L’Europe, un non, un an après, et quoi?
Par Arnaud • 2 juin, 2006 • Catégorie: EDITO, La plèbe d'en bas
Voilà un an que le référendum sur le traité constitutionnel européen entérinait le non français. Et maintenant ? Au lendemain de cette victoire, les tenants du oui nous promettaient l’apocalypse, et les tenants du non un renouveau, un espoir, un nouveau monde, bref un nouvel élan qui allait faire tache d’huile dans toute l’Europe. Si nous ne vivons pas l’apocalypse, il est toutefois permis de douter d’un élan démocratique européen. D’en douter, doux euphémisme pour ne pas froisser une majorité satisfaite de son vote, qui, un an plus tard, n’empêche en rien l’économie libérale de sévir, ni la France d’être à la traîne de la construction européenne. Raffarin est parti, mais Chirac et son Villepin toujours là.
29 mai, 22h, le non remporte le référendum sur le projet de loi ratifiant le traité constitutionnel européen. Les Français ne veulent pas de cette constitution. Le peuple s’est exprimé et est souverain, donc on ne l’aura pas. La démocratie continue de régner en France. Nous voilà rassurés. Pourtant, derrière des atours bien idéalistes de respect de la démocratie, que reste-t-il de ce référendum ? Du gâchis, des cocus, des fractures idéologiques importantes et surtout la partie de la classe politique la plus minable, la plus nationaliste, la plus extrêmiste, bref de celle dont on peut être sûr que notre démocratie ressortira grandie…
Dans le débat actuel, le politique joue un rôle prépondérant. Tout à son honneur : il est de son devoir de discuter, d’expliquer ses points de vue et de débattre. Tout en l’honneur de son ambition : ce qui semble tout de même être le cas. On ne peut que le déplorer. Et s’ils étaient les seuls, cela pourrait conforter l’image qu’on peut avoir d’eux. Le plus surprenant, c’est que certaines personnes les suivent pensant dominer les penchants des politiques pour mieux servir leur cause. Collaboration d’intérêts plus que douteuse et intellectuellement malhonnête.
Entrés dans les dernières semaines de campagne pour la ratification ou non du traité constitutionnel, nous voilà en pleine ébullition médiatico-médiatique du débat sur le oui et le non. De l’utilité d’un tel débat, on peut encore se demander la raison. Peut-être parce qu’il reste un certain nombre d’indécis, et que, hormis ces personnes, je ne vois plus qui cela peut encore intéresser, des arguments en faveur du oui et du non, tellement les avis sont tranchés (excessivement d’ailleurs). Mais comme il n’est pas question de se laisser sombrer dans le manichéisme intellectuel qui nous est proposé, revenons en détail sur ce débat. Pour un oui ou pour un non? Cela sera pour un oui
Elections, piège à cons ! Le slogan des manifestations de mai 1968, pour signifier alors tout le conformisme et le panurgisme des électeurs de la France traditionnelle conservatrice et de ses petits bourgeois, est réapparu ces derniers temps. Réemployé au gré des dernières élections dans notre pays, il fut de retour notamment lors du 2° tour des élections présidentielles de 2002, qui opposa 