foi et de lucidité, il fait surgir l&#8217;éclair de l&#8217;absolu. Il n&#8217;est pas pour rien un poète de l&#8217;aphorisme, cette forme brève qui condense en quelques mots une large idée. Cela fait de Char un poète difficile : dans l&#8217;illumination qu&#8217;il crée, le sens se montre sans se laisser saisir. Fureur &#8211; folie du poète inspiré et des mots qu&#8217;il jette les uns contre les autres ; et mystère &#8211; celui de l&#8217;avènement de l&#8217;absolu.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="right">Noëlle</p>
<p align="left"> Pour compléter, quelques poèmes : <a href="http://www.plebe-web.com/wp-content/uploads/2008/01/char-poemes.rtf">&laquo;&nbsp;Allégeance&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Envoûtement à la Renardière&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;L&#8217;Absent&nbsp;&raquo;, <em>Feuillets d&#8217;Hypnos</em></a>.</p>
<p align="left">Quelques éléments bibliographiques :</p>
<p align="left">- <em>Le Marteau sans maître</em>, 1934<br />
- <em>Seuls demeurent</em>, Gallimard, 1945<br />
- <em>Feuillets d&#8217;Hypnos</em>, Gallimard, 1946<br />
- <em>Le Poème pulvérisé</em>, Fontaine, 1947<br />
- <em>Fureur et mystère</em>, Gallimard, 1948<br />
- <em>Les Matinaux</em>, Gallimard, 1950<br />
- <em>A la santé du serpent</em>, avec une lithographie de Miro pour le tirage de tête, G.L.M., 1954.<br />
- <em>Commune présence</em>, Gallimard, 1964
</p>
<p align="left">Pour une bibliographie complète, on peut aller voir <a title="ici" href="http://www.arte.tv/fr/art-musique/Rene-Char/Actus---Documentation/1486826,CmC=1501352.html">ici</a> ou <a title="là" href="http://www.toutelapoesie.com/dossiers/bibliographies/bibliographie_rene_char.htm">là</a>.</p>
<p align="left">Enfin, quelques liens sur René CHAR :<br />
- Sur <a title="Poésie en liberté" href="http://www.poesie-en-liberte.org/actualite/le-poete-de-l-annee/">&laquo;&nbsp;Poésie en liberté&nbsp;&raquo;, </a>présentation avec extraits sonores et vidéos<br />
- Une <a title="René Char" href="http://boudully.perso.cegetel.net/renechar2.htm">page personnelle </a>assez complète, avec de nombreux liens<br />
- Sur le site de RFI, présentation de l&#8217;<a title="RFI" href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/090/article_52753.asp">exposition</a> qui avait lieu à la BNF
</p>
<p align="left"> </p>
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		</item>
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		<title>Terre des oublis, de Duong Thu Huong</title>
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		<pubDate>Sat, 20 May 2006 21:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
				<category><![CDATA[La plèbe d'en bas]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[Et si un roman-fleuve n&#8217;était pas tant une saga sans fin, qu&#8217;une histoire longue et alanguie comme ces fleuves charriant de lourdes eaux au fil de leurs méandres, au gré de mille bras jetés à travers du paysage qui autour d&#8217;eux s&#8217;ordonnent ? Terre des oublis, dense et long roman de huit cents pages de la vietnamienne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify" style="margin-right: 0px" dir="ltr"><span style="color: #336666; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><strong><img border="0" vspace="12" align="left" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/fleuve.jpg" hspace="2" /></strong></span><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,arial,helvetica,sans-serif">Et si un roman-fleuve n&#8217;était pas tant une saga sans fin, qu&#8217;une histoire longue et alanguie comme ces fleuves charriant de lourdes eaux au fil de leurs méandres, au gré de mille bras jetés à travers du paysage qui autour d&#8217;eux s&#8217;ordonnent ? <em><span style="color: #ff6600"><strong>Terre des oublis</strong></span></em>, dense et long roman de huit cents pages de la vietnamienne <span style="color: #ff6600"><strong>Duon Thu Huong</strong></span>, s&#8217;écoule avec la même fluidité chargée d&#8217;ampleur, pour conter une histoire trop connue : le retour d&#8217;un soldat porté disparu que l&#8217;on croyait mort, Bôn. Il retrouve sa femme, Miên, qu&#8217;il a quittée pour le front à peine épousée, mariée et heureuse avec un autre, Hoan, dont elle a un enfant. </span><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,arial,helvetica,sans-serif">Terre des oublis, que le lecteur va parcourir à l&#8217;instant où le souvenir reprend vie.</span></p>
<p align="justify">Le sujet est rebattu, sans doute. Et le thème central est tout sauf original : <em>Terre des oublis </em>est avant tout un roman d&#8217;amour. Ou d&#8217;amours, multiples, inapaisés, qui entrent en conflit. D&#8217;amours ? Donc d&#8217;individus. D&#8217;invidus ? Donc de société. Mais seulement en arrière-plan. Seulement intériorisée. Pas de grande fresque sociale, pas de message, de dénonciation. Ou plutôt, si : dénonciation par l&#8217;exemple, de la manière la plus<img border="0" vspace="13" align="right" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/thuhuong.jpg" hspace="2" alt="Duong Thu Huong" /> probante, à hauteur d&#8217;âme.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">Car Duong Thu Huong ne fait rien que transcrire la vie de ses personnages : ce qu&#8217;ils font, voient, entendent, pensent et disent. Elle leur donne, et, surtout, leur laisse suffisamment de souffle, pour que nulle part le lecteur ne soit tenté de décoder quelque vaste dessein de l&#8217;auteur. La calme évidence de ses personnages, fussent-ils en proie aux doutes les plus torturants, suffit. Une histoire simplement rapportée, avec simplicité et grâce (et l&#8217;on ne peut que louer une traduction qui arrive ainsi à en convaincre). Point de procédés pesamment sentis, pas d&#8217;effets de manche, hormis le souci de la justesse et du rythme, obtenu par des procédés aussi simples que le dialogue ou la mise en italique des pensées des personnages, toujours brèves, mais fréquentes. De cette alternance naît un équilibre où la lassitude ne se fait jamais sentir, marque certaine des qualités de l&#8217;écrivain.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">Or, ces personnages dans l&#8217;intimité desquels Duong Thu Huong nous entraîne ont beau vivre une complexe histoire d&#8217;amour, rarement tant de solitude se sera fait sentir. A chaque fois, c&#8217;est dans l&#8217;univers de l&#8217;un d&#8217;eux, mais d&#8217;un seul, que nous sommes conviés. Et le plus âpre est sans doute la conscience de cet isolement, qui se heurte à la paroi glacée d&#8217;une séparation inéluctable, qu&#8217;elle soit ou non concrétisée ? et c&#8217;est quand elle ne l&#8217;est pas qu&#8217;elle est d&#8217;ailleurs la plus tragique. Dans les souvenirs seuls subsiste une communauté, trahie par le présent.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">Il y a cependant des différences entre les personnages. Bôn est assurément le plus seul, refermé sur lui-même, miné par une guerre qui l&#8217;a rendu fou. Mais, s&#8217;il est le personnage-clef du livre en tant qu&#8217;occasion de lancer l&#8217;histoire, et pierre de touche, il n&#8217;en est pas vraiment le héros. Pour qui veut chercher dans ce livre une portée historique et politique, il serait sans doute l&#8217;emblème du douloureux passé. Mais la véritable héroïne est Miên, dans les pensées de laquelle nous sommes peu à peu de moins en moins conviés, comme si bientôt ses actes et la perception qu&#8217;ont d&#8217;elle les autres personnages suffisait.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">                                              <img border="0" align="baseline" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/quangbinh1.jpg" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">Sans doute parce qu&#8217;elle est la première de ces trois personnages à se trouver, et de la façon la plus sûre ? du moins est-ce l&#8217;impression qui se dégage du roman. Car c&#8217;est cela, en définitive, l&#8217;objet du roman : l&#8217;homme face à lui-même. Certes, il y a la société. Proche : les scènes de « conseil du village », plaisantes, où le poids de la tradition se fait sentir aussi par des batailles en règle entre hommes et femmes, avec leurs solides réflexions qui sonnent aussi justes qu&#8217;elles sont anodines. Intime : souvenirs, réflexions sur soi où ambitions, aspirations, remords et peurs sont souvent autant d&#8217;infiltrations de la société, du poids qu&#8217;elle fait peser sur chacun. Mais comme lointaine. Jamais la société n&#8217;est attaquée en tant que telle, mais toujours par ses effets, concrets, dans des scènes où elles se particularise, ou dans des êtres dans lesquels elle se diluent. Ce n&#8217;est pas un livre qui commente, mais qui parle.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">Et comment s&#8217;en étonner ? Ce roman de trois consciences aux prises les unes avec les autres à travers le filtre social se conclut à l&#8217;instant où le remords social, rejeté, ouvre à une grandeur morale d&#8217;une bien autre portée. Mais, encore et toujours, l&#8217;auteur prend soin de l&#8217;intimité de ses personnages : ici comme ailleurs, Duong Thu Huong a la probante décence de ne pas s&#8217;exclamer. Elle se contente de nous faire voir, puis de nous laisser contempler.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">&nbsp;</p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: georgia,times new roman,times,serif"><a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/DebutdeTerredesoublis.pdf">Les premières pages du roman</a> (format pdf)</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: georgia,times new roman,times,serif"><a href="http://www.swediteur.com/livre_14491_Terre-des-oublis_Duong_Thu-Huong.html" title="S.Wiespieser">Le site de l&#8217;éditeur</a></span></p>
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		<title>Deadwood, western tragique</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Apr 2006 15:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[HBO, nom qui sonne au creux de l&#8217;oreille à tous sérieophiles (sic) comme gage d&#8217;excellence. Nouvelle production, nouveau succès et nouvelle réussite. Après le génialissime Oz, la grandiose Sopranos, l&#8217;osée Sex and the City, l&#8217;intello chic et choc Six Feet Under et avant l&#8217;historique épique Rome, voici que débarque en 2004, Deadwood, la série dramatique. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/deadwood2.jpg"><img src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/deadwood2.serendipityThumb.jpg" border="0" alt="" hspace="5" width="130" height="100" align="left" /></a>HBO, nom qui sonne au creux de l&#8217;oreille à tous sérieophiles (sic) comme gage d&#8217;excellence. Nouvelle production, nouveau succès et nouvelle réussite. Après le génialissime <a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/index.php?/archives/100-La-magie-dOZ.html" target="_blank"><em>Oz</em></a>, la grandiose <a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/index.php?/archives/175-LES-SOPRANOS-symphonies-familiales.html" target="_blank"><em>Sopranos</em></a>, l&#8217;osée <em>Sex and the City</em>, l&#8217;intello chic et choc <em>Six Feet Under</em> et avant l&#8217;historique épique <a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/index.php?/archives/159-Series-etmois-ROME.html" target="_blank"><em>Rome</em></a>, voici que débarque en 2004, <span style="color: #008000;"><em><strong>Deadwood</strong></em>,</span> la série dramatique. L&#8217;action, située en 1876 dans les montagnes dorées d&#8217;une réserve indienne, revisite le western. Pas de technicolor, plus seulement du spaghetti, mais des chercheurs d&#8217;ors, des cows boys, des malfrats, des marchands, des escrocs, un toubib, des étrangers&#8230; qui vivent bon gré, mal gré dans cette dure loi de l&#8217;ouest. Crépuscule de l&#8217;humanité à l&#8217;aurore de la civilisation moderne. Drame exaltant à la tragédie flamboyante&#8230;</p>
<p align="justify"><em><span style="color: #008000;"><strong>Synopsis:</strong></span> La ruée vers l&#8217;or, à l&#8217;Ouest des Etats-Unis, mène toute une population à migrer vers des terres plus arides. Parmi eux, beaucoup de criminels et de malfrats en tous genres, prêts à s&#8217;installer sur ces nouvelles contrées et y faire commerce&#8230; et ainsi profiter des arrivants. </em><em>Deadwood est une de ces villes nouvelles autour desquelles se greffent les hommes avides d&#8217;or, les familles venues de loin, et les rapaces de toutes sortes. L&#8217;endroit idéal pour commencer une nouvelle vie, et, si possible, une nouvelle fortune&#8230; la série commence deux semaines après la cuisante défaite du Général Custer contre Little Big Horn, alors que Deadwood se situe sur des territoires indiens &#8211; et est donc illégale par sa seule existence. </em><span style="font-style: normal">(source <a href="http://www.serieslive.com/fiche_serie.php?n=256" target="_blank">série live</a>)</span></p>
<p align="center"><span style="font-style: normal"><a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/deadwood.jpg"><img src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/deadwood.jpg" border="0" alt="" hspace="5" width="603" height="261" /></a></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">HBO se lance une nouvelle fois dans la série de genre. Mais un genre bien particulier, le western. Ici plus question du <span style="color: #ff6600;"><em>Poney express</em></span>, ni de <em>Docteur Quinn</em> ou autre <em>Au nom de la loi</em>, <em>Bonanza</em>, <em>Les mystères de l&#8217;ouest</em>, mais du genre cinématographique. Adapatation à la télévision. Quand le genre décline lentement mais sûrement sur grand écran (exception faite de <span style="color: #ff6600;"><em>Impitoyable</em></span> ces dernières années), voilà que le petit le remet à l&#8217;honneur et par la grande porte. Ici les moyens sont importants. Le tout dans un souci de réalisme et de véracité.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">La photo baigne dans des couleurs whisky, sales, délavées, dans lesquelles les personnages se meuvent. L&#8217;ambiance sonore est consistante. Par exemple, le bruit des éperons a cet écho si particulier du clinquant sur le bois, ou sur la poussière (fini le même son pour des décors différents). La réalisation est extrêmement fidèle à l&#8217;imaginaire du western cinématographique. Le montage est une pure merveille du cinéma italien du western spaghetti: lenteur des actions, plans larges qui prennent le temps, gros plans sur les personnages, nervosité sur les scènes d&#8217;actions, avec cet humour et ce décalage qu&#8217;un <span style="color: #ff6600;">Terence Hil</span>l n&#8217;aurait pas renié (la scène dans le 1° épisode où le docteur traverse le lobe frontal d&#8217;un mourant).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/sethbullock.jpg"><img src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/sethbullock.jpg" border="0" alt="" hspace="5" width="90" height="94" align="right" /></a>Mais c&#8217;est bien par ses personnages que <span style="color: #ff6600;"><em>Deadwood</em></span> se singularise. L&#8217;ouest, l&#8217;histoire ne sont que des prétextes à faire se confronter des individualités fortes, des êtres soumis, sournois, escrocs, idéalistes&#8230; Les hommes ont des principes, leurs principes. Des règles connues d&#8217;eux-mêmes, qu&#8217;ils transgresseront au nom de leurs propres intérêts. Perversité du procédé, car il devient dès lors impossible de s&#8217;identifier à un seul des personnages. Tous ont leurs côtés lâches, noirs, torturés. Les méchants sont fascinants, les «justes», si on peut les considérer ainsi, sont des traîtres à leurs idéaux. Chacun de s&#8217;en prendre pour son grade. Les arrogants seront humiliés, les forts seront battus, les escrocs escroqués&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/ianmcshane.jpg"><img src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/ianmcshane.jpg" border="0" alt="" hspace="5" width="90" height="94" align="left" /></a><span style="color: #ff6600;">Al Swearengen</span>, le patron du bar, est éblouissant, justement récompensé pour sa prestation dans la série. Il humilie ses filles de joie, dont il prend soin tout autant. Les prostituées, justement, brillent par leurs caractères torturés et leurs physiques disgracieux. Rarement on aura vu de prostituées aussi peu avenantes, veules, mais aux dires des protagonistes, cela suffit pour ces rustres de chercheurs d&#8217;or; mais elles sont aussi bonté et tendresse. <a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/almagarret.jpg"><img src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/arnaud/almagarret.jpg" border="0" alt="" hspace="5" width="90" height="94" align="right" /></a>A contrario, des femmes du monde (mais dépravées par d&#8217;autres aspects) sont élégantes, charmeuses et manipulatrices. Les hommes sont sales, souvent, pervers, dominateurs, machos (cette scène de l&#8217;homme qui culbute la prostituée dans le 2° épisode, se présentant à tous, son sexe à et en l&#8217;air, vociférant des insultes et autres humilitaions à sa partenaire). Guerre des egos, confrontation des survies, avec ou sans raffinements et civilités. Nul n&#8217;est épargné par Deadwood. Car le personnage principal est bien cette ville. Camp avancé de la civilisation, illégale, permissive, sans justice, elle agit sur les personnages comme le révélateur des âmes. Elle s&#8217;apparente à la destinée qui accable les acteurs d&#8217;une tragédie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">C&#8217;est ce qui fascine dans cette série. Les 2 premiers épisodes peuvent être vus comme des moyens métrages, des films de genre, où explose en une scène finale paroxystique le règlement de compte attendu. C&#8217;est au 3° épisode que les ressorts dramatiques, et non plus seulement tragiques, se mettent en place. Les personnages prennent de l&#8217;épaisseur, leurs personnalités se complexifient. Et la série prend son envol, son envergure, point de départ des 2 premières saisons déjà disponibles. Une 3° est en cours de production et sera diffusée cette année. HBO en a déjà programmée une 4°. En effet, <em>Deadwood </em>caracole parmis les meilleures audiences de la chaîne, auréolée de différents prix et récompenses, dont celle de la meilleure série dramatique.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Canal+ diffuse actuellement la première saison, tous les jeudis soirs. Je ne peux que vous conseiller les rediffusions en VO, tant les accents et autres effets de langages des acteurs sont précis et ajoutent à l&#8217;excellence de l&#8217;interprétation.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.hbo.com/deadwood/" target="_blank">le site officiel chez HBO (en anglais)</a></p>
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		<title>LES SOPRANOS : symphonies familiales</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Mar 2006 23:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Série-fleuve de six saisons (la sixième est en cours de diffusion aux Etats-Unis), avec déjà un bonus de huit épisodes supplémentaires annoncé, Les Sopranos nous fait entrer dans la famille de Tony Soprano, qui partage son temps entre mafia, séances chez la psy, couple(s) et enfants. Questions existentielles sur tapis de dollars imprégnés de sang, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img border="0" align="left" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/sopranos.jpg" hspace="3" /><font size="3" color="#990033" face="times new roman,times,serif">Série-fleuve de six saisons (la sixième est en cours de diffusion aux Etats-Unis), avec déjà un bonus de huit épisodes supplémentaires annoncé, <em><strong>Les Sopranos</strong> </em><span style="font-style: normal">nous fait entrer dans la famille de Tony Soprano, </span>qui partage son temps entre mafia, séances chez la psy, couple(s) et enfants. Questions existentielles sur tapis de dollars imprégnés de sang, ce qui n&#8217;émeut ni bimbos ni femmes au foyer : ce mélange détonnant, qui assure à <strong>HBO</strong> l&#8217;une de ses plus grosses audiences, cumule depuis 1999 nominations et récompenses. Reconnaissance non usurpée.</font></p>
<blockquote style="margin-right: 0px" dir="ltr"><p><font size="2" color="#990033" face="arial,helvetica,sans-serif"><strong>Fiche Technique :</strong></font></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2"><strong>Créateur :</strong> David Chase</font></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2"><strong>Producteurs :</strong> Mitchell Burgess et Robin Green (saison 1 à 5), David Chase et Brad Grey</font></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2"><strong>Acteurs :</strong> James Gandolfini (Tony Soprano), Edie Falco (Carmela Soprano), Lorraine Bracco (Dr Jennifer Melfi), Michael Imperioli (Christopher Moltisanti), Dominic Chianese (Junior Soprano), Steve Van Zandt (Silvio Dante), Tony Sirico (Paulie Walnuts), Jamie-Lynn Sigler (Meadow Soprano), Robert Iler (AJ Soprano), Drea de Matteo (Adriana la Cerva), Aida Turturro (Janice Soprano) etc</font></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2"><strong>Diffusion en France :</strong> France 2, Jimmy, France 4</font></p>
</blockquote>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm" dir="ltr">                               <img border="0" align="baseline" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/Sopranos5.jpg" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm">      Mafia : à cette évocation se lève tout un univers, déjà abondamment illustré par un cinéma américain qui en a nourri l&#8217;imaginaire. Monde séduisant, certes, mais défi délicat à relever également, que de renouer avec cette tradition, de l&#8217;enrichir, et d&#8217;y passionner à nouveau le spectateur. Même le principe, amusant ou incongru de prime abord, d&#8217;un mafioso psychanalysé, a déjà été exploité par les<em> Mafia Blues</em>.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><img border="0" align="right" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/sopranos4.jpg" hspace="3" />Il y a bien du racolage, dans les <em>Sopranos</em>. Normal, il s&#8217;agit de le montrer. Villa luxueuse avec piscine et bagnoles à l&#8217;avenant, costumes et tailleurs aussi impeccables que les brushing enchoucroutés de ces dames, strip-teaseuses à la plastique aussi débordante qu&#8217;exhibée. Ca pue le fric, luxe et luxure sont affichés sans fard dans le soleil qui coule à flot ou sous les néons qui inondent la nuit de lumière, dans une image qui évoque irrésistiblement le papier glacé des magazines. Mais il y a aussi la lumière étouffée du soleil qui troue l&#8217;obscurité d&#8217;un café du New-Jersey, ou le farniente apparent autour d&#8217;un café et de bons mots à la terrasse d&#8217;un café populaire où s&#8217;établissent de brefs et cérémonieux pourparlers. Il y a les tonnes de bétons gris de chantiers de constructions, l&#8217;asphalte des autoroutes ou des parkings dans des coins déserts dénués du moindre charme racaille. Il y a le bruit de la mer ou des cascades, il y le silence de la nature et de la neige, où décisions, dilemmes et crimes rencontrent un écho solennel. Il y a même le soleil et l&#8217;effervescence italienne, ou les couleurs et la musique des années 70 et de l&#8217;enfance de Tony ? avec, déjà, des détonations.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm">     Bref, il y a à voir, et du neuf, qui plus est, mais non pas surgi de nulle part. On n&#8217;a jamais été aussi proche et aussi éloigné du <em>Parrain</em>. Si proche : c&#8217;est un passé qui affleure souvent à la surface, comme nostalgie ; c&#8217;est la prégnance de certains modèles qui en sont hérités ? héritage problématique. Si loin : nul doute que ce n&#8217;est pas un « revival » d&#8217;une mafia mise au goût du jour. C&#8217;est une histoire d&#8217;aujourd&#8217;hui, c&#8217;est la Mafia aujourd&#8217;hui, et le passé est bien loin, tout autant qu&#8217;une Italie qui, visitée pour affaires, engendre plus de déceptions et d&#8217;incompréhension que de plaisir.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><img border="0" align="left" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/sopranos3.jpg" hspace="3" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm">      Alors c&#8217;est bien la Mafia, et les émigrants italiens, mais plus tout à fait non plus. Ce n&#8217;est peut-être plus la Mafia, le sujet, mais l&#8217;homme et sa façon de vivre aujourd&#8217;hui, tout simplement, avec ce milieu du crime organisé comme laboratoire parfait (pour reprendre une idée chère à Zola pour le roman, et qui paraît tout à fait probante pour ce type de série). Et le docteur Jennifer Melfi, relayée par le spectateur,(et il n&#8217;est pet-être pas anodin à cet égard que, au fil de la série, les séances chez le psy s&#8217;espacent, comme si à cette place le spectateur pouvait peu à peu la remplacer) ne peut que lentement abaisser ses défenses pour comprendre et entrer un peu dans cette famille, où les moindres malentendus quotidiens et intimes risquent à tout instant de déboucher sur une guerre des gangs, simplement parce la femme d&#8217;un des capos a tout d&#8217;une baleine. De la famille à la Famille, les liens n&#8217;ont jamais été si évidents, ni si convaincants. Le milieu de la Mafia devient la somptueuse caisse de résonance des soucis quotidiens (problème de couple, éducation des enfants, amitiés trahies, personnalités qui se forgent et se délitent sous divers déterminismes dans cette longue lignée de mafieux, réflexion sur le passé américain et communautaire) d&#8217;une famille Soprano qui, selon toute apparence, a accompli le rêve américain, exemple d&#8217;une intégration réussie. Et toutes les criminelles magouilles qui filtrent sous cette glorieuse réussite où tant importent la façade et les cérémonies ne sont au final guère plus nauséabondes que d&#8217;autres plus respectables succès. </p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm"><em>       Les Sopranos</em> : très mafieux, mais pas seulement ; très américains, mais pas seulement. C&#8217;est la force de cette série, comme de toute grande oeuvre, que de jouer avec tant d&#8217;évidence sur le particulier pour atteindre à plus universel. Certes, <em>Les Sopranos</em> n&#8217;a pas le paroxysme de <em>Oz</em>, on n&#8217;y est pas pas dans la fulgurance acérée. Au contraire, on y prend le temps de, et c&#8217;est à mes yeux l&#8217;une des principales qualités à laquelle la série doit son succès.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm">Mais voilà déjà trop de mots. Allez voir : tout cela, la série le montre avec bien plus d&#8217;évidence et de subtilité.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm">           <img border="0" align="baseline" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/sopranos5.jpg" /></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm">Pour plus d&#8217;informations, rendez vous sur le site officiel : <a target="_blank" href="http://www.hbo.com/sopranos/" title="HBO- The sopranos">The Sopranos</a></p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=448&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Boris Vian, le bison qui ravit</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2006 19:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Noëlle</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;
&#160;
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Eclats de rire ou de colère. Eclats du scandale, aussi, qui couvrent un moment ceux de la « trompinette ». La vie et l&#8217;oeuvre de Boris Vian, à la fois étonnamment discrète et tapageuse : pas de reconnaissance engoncée d&#8217;honneurs et empreinte de révérence aveuglée. Un trublion, à moitié pris à la légère. A la fois un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><a href="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/pata.jpg"><span style="color: #000000"><img border="0" align="right" width="86" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/noelle/pata.serendipityThumb.jpg" hspace="5" height="130" /></span></a><span style="color: #000000">Eclats de rire ou de colère. Eclats du scandale, aussi, qui couvrent un moment ceux de la « trompinette ». La vie et l&#8217;oeuvre de <span style="color: #ff6600"><strong>Boris Vian</strong></span>, à la fois étonnamment discrète et tapageuse : pas de reconnaissance engoncée d&#8217;honneurs et empreinte de révérence aveuglée. Un trublion, à moitié pris à la légère. A la fois un bien, et une injustice. Petite virée chez Vian romancier pour y remédier&#8230;</span></span></p>
<table border="1" cellPadding="1" cellSpacing="1" style="width: 74.77%; height: 154px">
<tr>
<td style="width: 100%"><strong><u><span style="color: #008000"> - identités :</span></u></strong> Boris Vian, Bison Ravi, Vernon Sullivan &#8230;</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 100%"><strong><u><span style="color: #008000"> - fonctions</span></u></strong> (dans l&#8217;ordre d&#8217;apparition): tromp(in)ettiste, ingénieur, écrivain, critique littéraire, acteur, critique de jazz à <em>Jazz Hot</em>, peintre, animateur du Tabou, scénariste, fondateur du Club Saint-Germain, traducteur, rédacteur en chef de <em>Jazz News, </em><span style="font-style: normal">parolier, chanteur,</span>équarrisseur de première classe du collège de &#8216;Pataphysique &#8230;</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 100%"><span style="color: #660099"><strong><u> <span style="color: #008000">-connu pour :</span></u></strong></span> le scandale de <em>J&#8217;irai cracher sur vos tombes</em><span style="font-style: normal">, ses chroniques de jazz, la chanson « le Déserteur », être un auteur « adolescent ».</span></td>
</tr>
</table>
<p align="justify"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">A vie si bien remplie, encore que courte (puisque ce sieur touche-à-tout mourut à 39 ans) ne peut que correspondre univers littéraire aussi foisonnant que contrasté. De la douceur « adolescente », s&#8217;il faut lâcher le mot, et douce-amère de<span style="color: #ff6600"> <em>L&#8217;Ecume des jours</em></span> à la noirceur cynique et minutieuse de <em><span style="color: #ff6600">J&#8217;irai cracher sur vos tombes</span></em>, guère de points communs de prime abord, en effet.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Est-ce ce grand écart inconfortable qui vaut à Boris Vian certaine indulgence teintée d&#8217;indifférence, voire de mépris ? Est-ce sa vie de bâton de chaise dans les « caves » de Saint-Germain-des-Prés, comme on appelait alors les clubs qui s&#8217;y trouvaient ? Je crains un peu de noircir le tableau. Cela fut vrai de son vivant. Mais aujourd&#8217;hui encore, force est de constater que Boris Vian est peu cité en de sérieuses études (tant mieux pour lui), et considéré plus comme un auteur mineur, plaisant sans casser trois pattes à un canard. Ce qui est d&#8217;autant plus dommage que cet amant des mots aurait bien su en faire délectable expression, de ce canard tripode.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Peut-être est-ce tout simplement, après que tant d&#8217;eau a coulé sous les ponts, que cet auteur demeure trop <img border="0" align="right" width="250" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/Vian.jpg" hspace="5" height="300" />simple. Limpide, même, dans la gaieté comme dans la tragédie. Même ses demi-teintes sont si évidentes et expressives qu&#8217;y ajouter un mot serait rompre un subtil édifice, un charme délicat.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Un équilibre magique.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">***</p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">&nbsp;</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Dans ses romans « adolescents » les plus connus, <em><span style="color: #ff6600">L&#8217;Ecume des jours</span>, <span style="color: #ff6600">L&#8217;Arrache-coeur</span></em> et le moins célèbre (à tort) <em><span style="color: #ff6600">Automne à Pé</span>kin</em>, sur lequel je vais plus particulièrement m&#8217;arrêter, voilà bien ce qu&#8217;il a de fascinant : les jubilatoires acrobaties d&#8217;un funambule qui ne cesse de frôler chutes mortelles. Si ses personnages échappent rarement à cette chute, où le travail et la société broient les hommes tout autant qu&#8217;un amour imparfait mettant en pièces un absolu pourtant vivace, le romancier, lui, nous entraîne avec une aisance de virtuose, et franchit sans marquer de temps d&#8217;arrêt des abîmes infranchissables. </span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Par exemple, un modèle réduit ne voit sa folle course arrêtée que par un restaurant, et son occupant, retrouvé mort. La silhouette de l&#8217;avion dans la façade nous est décrite. Puis le corps, aussi. Et l&#8217;avion en modèle réduit, fiché dans le mur d&#8217;en face, avec la tête décapitée qui glisse dessus. Vision d&#8217;horreur, abordée avec la simplicité d&#8217;un dessin animé. Une mort qui suscite pour commentaires le peu de probabilité de trouver un restaurant en plein désert. Et le problème que va rencontrer le docteur fautif, qui n&#8217;a droit qu&#8217;à un certain nombre de morts. L&#8217;horreur côtoie l&#8217;absurde en toute modestie. Rien d&#8217;inhumain, toutefois : cette mort stupide est regrettée, au détour d&#8217;une ou deux phrases, mais sans s&#8217;appesantir. On appelle ça de la grâce. Tout est dit en fort peu de mots. Et cette mort n&#8217;est guère plus absurde que toutes les autres, de même que l&#8217;émotion n&#8217;est pas moins présente de ne pas être étalée en de grandes tartines de phrases. Le monde entier est absurde : autant le prendre aussi gaiement que possible, tant qu&#8217;il est encore temps, semble nous dire chacun de ces personnages, à la philosophie moins ambiguë que mélancolique.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">&nbsp;</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">En même temps, ce monde dans lequel nous fait évoluer Boris Vian est justement placé sous le signe de l&#8217;ambiguïté. Les objets s&#8217;y animent pour notre plus grand plaisir, comme ce miroir qui conserve l&#8217;image de qui s&#8217;y reflète pendant que la lumière est éteinte, mais aussi aux plus grands risques et périls des personnages qui habitent ce monde. Le lecteur se délecte, puis déplore. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;il s&#8217;agisse de faux-semblants. Il n&#8217;y a pas l&#8217;apparence, et ce qui se cache dessous, qui serait réel. C&#8217;est plutôt l&#8217;épaisseur d&#8217;un regard, d&#8217;une pensée. A y regarder de plus près, on peut voir autre chose, indéfiniment. La fantaisie n&#8217;est qu&#8217;une autre manière d&#8217;aborder la réalité, qui permet, peut-être, de pouvoir regarder en face le malaise qui l&#8217;habite, comme par un détour. On peut rêver, chez Boris Vian, et c&#8217;est à partir du rêve, finalement, qu&#8217;interviennent les dénonciations les plus radicales, présentées sans verbiage mais avec des saynètes pleines de sel et de dépit.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><img border="0" width="349" src="http://www.plebe-web.com/laplebedenbas/uploads/couv.jpg" hspace="5" height="140" /></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">&nbsp;</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Angel rêve par exemple à l&#8217;oisiveté, qu&#8217;il prévoit de mettre en pratique</span> <span style="color: #993366"><span style="color: #ff6600">« il me faut encore le temps de rester par terre, à plat ventre, et de baver. Je le ferai bientôt. J&#8217;attends beaucoup de cette pratique. »</span> </span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">Mais l&#8217;utopie fait long feu, ainsi qu&#8217;Anne, un homme l&#8217;explique : ce sont les parasites qui rendent cet idéal inaccessible, selon lui.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="color: #ff6600">« Il y en a plein les bureaux, dit Anne. Il y en a des masses. Ils s&#8217;emmerdent le matin. Ils s&#8217;emmerdent le soir. A midi, ils vont bouffer des choses qui n&#8217;ont plus figure humaine, dans des gamelles en alpax, et ils digèrent l&#8217;après-midi en perçant des trous dans des feuilles, en écrivant des lettres personnelles, en téléphonant à leurs copains. De temps en temps, il y a un autre type, un qui est utile. Un qui produit des choses. Il écrit une lettre et la lettre arrive dans un bureau. C&#8217;est pour une affaire. Il suffirait de dire oui, chaque fois, ou non, et ça serait fini, et l&#8217;affaire réglée. Mais ça ne se peut pas. [...] A peu près pour chaque homme vivant, il y a comme ça un home de bureau, un homme parasite. C&#8217;est la justification de l&#8217;homme parasite, cette lettre qui règlerait l&#8217;affaire de l&#8217;homme vivant. Alors il le fait traîner pour prolonger son existence. L&#8217;homme vivant ne le sait pas. [...] Si chaque homme vivant [...] se levait et cherchait, dans les bureaux, qui est son parasite personnel et s&#8217;il le tuait? »</span> Pourtant, l&#8217;idée d&#8217;un loisir permanent subsiste.</p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">C&#8217;est peut-être cette manière de multiplier les discours et les anecdotes sans chercher à les hiérarchiser qui permet à Boris Vian d&#8217;écrire le plus tendre comme le plus obscène, sans sonner moins juste dans l&#8217;un ou l&#8217;autre cas. Ainsi, Angel, éperdument amoureux de Rochelle qui couche avec un autre, en vient à tenir d&#8217;insoutenables propos. Après avoir longuement comparé Rochelle, abîmée, à un fruit trop mûre et molle, il continue en disant :</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="color: #ff6600">« Elle doit sentir l&#8217;algue qui a mijoté au soleil dans l&#8217;eau de mer. [...] Quand ça commence à se décomposer. Et faire ça avec elle, c&#8217;est sûrement comme avec une jument, avec beaucoup de place et plein de recoins, et une odeur de sueur et de pas lavé. Je voudrais qu&#8217;elle ne se lave pas pendant un mois, et qu&#8217;elle couche avec Anne tous les jours une fois par jour pour qu&#8217;il en soit dégoûté, et puis la prendre juste à la sortie. Encore pleine. »</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif">On peut dire simplement qu&#8217;Angel gratte là où ça fait mal. On peut ajouter que c&#8217;est gratuit, et gênant pour ses interlocuteurs, et le lecteur. Pourtant, ici comme ailleurs, Boris Vian expose &#8230; quoi ? Une sensation, un sentiment, avec un petit peu d&#8217;universel dedans. Ce n&#8217;est pas le dernier mot. Ni le premier. Juste un mot parmi d&#8217;autres, ni plus, ni moins vrai. Et tel peut-être le secret de Boris Vian : tous ses jeux de mots, fantaisistes, réalistes ou poétiques, cohabitent. Il ne s&#8217;agit pas chez lui de savoir où l&#8217;histoire nous mènera, quelle sera la fin. Je ne crois pas qu&#8217;il existe roman plus parfait en ce que, précisément, c&#8217;est dans cet ensemble de mots, pris d&#8217;un coup, qu&#8217;il atteint sa profondeur ? son sens, pourrions-nous dire, mais ce serait encore lui assigner un but définitif. Ce que nous livre les romans de Boris Vian, c&#8217;est ainsi une mosaïque de sentiments, de pensées, et, si certains personnages ont un rôle moins reluisants que d&#8217;autres, nul d&#8217;entre eux ne manque de prononcer, à un moment ou un autre, quelque chose qui sonne juste, que ce soit heureux ou malheureux.</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif">Chacun des microcosmes que nous présente Boris Vian est ainsi doux-amer. Il n&#8217;y a donc guère à s&#8217;étonner, finalement, que le romancier sache aussi se faire si virulent sous le pseudonyme de Vernon Sullivan. Mais ce qui demeure extraordinaire dans ces romans à tort associés à l&#8217;adolescence, c&#8217;est cette pureté pleine de fantaisie, une justesse où l&#8217;allusion est claire et le verbe économe : grâce toute classique, qu&#8217;il est facile de croire simpliste.</span></p>
<p align="center" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><span style="color: #000000; font-family: Arial">***</span></p>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><strong><span style="color: #008000">&gt;&gt;BIBLIOGRAPHIE DE BORIS VIAN ROMANCIER</span></strong></p>
<ul>
<li><strong>Livres signés Boris Vian</strong><br />
<em>Conte de fées à l&#8217;usage des moyennes personnes</em> (Rédigé en 1943, édité en 1981)<br />
<em>Trouble dans les Andains</em> (1966)<br />
<em>Vercoquin et le Plancton</em> (1946)<br />
<em>L&#8217;écume des jours</em> (1947) <br />
<em>L&#8217;Automne à Pékin</em> (1947) <br />
<em>L&#8217;herbe rouge</em> (1950) <br />
<em>L&#8217;Arrache-Coeur</em> (1953)</li>
<li><strong>Livres signés Vernon Sullivan</strong><em>J&#8217;irai cracher sur vos tombes</em> (1946) <br />
<em>Les morts ont tous la même peau</em> (1947) <br />
<em>Et on tuera tous les affreux</em> (1948)<br />
<em>Elles se rendent pas compte</em> (1950)</li>
</ul>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><strong><span style="color: #660099"><span style="color: #008000">&gt;&gt;UN SITE INCONTOURNABLE SUR BORIS VIAN SOUS TOUS LES ANGLES</span> </span></strong></p>
<ul>
<li>
<p align="justify" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><a target="_blank" href="http://www.borisvian.fr"><strong>Le Petit carnet du grand Boris Vian</strong></a></p>
</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Séries é(t)moi(s): ROME</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2006 23:34:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gio879</dc:creator>
				<category><![CDATA[La plèbe d'en bas]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[critiques]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;
Dans le domaine des séries TV, il y a une chaîne américaine qui accouche tous les ans d&#8217;une série TV encore plus réussie que la saison précédente ; cette chaîne se nomme HBO, la série en question Rome. Ou l&#8217;histoire de deux soldats romains traversant et provoquant les faits historiques de la Rome antique telle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><img src="http://www.erio-linux.net/strings/rome/rome.jpg" align="right" border="0" hspace="2" vspace="2" />Dans le domaine des séries TV, il y a une chaîne américaine qui accouche tous les ans d&#8217;une série TV encore plus réussie que la saison précédente ; cette chaîne se nomme <a href="http://www.hbo.com/">HBO</a>, la série en question <em><font color="#ff9900">Rome</font>.</em> Ou l&#8217;histoire de deux soldats romains traversant et provoquant les faits historiques de la Rome antique telle que l&#8217;on se l&#8217;imagine, violente et pervertie à souhait.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><a href="http://www.hbo.com/rome/cast/character/lucius_vorenus.html">Lucius Vorenus</a> et <a href="http://www.hbo.com/rome/cast/character/titus_pullo.html">Titus Pullo</a> sont deux légionnaires anodins mais dont le destin sera pourtant fort influent dans l&#8217;histoire de<a href="http://www.hbo.com/rome/"> Rome,</a> du moins dans celle que <a href="http://www.hbo.com/">HBO</a> nous conte en s&#8217;appuyant sur de réels faits historiques.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">La première saison commence donc avec la capitulation de Vercingetorix à Alesia. Voilà comment un centurion et un<img src="http://www.erio-linux.net/strings/rome/tituspullo.jpg" align="right" border="0" /> légionnaire se lient d&#8217;amitié ; ils traverseront l&#8217;ascension de César sans pour autant épouser sa cause, influant sur son destin et celui de sa famille. Les intrigues sont de mise et s&#8217;entrecroisent pour nous tenir en haleine, la décadence de Rome est totale, alliant la violence et l&#8217;érotisme propre à l&#8217;époque narrée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><img src="http://www.erio-linux.net/strings/rome/atiaofthejulii.jpg" align="left" border="0" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">La gent féminine n&#8217;est pas oubliée, intrigant sans discontinuer, osant tous les excès même les plus saugrenus. La belle Atia Julii, nièce de César, est l&#8217;égale de JR dans un autre lieu d&#8217;une autre époque. Les nus et les habits légers sont fréquents, c&#8217;est bien la première fois que je vois une femme entièrement nue dans une série américaine &#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Avec <a href="http://www.plebe-web.com/la-plebe-den-bas/la-magie-doz">OZ</a>, je pensais avoir vu le sommet de ce que pouvait afficher la télévision en matière d&#8217;images chocs ; je peux vous garantir que l&#8217;épisode 11 de la première saison de Rome réinvente le genre, et atteint une violence rarement vue sur le petit écran (pour ma part, jamais). Donc, pour le moment une seule saison de 12 épisodes diffusée aux Etats-Unis, qui s&#8217;est conclue au mois de décembre. La prochaine saison est prévue pour 2007. En attendant, pour ronger notre frein, Canal + serait sur les rangs pour diffuser la première saison en 2006.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Après <em>les Sopranos, OZ , Six feet under</em> etc &#8230;, HBO nous séduit une fois de plus avec une série TV fort bien réussie, dans la réalisation, les décors, les personnages : tout est fort bien fait, et nous laisse imaginer notre vie de plébéien<img src="http://www.erio-linux.net/strings/rome/luciusvorenus.jpg" align="right" border="0" /> côtoyant celle des principaux caractères ; les scénaristes excellent dans l&#8217;art de mêler les intrigues nombreuses et respectent la véracité des faits, à en croire réellement que tout s&#8217;est passé ainsi. A se demander pourquoi Lucius et Titus ne sont dans aucun livre d&#8217;histoire&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">Vu la qualité des séries proposées, le monopole américain en la matière n&#8217;est pas encore prêt de tomber, et, si l&#8217;art du grand écran laisse entrevoir ses faiblesses, de plus en plus nombreuses, il n&#8217;en est rien de celui du petit écran, qui lui bien au contraire se renforce saison après saison.</p>
<img src="http://www.plebe-web.com/?ak_action=api_record_view&id=339&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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