De Foucault au Fouquet’s : de troublants échos
Par Noëlle • 10 déc, 2008 • Catégorie: La plèbe d'en bas, Société
Foucault parle de vieilles choses, d’époques reculées, du moins dans l’Histoire de la folie à l’âge classique et dans Surveiller et punir. Pensez, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ! C’est de l’Histoire, donc, autant que de la philo. Au demeurant, je n’avais pas ouvert ces livres pour y trouver une critique de notre belle époque contemporaine. Erreur, pas seulement parce que « la philosophie est universelle » et que « l’Histoire donne des leçons », bien que ce soit là l’un des salutaires effets de la lecture de Foucault que de nous le prouver par les réactions qu’elle suscite.
Bref, alors que l’on se croyait embarqué bien loin dans le temps, surgissent ici ou là, à tel endroit puis à un autre, et encore ailleurs, de troublants échos, qui jettent une lumière ambiguë sur notre époque, et, singulièrement, sur celui qui incarne désormais la France dans la cacophonie des Nations, Sarko, mutant entre Roi Soleil et garde-chiourme.





Parce que ça fait plaisir (assez enfantin, ne le nions pas) de voir le chantre du leader charismatique médiatique se retrouver dans la posture de l’arroseur arrosé, je vous propose, dans ce petit billet, quelques vidéos anecdotiques marquantes, de son impéritie de sa même pas première année de président : Sarko bourré au G8, le stylo « emprunté » en Roumanie, les pêcheurs de Guilvinec, et bien sûr le « casse-toi pauvre con » du salon de l’agriculture. Une sélection de vidéos de ses discours politiques (sérieux ?) serait tout aussi amusante, si elles n’avaient le tragique d’une régression de nos droits.
Ainsi faut-il qu’un grand homme, ou tout du moins d’importance historique, politique et littéraire, prononce la sentence, qui sera brandie tel le fanion humoristico-anecdoto-pédago scolastique d’un professeur niaisement complice à l’ensemble de ses ouailles (un sacerdoce, ce métier), ainsi donc, suffit-il qu’un jour un homme (grand, important…) soit pris d’une révélation que sa conscience, sa réflexion du moment lui procure (mais qu’en sait-on de sa libido, de sa connerie et de sa mauvaise foi du même moment ?) pour qu’il (pour les sarkozystes de base,
Le talent littéraire en moins, il y a du George Orwell dans le rapport Attali. Une sorte de social-fiction qui sème l’effroi. Avec cette différence que l’auteur souhaite ce que
Sarko-Carla. Le roi et la bergère, Blanche-Niaise et Supernabot au pays de Mickey : voici le dernier Disney pour les fêtes, conte de Noël version moderne décomplexée. Entre la dinde et les marrons (non non, je ne parle pas de Carla et des pantins de Sarko), sujet parfait en cette période de générosité, d’amour et de partage. Après Cécilia en Jackie, Carla en Marilyn ? Et Merry Christmas au Noël de l’Elysée en guise de Happy Birthday.